Top clubs français en nombre de licenciés

Dans les coulisses des mastodontes du football français

27/02/2019 à 17:10

Derrière les dizaines de clubs tricolores qui travaillent au quotidien pour accompagner plus de sept cents licenciés, il y a une action de fond. Quelques semaines après la sortie de notre classement des plus grosses structures du pays, entre avantages et inconvénients de la course aux adhérents, qu'elle soit voulue ou non, ces mastodontes du foot français racontent ce quotidien fait de galères et de plaisirs d'accompagner des jeunes, autant vers l'élite que vers le simple bonheur de taper dans le ballon.

C’est un monde où les bolides montent à 700, 800, 1000 voire 1600 tours. Un univers où la moindre faille mécanique peut enrayer la machine et faire perdre de précieux mois. Ce garage pointu regroupe les cent plus gros clubs français en nombre de licenciés. Un microcosme où tout est minutieusement soigné, où chaque outil est méticuleusement poli pour que chacun trouve sa place et se sente bien. Derrière Rueil-Malmaison, leader du classement, avec 1603 joueurs et joueuses, ils sont donc plus de cent à dépasser la barre des 700 licenciés et même 27 à franchir les 1000 ! Avec, pour tous, la même ligne de conduite, à l’image du FC Lyon, sixième (1355 adhérents). « Notre club concilie le foot de masse et le foot de haut niveau. On peut faire les deux ! Il y a d’un côté une gestion destinée à intégrer les jeunes à travers une pratique sportive, des règles, et des horaires. Et de l’autre, pour les meilleurs d’entre eux, la possibilité de côtoyer l’excellence au sein de nos catégories U17, U15, U13 Label, U11 voire U10 qui rivalisent aussi avec les clubs possédant des centres de formation. On a même une section diversifiée qui permet à un enfant de niveau moyen de continuer le foot. On peut rester au FC Lyon et gravir les catégories sans forcément être le plus doué », relève Patrice Réa, le président. Autrement dit : « Notre volonté est de refuser aucun joueur », précise Laurent Bloino, qui dirige le Saint-Sébastien FC (870 licenciés, Loire-Atlantique). Car, derrière l’activité sportive, ces institutions de village ou de quartier ont un rôle social important. En accueillant tous ceux qui veulent pratiquer du football, elles respectent leur part dans la société. « L’Etoile FC a un rôle de cohésion sociale important. Notre mission est de former, d’encadrer et surtout d’éduquer les jeunes », complète Fabien Sgarra, directeur général de l’Etoile Fréjus St-Raphaël (Var, 874 licenciés). « Aujourd’hui, nous nous démarquons parce que nous accueillons 100% des boulonnais, de tout niveau et à tout niveau. Des U7 jusqu’à ses 35 ans, le joueur a cette chance de pouvoir rester chez nous et d’évoluer dans son club », argumente Bertrand Rebours, directeur responsable de la formation de l’AC Boulogne-Billancourt.

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