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Prête-moi ton nom… pour entraîner !

02/04/2019 à 14:38

Au niveau amateur comme professionnel, les prête-noms pullulent et certains en ont même fait un petit business. Pourtant, depuis juillet 2015, la pratique est officiellement interdite par la FFF qui a fixé sa tolérance à trente jours, au delà, le club doit payer une amende à chaque rencontre, pour la L1 de 25 000 euros, pour la L2 de 12 500 euros. Dans les faits, qu'en est-il vraiment ?

En France, le statut des éducateurs et la charte du football professionnel imposent à tous les clubs d’avoir des entraîneurs diplômés sur leur banc de touche, titulaires d’un BEPF ou de l’UEFA Pro pour les clubs qui possèdent le statut professionnel. « Je suis un légaliste et je me suis battu pour faire respecter cette charte pendant 25 ans, nous dit l’ancien international des Verts de Saint Etienne, Pierre Repellini, aujourd’hui trésorier de l’UNECATEF, le syndicat des entraîneurs professionnels français, après en avoir été le vice-président pendant longtemps. Et si certains détournent cette loi, c’est leur problème mais je ne peux pas l’accepter. » La France est un des pays européens les plus stricts en la matière, parce qu’en avance sur le plan de la formation de ses entraîneurs, elle est aussi forcément le pays où on tente le plus de contourner la règle. Si la pratique du prête-nom, qui consiste à payer un entraîneur diplômé pour couvrir un entraîneur qui ne l’est pas, est moins dans l’air du temps depuis que la FFF a obligé les entraîneurs qui figuraient sur la feuille de match à être aussi sur le banc de touche, elle n’en a pas moins disparu pour autant. Dans la région toulousaine, nous avons trouvé un prototype de prête-nom qui veut rester anonyme mais qui a accepté de nous raconter comment il avait fini par monnayer son diplôme : « Après un bail assez long dans le même club, je voulais arrêter mais sans laisser mon club sans solution de remplacement. Nous en avions une en interne mais sur un profil qui n’avait pas encore ses diplômes pour entraîner à ce niveau. Le président m’a alors demandé de rester licencié, pour couvrir le club, mais de lui laisser les rênes de l’équipe. Au début, je ne venais même pas aux entraînements, parfois aux matchs. Jusqu’à ce que la ligue fasse des contrôles et impose notamment que la même personne soit inscrite sur la feuille de match et assise sur le banc de touche… Alors j’étais présent à tous les matchs, assis à côté du coach réel, plus spectateur qu’acteur mais bien présent ! »

Un ancien prête-nom qui cherche quelqu’un pour… le couvrir en cas de montée !

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