InterviewN2 (B)

Benjamin Sohier (Moulins Yzeure Foot) : « On a une identité de jeu cohérente »

24/08/2018 à 11:31

Le défenseur de 34 ans, Benjamin Sohier, est "un relais important entre le staff et les joueurs", le décrit son entraîneur, Stéphane Dief. Avant d'affronter Le Puy, avec son équipe du Moulins Yzeure Foot, il a décrit le début de saison réussi pour son équipe en N2 (D).

Quatre points en deux matches, c’est un bon début avant de recevoir Le Puy.

C’est une bonne mise en route. Maintenant, on a un derby régional. Il n’y a plus trop de clubs auvergnats, donc il y a toujours une odeur particulière. J’ai 34 ans, je fais partie des anciens. J’ai la culture du derby, de l’esprit de clocher. Le Puy n’est pas dans le même département, on n’est pas proche géographiquement, mais c’est un match où, pour faire un résultat, si on n’a pas le petit plus d’engagement, ça peut devenir compliqué. Il faut rester sur un match à engagement et le résultat en découlera.

Comment se sont passés la préparation et ce début de saison ?

L’intersaison a été plutôt calme, par rapport à l’an dernier où plusieurs départs n’avaient pas forcément été prévus. Le groupe avait été formé fin août-début septembre. Là, les départs étaient planifiés pour être remplacés. Le recrutement a été judicieux. On a joué deux promus. On s’attendait à un match difficile à Blois. Ensuite, une réserve professionnelle, c’est particulier. Dès qu’on sort de l’OL ou du PSG, c’est un cran en dessous. Les professionnels des Girondins étaient venus en stage à Vichy, donc on les a vus. On n’avait pas été impressionné, mais un match, il faut le jouer. Même si l’adversité est à portée, il faut faire un résultat.

Qu’est-ce qui fait votre force ?

On a une identité de jeu cohérente. On vise un football efficace pour avoir des résultats. On est solide, il faut garder nos principes et nos valeurs. Contre une équipe comme Le Puy, quand on gagne nos duels et qu’on avance, le résultat se dessine.

Que peut-on attendre de Moulins Yzeure Foot cette saison ?

Contrairement à d’autres années, on a une poule très ouverte. On a eu Grenoble, La Duchère, Strasbourg les années précédentes. Là, il n’y a pas une équipe qui va se détacher. Dans la poule Lyonnais et Est, tout le monde battait tout le monde. Cette année, ce sera pareil. Si on se cale en haut, même si on ne fait pas une série de dingue, il va y avoir des opportunités et de l’indécision. Saint-Louis Neuweg, l’an passé, est descendu en ayant gagné ses trois premiers matches. Il faut être à l’affut, concentré. L’appétit vient en mangeant. Il y aura des points de passage, au bout de 7-8 matches. On est tributaire des blessures, des suspensions. Il y a une part de réussite. Si ça se goupille sans trou au niveau de l’effectif, on peut avoir des résultats.

Quel regard portez-vous sur votre effectif ?

On a un groupe assez homogène. Les plus jeunes se sont aguerris en intégrant le groupe CFA l’an passé, puis en ayant du temps de jeu, au rythme des blessés d’abord, et en fin de saison, quand on ne jouait plus rien, ce qui est plus dur quand on joue la montée ou le maintien. Depuis le début, ceux qui se sont positionnés ont répondu présents. Le 1er match, on a joué 85 mn à 10. On a ouvert le score très tôt, puis on a été solide. C’est un scenario de match qui construit un groupe. On peut attendre une saison avec des bonnes surprises.