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Sebastien Frey débarque au VSJB FC !

11/06/2019 à 14:25

International français à 2 reprises, 525 matchs disputés avec l’Inter Milan, Parme ou la Fiorentina, Sébastien Frey débarque à Villefranche Saint-Jean Beaulieu pour devenir le nouvel entraîneur des gardiens. Entre raisons et ambitions, il se confie à Actufoot.

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le projet du VSJB FC et revenir dans le monde du foot ?

C’est surtout parce que je connais Greg (Grégory Campi) le coach, il m’a dit avoir besoin d’un entraîneur des gardiens. Moi, je n’étais pas dans l’idée de coacher. Mais il a insisté, c’est vraiment quelqu’un de passionné, qui peut devenir un grand entraîneur, à haut niveau. Alors j’ai parlé avec le président, ce sont des gens bien, je vais pouvoir travailler sereinement.

Le fait que ce soit un club de « chez vous » a joué dans votre décision ?

Totalement, si cela avait été une autre ville, je n’aurais sûrement pas accepté. Le fait que ce soit à 15 minutes de chez moi, c’est l’atout principale, j’ai une petite fille à m’occuper, je ne peux pas me permettre d’être trop absent.

Et vous n’avez pas eu de contact avec l’AS Cannes, votre club formateur ?

J’avais été contacté par le club en 2015, sinon, plus rien depuis. Mais je ne suis pas vexé ou quoique ce soit. J’ai débuté ma carrière là-bas, je les respecte, on sera juste adversaire 2 fois dans la saison pendant 90 minutes, ce sera l’équipe à battre.

La national 3 c’est le bon niveau pour commencer à entraîner ?

Le contexte est parfait pour moi, ici, on me respecte pour ma carrière. Je suis là pour faire progresser les joueurs mais aussi pour qu’ils prennent du plaisir. Je détestais les entraîneurs des gardiens un peu dictateur, si je suis venu, c’est pour aider le groupe et leur faire aimer l’entraînement.  
Je vais commencer avec les gardiens de l’équipe première pour prendre mes marques et m’adapter au club et au métier. Après, si ça se passe bien, je pourrai m’occuper des jeunes, mais pour l’instant je vais créer mes séances spécialisées et tenter de faire progresser les joueurs.

Est-ce que vous cette expérience peut aboutir sur une carrière d’entraîneur principal ?

Non, impossible. Quand j’ai arrêté ma carrière, j’ai fait une coupure avec le monde du football, je n’étais vraiment plus dans le délire. Là, c’est un contexte extraordinaire qui m’a fait accepter. Et plus que de gravir les échelons seul, j’ai envie de grandir avec le club et l’aider à atteindre ses objectifs. Je suis dans son ombre de Greg et on va tout faire pour créer un cadre sympa.

Vous avez longtemps joué en Italie, est-ce que le poste de gardien de but est enseigné différemment là-bas ?

Il y a quelques points de vue légèrement différents, mais il y a des très bons entraîneurs des gardiens dans les deux pays. J’ai eu la chance de débuter à Cannes avec André Amitrano, qui est aujourd’hui à Monaco, c’est une personne extraordinaire. Après en Italie, j’ai travaillé avec des pointures, je vais m’appuyer sur l’expérience de ma carrière pour faire progresser mes jeunes.