PortraitN3

Anthony Leone, « le magicien »

24/07/2017 à 17:30

Ostéopathe depuis six ans à la JSSJB, Anthony Léone s’est construit une réputation dans le football amateur. Entre son cabinet, le club de N3 et la Selecioun, le jeune homme est bien occupé. Preuve d’un talent qui fait parfois des miracles.

« Avant de le voir, on n’est pas bien et quand on ressort on est trop bien. C’est vraiment un excellent ostéopathe. » Stéphane Verger, le néo-attaquant de l’AS Vence, résume la pensée générale qui entoure Anthony Léone. A 31 ans, ce dernier est devenu, au fil des années, une référence dans le petit milieu du football amateur azuréen. Ostéopathe de la JSSJB depuis six saisons, il jongle avec son cabinet, situé à Saint-Jean Cap Ferrat, et la Selecioun, qu’il accompagne, comme récemment à l’Allianz Riviera pour le match hommage avec l’AS Cannes. Un programme chargé qu’il apprécie. « A 19 heures, je ferme mon cabinet. Dans la foulée, je monte au stade pour préparer les joueurs, m’occuper de ceux qui ont besoin de strapp, par exemple. Les dimanches, je les accompagne sur les matchs. Et surtout, nous avons bâti un vrai processus de prise en charge des blessés. Je les reçois au cabinet, je les soigne et peux les rediriger rapidement lorsque c’est nécessaire », nous expliquait-il, fin décembre 2015, à quelques jours du 32e de finale de Coupe de France entre l’AS Monaco et la JSSJB. « J’aime mon métier et j’aime le football. A Saint-Jean, je cumule les deux. »

En six ans, il est devenu indispensable au bon fonctionnement de l’équipe de Stéphane Martino. « Il nous fait toujours le plaisir de rendre le service de s’occuper de nos joueurs. Son travail nous aide énormément sur toute la saison. Il a vraiment des grosses qualités et il est très efficace. C’est un super mec toujours dispo, très serviable et professionnel », souligne le technicien. Les joueurs passés sous ses mains sont devenus des fidèles. « C’est un génie, un mec en or que tous les clubs, de tous les sports rêveraient d’avoir. C’est une merveille, c’est vraiment le top du top. Il a un super relationnel. Il est droit, honnête et fidèle », encense Verger, qui continue à le voir, malgré son départ de la JSSJB à Cap d’Ail puis à Vence. « Je le connais depuis 3 ans avec la Selecioun. C’est un plaisir d’aller le voir, il est toujours à notre disponibilité, même si son travail lui prend beaucoup de temps. Il est vraiment toujours là à nous arranger. Il travaille tout le temps, je ne sais pas comment il fait », confirme Romain Andréa, le défenseur, qui vient de rejoindre Avranches (N1).

2015/2016, années fastes

Des louanges qui semblent répétées pour un garçon qui n’était pas prédestiné à devenir ostéopathe. Scolarisé en Sports études judo, Anthony Léone se voyait en école de commerce. « De graves problèmes de dos m’ont contraint à arrêter en début de Terminale. Je suis resté alité plusieurs mois, je n’arrivais pas à me soigner. Finalement, un ostéopathe y est parvenu. A partir de là, j’ai voulu faire comme lui. Coûte que coûte », racontait-il en 2015. Les six années d’études payent. Le jeune homme ouvre son cabinet. Les résultats suivent.

Entre juin 2015 et juin 2016, les succès sportifs viennent couronner le travail de l’ombre. Il est parti en Hongrie avec la Selecioun pour l’Euro, avant de découvrir le Stade Louis II et la montée en DH avec la JSSJB. Des plaisirs simples qu’Anthony Leone savoure. « Humainement et professionnellement, même si je ne suis pas arriviste, cette année restera une belle progression. Tout le monde veut bosser auprès des clubs professionnels, mais je peux l’assurer : on prend au moins autant de plaisir chez les amateurs », confiait-il alors. Un an et demi plus tard, le constat est le même. L’ostéopathe semble devenu indispensable pour plusieurs footballeurs azuréens. « Je l’ai vu une dizaine de fois pour des douleurs au dos et au genou. Il fait des manipulations qui font de suite effet. Je me souviens que j’avais une entorse de la cheville, je boitais bas et après deux – trois manipulations, je marchais normalement », fait remarquer Herman Ako, le milieu de l’ESCR. « Il est toujours disponible quand on en a besoin. C’est mon ostéopathe quand j’ai un pépin physique, en plus de mon kiné à Grasse. J’y vais régulièrement dans la saison. Je le conseille à mes coéquipiers grassois », assure Loïc Malatini, qui joue au RCG. « On l’appelle le magicien, il débloque toutes les situations », termine Baptiste Delfino. Le conte de fée ne semble pas prêt de s’arrêter.