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Boujamaa (ASCC) : « Je respecte la décision du président, je ne l’accepte pas »

16/06/2017 à 13:28

Après avoir passé 24 ans à l'AS Cagnes-Le Cros, Nadir Boujamaa a été démis de ses fonctions d'entraîneur de l'équipe U17 DHR. Un départ qu'il digère mal, après avoir pris la deuxième place, sur le terrain, de sa poule de U17 DHR.

Quel bilan faites-vous de votre saison ?

Je trouve qu’on a fait une belle saison. Les jeunes ont su monter en puissance et j’ai pris un réel plaisir à être leur entraîneur. On a essayé tout au long des dix mois de garder « notre ambition » de jouer, de créer le déséquilibre chez l’adversaire et le groupe a été très réceptif. Je suis un peu déçu que le plan anti-violence impacte l’issue du championnat. Mais on connaissait la règle. Je suis également fier que les joueurs aient eu un double objectif jusqu’à la fin de la saison avec le championnat et la belle demi-finale contre le Cavigal, où on perd aux tirs au but après un super match de football entre les deux formations. Je souhaite à ce groupe une très bonne continuation, car cette génération 2000-2001 est riche en qualité.

Quelle est votre situation désormais ?

Le président m’a convoqué pour l’entretien annuel. Il m’a donc reçu il y a quelques semaines. C’était un entretien habituel où on faisait le bilan sur la catégorie des U17. Il était plutôt positif puisque nous avons terminé deuxième, même si nous ne sommes pas montés (en raison du PAV, le club est descendu à la troisième place, NDLR). C’est pour des raisons extra sportives que j’ai été viré, pour des paroles hors contexte plus précisément. J’étais un peu abasourdi et déçu mais ce sont les choses de la vie. Le président a pris sa décision, je la respecte mais je ne l’accepte pas.

Quelles étaient ces paroles « hors contexte » ?

Ces paroles concernaient l’entraîneur de l’équipe 1 sénior, qui est la sœur du président. Mais j’ai visé uniquement le sportif et pas l’humain. Mes propos sont regrettables et le président a estimé que je n’aurais pas dû les tenir et qu’il fallait donc se séparer de moi. Mais de toute façon, quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. J’avais pourtant une grosse implication et un super rapport avec les jeunes. Mais ma fierté sont tous les messages reçus de ces jeunes et de leurs parents.

Ce club va-t-il vous manquer ?

J’ai passé 24 ans au club. Cela représente quand-même 24 ans de ma vie. Ne plus pouvoir y être va me manquer. J’ai vécu des choses très fortes avec mon groupe chaque saison, comme cette élimination au tir au but en Coupe Côte d’Azur. Mais je vais continuer de suive les jeunes. Je leur souhaite le meilleur pour la suite.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre le banc de touche des U17 des Baous ?

Avant tout, j’ai été très flatté d’être sollicité par de nombreux clubs et je les en remercie. C’est à travers Yohan Albaz (coach des U19 Pré-Excellence) que les Baous ont « insisté » pour que j’intègre leur organigramme en charge des U17. J’avais également besoin de retrouver un cadre sain et familial. Il y avait dans le discours de Yohan une volonté d’accentuer le travail de progression et la performance des joueurs. J’arrive dans un club où je connais très bien les autres entraîneurs comme Redah Redjati, Loic Lobello, et où l’intégration sera d’autant plus facile. Je remercie vraiment Yohan Albaz pour sa patience et sa volonté de les rejoindre.