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Caristo (La Trinité) : « Je ne suis pas un mécène »

16/06/2017 à 17:03

Alors que La Trinité a recruté plusieurs joueurs dès le début du mercato, le nouveau président du club, Philippe Caristo, a tenu à préciser son champ d'action. Il fait une mise au point sur sa situation et ses premiers jours au sein du club.

Vous avez recruté de nombreux joueurs dès le début de ce mercato. Quelques jours après votre accès à la présidence de la Trinité, vous êtes allés vite…

Dans un mercato, il faut aller vite. Ce qui est pris n’est plus à prendre. On avait l’envie d’avoir un effectif prêt. En plus, une opportunité s’est présentée. On devait avoir deux mutés. La fusion entre la JSSJB et le FCV nous a donné la possibilité de recruter des joueurs non mutés en respectant la procédure. C’est ça qui nous a permis d’avoir des joueurs des deux clubs. Et puis, il y a un effet boule de neige. Un joueur arrive, donc un autre le suit. Par exemple, Laamara nous a dit « il y a un bon projet, donc je viens ».

Combien de joueurs avez-vous contacté ?

Personnellement, je n’en ai contacté aucun, sauf Bolivar (qui a joué en Allemagne, NDLR).

Comment s’est fait votre mercato alors ?

Ce sont les joueurs eux-mêmes, en nous contactant, et Momo Ben Haddou qui ont géré. Et cette dynamique qui s’est lancée.

Vous avez annoncé le recrutement d’Aziz Taffer.

Il avait permis à la Trinité de récupérer 60 000 euros de frais de formation. Il revient. Les joueurs sentent qu’il y a un projet qui se recrée. Il y a aussi des éducateurs qui m’ont suivi dans le projet en me disant que, même s’ils ne sont pas défrayés, ils venaient. En revanche, ils me demandent du matériel pour travailler, des navettes, et que les gamins soient équipés. Cela dit, tous les éducateurs qui refuseront une formation, prise en charge par le club, se seront pas conservés. La disponibilité et la gentillesse ne font pas la compétence. On se doit de proposer aux familles, pour le bien de leurs enfants, des éducateurs diplômés.

Ce recrutement rapide peut laisser des doutes, par rapport à votre réputation d’argentier du football. Que répondez-vous aux gens qui pourraient penser que vous proposez des sommes d’argent à vos recrues ?

Je suis étonné d’être connu par tant de gens que je ne connais pas et qui véhiculent de moi l’image d’un mécène. Ce qui n’est pas du tout le cas. Le fait d’avoir sponsorisé plusieurs clubs n’a fait qu’amplifier cette idée. Mais je tiens à rassurer ceux qui auraient pour idée de dépenser mon argent pour moi. Je suis quelqu’un de simple qui connaît les difficultés de la vie pour avoir eu une jeunesse très difficile.

Donc il n’y a pas de fixe versé à la Trinité ?

Je confirme qu’il n’y a aucun fixe versé à la Trinité, ni de prime à l’engagement. Seules les primes de victoire ont été portées à 100 euros au lieu de 80. Et, en cas de montée, il y aura une prime à l’accession.

Vous le dîtes, vous avez sponsorisé plusieurs clubs. Aujourd’hui, avec lesquels êtes-vous engagé ?

Je suis uniquement à la Trinité. J’ai quitté l’ASCC parce qu’il a été estimé par le club que je n’avais pas assez d’expérience pour assumer le moindre rôle. J’ai donc arrêté de sponsoriser le club. Et j’ai accepté la proposition de la Trinité. Par ailleurs, suite au traitement particulier réservé à mon fils, il a également décidé de quitter le club, mais nullement conseillé ou orienté par moi.

Avez-vous un mot à ajouter ?

Je remercie mon épouse de me laisser passer autant de temps autour de cette passion. Je considère que nul homme ne peut réussir dans ses projets sans l’épouse qu’il faut. Or, dans ce monde de communication extrême et virtuelle, il n’est qu’un luxe véritable, celui des relations humaines.