Gambardella16es de finale

Emerse Faé « On peut écrire une histoire particulière »

01/02/2019 à 19:36

En 2002, il l'a gagnée en tant que joueur du FC Nantes contre l'OGC Nice. Aujourd'hui, dix-sept ans plus tard, il l'a retrouvée en tant qu'entraîneur des U19 Nationaux du club azuréen. Emerse Faé fait le lien entre la Coupe Gambardella d'hier et celle d'aujourd'hui, à l'heure d'aborder le 16e de finale de la compétition, sur le terrain de l'AS Saint-Priest.

Que pensez-vous de ce 16e de finale, face à l’AS Saint-Priest, qui vient d’éliminer l’OM ?

Il faut s’en méfier, comme tous les matches de Coupe, quel que soit le parcours de l’équipe, surtout quand ce sont des clubs amateurs. Il y a toujours ce côté, où tu te dis que c’est un club amateur, donc tu n’es pas complètement vigilant, et tu n’es jamais à l’abri, avec des équipes comme Saint-Priest, qui travaille bien, qui a de bons joueurs, qui est spécialiste des Coupes. Si on ne fait pas attention et qu’on ne prend pas le match au sérieux, ça va être très difficile.

Comment jugez-vous ces clubs amateurs, qui font des parcours en Coupe Gambardella ?

La Coupe, c’est un état d’esprit. Ca n’a rien à voir avec le niveau des joueurs ou l’équipe qui est favorite. Sur 90 minutes, tu donnes tout, tu te bats à fond et tout peut arriver. Si une équipe quelle qu’elle soit, si elle est favorite et qu’elle ne prend pas le match au sérieux, ça devient compliqué. Il y a des clubs amateurs, quand ils travaillent bien et qu’ils ont des joueurs de qualité, ils peuvent faire un gros parcours en Coupe.

Quel regard portez-vous sur vos deux premières qualifications ?

Pour l’instant, on a été sérieux. On est allé à Crest, on a vite fait le travail, on a marqué très vite. On a enlevé l’espoir chez nos adversaires et on est logiquement passé. Puis, on est allé à Toulon, qui est dans notre groupe de championnat. Il y avait énormément de vent, mais le fait qu’on ait été sérieux, appliqué, professionnel, fait, comme on a des joueurs supérieurs à ce niveau là, qu’on est passé. Comme on a mis l’état d’esprit qu’il faut sur les deux premiers tours et qu’on est tombé sur des équipes inférieures, pour l’instant, c’est passé. Donc, il faut continuer à garder cet état d’esprit et prendre les matches les uns après les autres.

Vous avez gagné la Coupe Gambardella, en tant que joueur, contre Nice. Cette expérience vous sert-elle ?

Oui, bien sûr. C’est tellement particulier. L’année où on gagne, on a eu deux premiers tours contre des clubs amateurs très compliqués. Je me souviens, le premier, contre Châtellerault, on est mené 1-0 à la mi-temps, on commençait à s’embrouiller les uns les autres. Comme on n’avait pas pris le match au sérieux, on est logiquement rentré à la pause avec un but de retard. Ces premiers tours très difficiles nous ont de suite mis en alerte. Le fait d’être passés dans la difficulté, il y a eu un déclic, une prise de conscience, qui fait qu’on a fait un super parcours. Oui, avoir gagné, ça sert toujours. Ca me permet d’avoir un discours beaucoup plus crédible. Ils savent de quoi je parle, quand je leur dis qu’il faut faire attention à toutes les équipes, ce n’est pas pour combler la causerie, mais c’est réel.

Vous avez remporté l’épreuve en 2001-2002. Certains de vos joueurs étaient à peine nés, alors que vous retrouvez la compétition. Ca lui donne un parfum particulier ?

Oui, c’est sûr. J’ai envie de la gagner, j’ai envie de revivre l’aventure que j’ai vécue quand j’étais à Nantes, car, la Gambardella, c’est une aventure avant tout. Ce serait une belle anecdote de l’avoir gagnée à l’époque où ma génération actuelle naissait à peine et certains n’étaient pas nés. Surtout, avec Nice, après l’avoir remportée contre ce club. Il y a beaucoup de signes qui font que… J’espère qu’on va la gagner. On peut écrire une histoire particulière.

Crédit : OGC Nice Medias