InterviewR1

Florian Chavanon (AS Monaco 3) « C’est encore une nouvelle aventure pour moi ! »

08/07/2020 à 15:14

Passé par l'OGC Nice, l'AS Cannes, l'Atletico Paris 13 et le Rapid de Menton la saison passée, l'expérimenté Florian Chavanon, 26 ans, est un nouveau joueur de l'équipe 3 de l'AS Monaco. L'attaquant, nous retrace son parcours et nous dévoile ses ambitions futures.

Florian, après un parcours atypique et de nombreux clubs, comment êtes-vous arrivé au Rapid Menton ?

Mon passage dans ce club a été assez spécial. À la base, je ne voulais pas me retrouver dans ce projet-là. J’étais avec l’Équipe de France Universitaire aux Jeux Olympiques d’été. Lors de ma préparation, j’avais passé ma licence à Hervé Berni, le coach et je lui avais dit de me faire signer, seulement si l’équipe montait en N3. Finalement, il m’a appelée lors des J.O, en me disant qu’il n’était pas sûr d’être le coach et que l’équipe n’allait pas monter en division supérieure. Je revenais le 14 juillet de Naples (JO) et je n’avais pas d’autres choix que de valider ma licence.

Que retenez-vous de cette saison en R1 ?

C’était très compliqué, l’effectif a été très réduit et il y a eu de nombreux départs. En plus, au niveau personnel rien n’était mieux. Je suis arrivé blessé des JO (fracture du métatarse)… Je suis resté trois mois encore blessé à mon arrivée, et dès mon premier retour, je me suis encore blessé. Mais j’ai quand même garder espoir et je n’ai pas délaissé l’équipe. Après, il y a de bons liens qui se sont créés entre moi et le coach (Franck Lopez). C’est vraiment une super entraineur. Parce que cette saison comme j’ai dit, c’était compliqué. L’effectif était moyen pour un niveau R1. Beaucoup n’y avait jamais joué. Après avec les cadres, on s’est mis dans la tête de sauver le club et j’espère qu’il sera sauvé (Attente de la décision de la Ligue Méditerranée). Maintenant, je ne leur souhaite que le meilleur avec leur nouveau coach.

Vous avez signé avec l’équipe 3 de Monaco. Qu’est ce qui vous a poussé à rejoindre ce club ?

C’est encore nouvelle aventure pour moi. Ce que j’attendais avant tout, c’était une bonne structure, et dans un club comme Monaco, tout est en place. J’avais besoin d’un vrai staff médical, avec des adjoints, des préparateurs. Je me suis fait opérer du genou, pendant la période creuse, et je suis en réathlétisation. Monaco me permettra d’avoir un bon suivi et c’est important. Après au-delà de ça, le projet monégasque est alléchant. Y’a de la fraîcheur, de jeunes joueurs, on m’a dit que ça jouer bien au ballon et que ça poser bien le jeu. Il y a quelques joueurs que j’ai entraîné à l’AS Cannes. Jean Torres, qui jouait avec moi à Menton. Il va y avoir un mélange d’expérience et de jeunesse. Ça a l’air très intéressant. L’équipe a des ambitions, de l’envie et c’est tout ce que je voulais.

Quelles sont vos ambitions avec cette nouvelle équipe ?

Franchement, mon objectif est de jouer et de prendre un maximum de plaisir. J’avais aussi envie de trouver un vrai projet sportif. Que ce soit par rapport au niveau et aux ambitions. Il va aussi falloir que je m’intègre car j’arrive dans une nouvelle équipe, où il y aura certainement de la concurrence. Maintenant, je suis un joueur confirmé et je sais ce que je vaux. J’espère qu’avec l’équipe, on pourra jouer le haut de tableau, mais je ne veux pas parler trop vite. Le championnat va être très relevée !

Revenons en arrière dans votre carrière, vous avez eu un parcours assez atypique. Vous pouvez nous raconter tout ça ?

Oui c’est sûr, j’ai vécu beaucoup de choses dans ma vie de footballeur. Au départ, j’étais au centre de formation de l’OGC Nice et je suis ensuite allé à Cannes. Quand je suis arrivé en U19, je m’entrainais et je jouais un peu avec l’équipe première. Mais l’AS Cannes ne proposait rien de bien fou, donc j’ai voulu aller à Cagnes qui m’offrait de meilleures conditions. Ensuite, je suis retourné à l’AS Cannes, en ayant comme priorité de jouer en N2. Mais cette année-là, le club a déposé le bilan… Malgré tout, je suis resté et on est monté en R1.

L’année suivante, vous rejoignez l’équipe maintenant appelée Atlético Paris 13. Comment ça s’est fait ?

Je suis monté à Paris pour faire mes études d’infirmiers. Après grâce à un agent qui me suivait, j’ai réussi à signer là-bas, en N3. C’était une bonne expérience, il y avait un gros niveau là-bas. Le terrain, c’était un parking (rires) ! Dur comme du béton, à 100 mètres du périph’. Mais, on m’a dit que la ville leur a prêté un terrain, parce que, celui où j’ai joué n’était pas homologué. Après c’était une vraiment une bonne expérience. Ça m’a aussi permis de jouer dans une équipe d’un bon niveau, là où je faisais mes études.

Pour finir, racontez-nous votre épopée avec l’Équipe de France Universitaire.

C’est ma plus grande récompense dans le football. J’ai été vice-champion olympique aux Jeux de Taïwan en 2017. J’ai joué devant des stades de 15 000 personnes, avec des joueurs de très haut niveau. Je suis passé à la télé, c’est magnifique. Lors des derniers jeux, c’était très difficile. On a perdu en quart de finale face à l’Italie. J’étais vraiment dégoûté. Maintenant, la fédération a changé les restrictions d’âge… Avant on pouvait jouer jusqu’à 27 ans, désormais 25, donc dans tous les cas, je ne pourrais plus faire partie de l’équipe. De toute manière, j’ai eu des échos disant que le sport collectif coutait très cher, et la fédération a supprimé le football. L’équipe a été dissoute. C’est un peu triste je trouve. Mais bon, j’ai quand même vécu une belle épopée.