N3 Corse Méditerranée12e j.

Foued Khazri (VSJBFC) : « J’ai découvert un super groupe »

14/12/2017 à 17:32

A 30 ans, Foued Khazri a connu le Club Africain, le Toulouse Rodéo, le FC Calvi, le Gazelec Ajaccio, ou l'US Colomiers. Désormais, le milieu offensif a posé ses valises au VSJB FC, sur la Côte d'Azur. Un club où il se sent bien, à deux jours d'affronter l'Etoile Filante de Bastia, en N3. En n'oubliant pas de jeter un oeil sur le Stade Rennais de son petit frère, Wahbi.

Comment se passent ces deux premiers mois au VSJB FC ?

Ca se passe plutôt bien. J’ai découvert un bon groupe, une bande de copains. Ca se passe bien, mis à part la série de cinq défaites. J’ai contribué à celle de Bastia, puisque je suis rentré en fin de partie. Ensuite, pour mon premier match en tant que titulaire, à Saint-Rémy, on a gagné. Et je jouais quand on a fait nul à maison contre Ile Rousse, samedi (0 – 0), ce qui est un faux pas. Je l’ai considéré comme une défaite. On va gagner à Saint-Rémy, qui est alors deuxième, et on n’a pas gagné à la maison contre une équipe située en dessous. On a fait l’inverse de ce qu’il fallait, on n’a pas réussi à bonifier notre résultat.

Que vous manque-t-il ?

Je pense que c’est de l’expérience, par rapport au niveau. Pourtant, ce championnat N3 n’est pas un niveau très élevé. Mais il faut un peu de malice. Il faut savoir gérer les temps forts et faibles, ce qu’on n’arrive pas à faire. Il y a des matches qu’on perd 1-0. Or, quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. On a perdu trois 1-0. Si tu tiens, ça fait un point à chaque fois, donc trois points, on serait plus haut.

Comment se sent le collectif ?

Il n’y a pas de problème. Le groupe vit bien. On fait un nul à la maison contre Île Rousse, mais un mois avant, on aurait peut être perdu. On a su ne pas prendre ce but, malgré le fait qu’on n’ait pas ouvert la marque. Au niveau du contenu, c’était bien, car on n’a pas perdu, alors qu’ils ont eu une ou deux occasions. Il faudra être plus efficace devant et être solide défensivement. Il n’y a pas de crise, au contraire. Tout le monde est motivé, vient à l’entraînement. Les résultats suivront.

Vous êtes arrivé il y a deux mois. Que pensez-vous de vos coéquipiers ?

Je découvre un groupe de qualité, avec des gens qui ont envie de travailler. Ils ne viennent pas à l’entraînement à reculons. C’est particulièrement jeune, d’où le manque d’expérience. Mais j’ai découvert un super groupe, qui a un bon état d’esprit. Moi qui avais arrêté le ballon et qui avais joué au dessus, je prends du plaisir à venir à l’entraînement et à jouer les matches.

Eric Mouloungui est arrivé il y a quelques semaines…

Il a joué à haut niveau, il apporte son expérience. Ce n’est pas quelqu’un qui parle beaucoup. Il est introverti, mais il a son mot à dire. C’est quelqu’un de respecté par rapport à ce qu’il a pu faire. Il faudrait qu’il parle un peu plus, mais il n’a peut être pas envie de se mettre en avant. Il a des qualités, il va très vite, et il se créé pas mal d’occasions.

Pourquoi avez-vous signé au VSJB FC ?

J’étais installé sur la Côte. Le foot me manquait. J’ai fait ça toute ma vie. J’ai commencé à trois ans et demi. J’ai joué en CFA, en National, en Ligue 1 de Tunisie. Je voulais regoûter à l’ambiance de vestiaire. L’opportunité s’est présentée via un coach d’Ajaccio. Il a pris de mes nouvelles. Je lui ai dit que j’étais sur la Côte, il m’a parlé d’un bon club, où je devrais faire un essai. Ca a été concluant, donc j’ai signé.

Vous connaissiez le club ?

De nom, avec le 32e de finale de Coupe de France, qu’il a joué contre Monaco. Je connaissais quelques joueurs de l’effectif, dont Cyril Hennion que j’avais affronté quand il jouait à Fréjus.

Auriez-vous envie de poursuivre l’aventure au-delà de cette année ?

On ne sait pas de quoi demain est fait. Je fais du foot pour prendre du plaisir. Même si j’ai joué en National, à 25-26 ans, je suis là pour m’amuser. Si je suis à Saint-Jean l’an prochain, je resignerai.

En attendant, il y a deux rencontres professionnelles (Monaco et Nice) que vous devez attendre impatiemment, puisque votre frère, Wahbi, joue au Stade Rennais.

Non, pas impatiemment. Mais je suis mon frère. Je regarde ses matches à la télé. Je l’ai vu jouer contre Chelsea, Manchester United. Je prends du plaisir à le voir jouer. Je le conseille avec ma petite expérience. Ca reste mon petit frère. On parle de ses matches.

Comment jugez-vous son arrivée à Rennes ?

Il était à Sunderland il y a deux ans. Il a fait une bonne première année, où il a contribué au maintien. Ensuite, le club a changé de coach, il n’a pas trop joué. Il s’est qualifié pour la Coupe du monde avec la Tunisie. Pour jouer, il faut être performant en club, donc il fallait aller dans un club où il aurait du temps de jeu, et prendre plaisir. Rennes est le club qu’il lui fallait puisqu’il en est à huit buts en onze matches. J’espère que ça va continuer. Il a marqué hier contre l’OM, c’est la deuxième fois après celui en championnat. Les grosses équipes lui réussissent.