Mouans-SartouxDHR

Gibon : « Je montre le classement tous les jours »

17/03/2017 à 11:34

Âgé de 41 ans, Stelly Gibon est le nouvel entraîneur de la DHR de Mouans-Sartoux pour la mission maintien. L'ancien professionnel, originaire de Martinique, était le capitaine de l'équipe. Il a été intronisé à la tête, tout en restant joueur. Une position qu'il tiendra jusqu'à la fin de la saison, avant de réfléchir à la suite. Interview avant la 19e journée du groupe A, dimanche, contre Le Rove.

Comment s’est passé votre arrivée à la tête de l’équipe DHR de Mouans-Sartoux ?

Ca trottait un peu dans ma tête pour le futur. Ca s’est fait de façon naturelle. C’est une décision murement réfléchie de la cellule sportive (président, vice président, manager général). Ils ne voulaient pas prendre un coach extérieur pour finir la saison, puisqu’il reste trois mois de compétitions. La solution interne était la plus louable. J’étais intéressé. J’en ai fait part à mon président. Ils ont eu une réunion pour savoir s’ils me laissaient la possibilité de prendre l’équipe.

Aviez-vous le soutien des joueurs ?

Certains s’en doutaient. Ils entendaient des petits bruits et demandaient pourquoi je ne reprenais pas l’équipe. Mais j’en ai discuté simplement avec des personnes de mon entourage.

« A aucun moment, on n’a lâché Sliman Kebli »

Donc vous n’avez pas sollicité leur avis, au risque que ça se passe mal ?

Le fait d’avoir une double casquette, il faut savoir comment ça peut être perçu dans un groupe. C’est une relation particulière. Les bruits de couloir m’ont poussé à accepter. D’autant que les cadres sont venus me voir.

Comment aviez-vous réagi au départ de Sliman Kebli ?

On ne s’y attendait pas. Ce n’était pas une demande des joueurs. Ca se passait bien. On est resté à notre place. Les résultats ont été ce qu’ils sont. On a joué de malchance sur certains matches. Il y a eu des concours de circonstance. On aurait pu ramener plus de points, mais il faut avancer. A aucun moment, on n’a lâché le coach.

Pensez-vous qu’il aurait pu sauver l’équipe ?

Oui, je le pense.

Maintenant, c’est vous le responsable. Comment gérez-vous l’effectif ?

On a un soucis de blessés. J’ai onze joueurs sur le carreau. Et ceux susceptibles de les remplacer sont blessés. Deux reviennent après la trêve. On est dans une obligation de résultats, il faut des garçons impliqués et concernés à 100 %. Comme on leur dit avec Sliman, ça pompe de l’énergie de jouer le maintien. Notamment ce week-end.

Pourquoi ?

On joue le Rove, qui lutte pour le maintien aussi. Chacun doit absolument gagner. Mentalement et physiquement, il faudra répondre présent. C’est une très belle équipe. J’ai eu Greg Campi (l’entraîneur de l’ASM 3) au téléphone, c’est une équipe qu’on plaçait dans le Top 4. Et ils sont avant-derniers. Ca va très vite. Il faudra se méfier. C’est une équipe qui peut faire mal. Malheur au vaincu. On est à la maison, où on n’a pas trop failli cette saison. Il faut continuer et gratter quelques points à l’extérieur.

« Les mecs sont concernés »

Que vous a apporté la victoire contre Istres, il y a deux semaines ?

Elle a fait du bien moralement. Ca ne s’est pas traduit par un résultat à Monaco, mais dans le jeu. On a réussi de belles phases de jeu sur cette heure et demi. Monaco ne pensait pas qu’on aurait autant d’allant. On les a surpris. C’est dommage. Le 2-0 ne reflète pas le match. C’était ouvert.

Quel est votre discours auprès des joueurs alors qu’il reste sept matches ?

Dans un premier temps, je leur montre tous les jours le classement. Je mets une petite piqûre de rappel. Ca permet de visualiser la situation dans laquelle on a mis le club, nous les joueurs. Ensuite, il y a l’état d’esprit. On est 15-16 à l’entraînement, juste avec le groupe de la Une. Les mecs sont concernés, donc il faut garder ça. Il faut emmagasiner de l’expérience, car le groupe est jeune. Il faut de l’abnégation et du sérieux. Quand on joue le maintien, ça passe par de l’intensité, de l’envie dans les séances et les jeux. C’est ce que je leur dis depuis deux semaines avec mon adjoint, qui était celui de Sliman, Serge Djegherif.