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Jonathan Correia (AS Monaco C) : « Je n’ai pas mis de côté le monde pro »

21/12/2017 à 16:25

Quatre matches en professionnel à Nice, un passage par Guingamp. Et désormais, il évolue dans l'équipe C de l'AS Monaco, en Régional 2. Jonathan Correia, 23 ans, est loin d'avoir fermé la porte au monde professionnel. Le défenseur raconte son plaisir d'avoir retrouvé la compétition. Et son appétit toujours grand.

Comment vous sentez-vous avec l’équipe C de Monaco ?

Je me sens bien. Je connaissais quelque joueurs. Ca a facilité mon intégration. Le coach m’a directement accueilli. Il était d’accord pour que j’intègre les entrainements, puis que je prenne une licence. Il m’a direct mis en confiance.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de signer ?

Je m’entraînais à la reprise. Le coach m’a proposé de prendre une licence. Ca me saoulait de m’entraîner et de ne pas jouer. Une licence amateur ne m’engage en rien. Le coach m’avait rendu service, il m’avait faire des matches amicaux. Ca m’arrange de faire de la compétition. Tout le monde est gagnant.

Vous pouvez donc partir à tout moment ?

Je peux re-signer en professionnel, le coach donnera son accord. C’est la condition quand j’ai signé : que le coach me donne le feu vert, en cas d’essai.

En avez-vous eu ?

J’ai eu des essais dans deux clubs en France. Ca s’est super bien passé. Un avait un manque de moyen, l’autre ne m’a jamais rappelé.

Vous avez disputé quatre matches. Comment vous sentez-vous ?

Ca fait du bien de retrouver la compétition. Le niveau n’est pas celui auquel je suis habitué. Mais ça fait du bien. J’aime bien le ballon, pas trop les duels. Or, là, c’est plus axé sur les duels, ça m’aide, c’est bénéfique.

Espérez-vous toujours signer pro ?

Je ne l’ai pas du tout mis de côté. Je sais faire que jouer au foot. Je n’ai pas le choix (rires). C’est un rêve depuis petit. Ce n’est pas parce que j’ai fait quatre matches que je vais arrêter là.

Que gardez-vous de Guingamp ?

J’étais en fin de contrat. Je n’ai pas été renouvelé, du coup, j’ai été au chômage. Il faut bien trouver quelque chose pour s’entretenir en forme et rebondir. C’est pour ça que je suis venu à Monaco. Mais mon passage à Guingamp n’est pas un échec. C’est un autre football, une autre philosophie de jeu que Nice. J’ai appris plein de choses. J’ai eu mon premier appartement. Sportivement, ça n’a pas abouti, mais j’ai appris autre chose. Ca a été une bonne expérience humaine.

Vous avez joué quatre matches professionnels à Nice…

Beaucoup de personnes auraient voulu, surtout à Nice, dans le projet qui se mettait en place. Je suis très fier d’avoir fait ça.

Vous n’avez pas été conservé à Nice. Est-ce logique ?

Je ne sais pas si ça l’est. Les choses sont faites ainsi. Je suis déçu, car je suis attaché au club qui m’a permis de disputer mon premier match en pro. J’ai des amis dans le foot à Nice. C’est mon club formateur. C’est décevant d’être parti.

Est-ce que vous comprenez la décision ?

Oui, je peux comprendre pourquoi. Est ce que j’ai envie de l’accepter ? C’est autre chose, même deux ans après. Même trente ans après. C’est une question de fierté. Mais s’il y a des raisons qui m’ont été dites, c’est qu’elles y sont. Maintenant, je suis compétiteur. J’ai envie de jouer au plus haut niveau.

Vous souvenez-vous de votre première à l’Allianz Riviera et de ces premières minutes, contre Caen ? Vous avez failli signer une passe décisive.

Ca aurait été l’idéal. Il y avait 0-0 à ce moment là. Je rentre, si je fais une passe décisive, ça aurait été magnifique (vidéo ci-dessous, à 1’32 »).

Quel était votre état d’esprit quand le coach vous annonce que vous allez rentrer à la mi-temps ?

J’étais très enthousiaste. C’est ce que tout jeune du centre a envie de vivre. Sur le moment, on n’a pas le temps de penser à notre rêve d’enfance. C’est un métier, ce n’est plus de la rigolade. il faut être sérieux, appliquer les consignes du coach. Ca s’est bien passé.

Êtes-vous toujours en contact avec des joueurs de l’OGC Nice ?

Oui, surtout avec Alex Mendy (aujourd’hui aux Girondins de Bordeaux, NDLR), Vincent Koziello, avec qui j’étais très proche.

Désormais, vous êtes donc avec l’équipe C de l’AS Monaco. Quel regard portez-vous sur le début de saison ?

On a commencé le championnat un peu dans la difficulté. C’est la trêve. Les compteurs sont remis à zéro. On va essayer de repartir sur une demi-saison pour viser la montée en R1, qui est l’objectif du club.

Quelle différence faites-vous avec le milieu professionnel ?

Le monde professionnel est plus technique. Le monde amateur est plus brouillon. Il y a une différence de rythme aussi.

Désormais, vous êtes prêt pour la deuxième partie de saison.

Oui, je vais tout donner. On, va tout faire pour remplir les objectifs du club, se rapprocher de la montée. Et je vais penser à mon avenir individuel, ce serait retrouver une structure professionnelle. Avant la fin de saison, ce serait tant mieux. Si c’est après, tant mieux aussi, je finirai avec le groupe.