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Lees-Melou : « J’ai beaucoup de chance »

23/06/2017 à 13:21

Ancien amateur, Pierre Lees-Melou a découvert le foot professionnel sur le tard. La troisième recrue de l'OGC Nice arrive, à 24 ans, de Dijon. Avec une expérience peu commune et un talent qui ont séduit Lucien Favre et les recruteurs azuréens.

« Il a l’expérience de la Ligue 1, il a marqué pas mal de buts, il a fait des assists. Il est tout de suite prêt et il a déjà montré ses qualités. » Hier, au début de la conférence de presse, Lucien Favre a dressé un portrait rapide de Pierre Lees-Melou. A 24 ans, le joueur « qui peut évoluer en 4-3-3 comme milieu droit ou à l’extérieur dans un 4-4-2 », selon Favre, a un profil qui plaît à l’entraîneur suisse. « La polyvalence, c’est important. » L’an dernier, à Dijon, le Girondin a livré une saison pleine, marquée par sept réalisations.

Des qualités de jeu et une expérience de vie qui ont été autant d’atouts dans le recrutement de Pierre Lees-Melou. Car le milieu de terrain qui « préfère évoluer à l’intérieur », est surtout l’un de ces joueurs qui sont arrivés sur le tard en professionnels. Passé par le centre de formation des Girondins de Bordeaux, il n’a pas été conservé. « Je n’ai pas de rancoeur. J’étais trop petit, je n’étais pas assez bon, tant pis pour moi », relativise-t-il. Direction le monde amateur. Il joue à Lège Cap-Ferret, en DH puis en CFA 2. Il y remporte deux Coupes d’Aquitaine. « Ce sont des bons souvenirs. C’était une bande de copains. On était content de se retrouver après le travail. » Lui était employé d’une garderie. « J’aimais bien me lever pour aller travailler. Je n’ai cru que je pourrais être pro. La marche était trop haute », souligne-t-il. Pourtant, le monde professionnel s’ouvre à lui. Dijon lui fait confiance en 2015. En Ligue 2 puis en Ligue 1, il y montre ses qualités.

Désormais, c’est à Nice que Pierre Lees-Melou poursuit son aventure. « C’est un joueur suivi depuis un long moment. J’espère qu’il va continuer à progresser », l’accueille Jean-Pierre Rivère, le président azuréen. Le milieu est en tout cas séduit par ce qui l’attend. « Ca joue au ballon, ça me correspond. La Ligue des Champions ? Ca fait rêver. C’est un palier important pour moi. Je suis prêt à en baver. » C’est tout de ce que son coach avait besoin d’entendre. Car l’ancien amateur est bien conscient de son parcours. « Je dédramatise. Il y a des choses plus graves. Il y a trois ans, je travaillais, c’est pour ça que j’ai toujours le sourire. J’ai beaucoup de chance. »