Onze de chocAnciens Aiglons

L’équipe type de… Bernard Castellani

13/01/2018 à 10:56

Ce soir, avant la rencontre OGC Nice - Amiens, Bernard Castallani va recevoir le trophée de l'Ancien Aiglons, après avoir raconté sa carrière au café des Aiglons. Ce matin, l'ex-attaquant se livre sur son 11 de choc, un groupe de combattants dont l'accent est mis sur l'aventure européenne de 1973.

Son système de jeu

4-3-3, qui est le système dans lequel j’ai le plus joué

Ses hommes

Gardien : Dominique Baratelli. Il était un très bon gardien. Il n’a pas été en équipe de France pour rien. Ca jouait bien au ballon. Il n’a jamais manqué un match, il était bon sur sa ligne et plaisant à voir.

 

Latéral droit : Francis Camerini. Comme Chorda, ils m’ont pris sous leur aile. Il n’y avait pas de centre de formation, les jeunes ne jouaient pas. Snella m’a pris à 17 ans. Il était comme un père. Il me conseillait. C’était un meneur d’hommes. Sur le terrain, c’était un bon arrière droit qui dirigeait et guidait. Il commençait à prendre déjà le couloir.

Libéro : Carlos Curbelo. C’était l’élégance, la classe pure, le libéro parfait. Défensivement, c’est important d’avoir un gars qui dirige sa défense.

Stoppeur : Henri Zambelli. C’était un des stoppeurs les plus techniques de France, à l’époque. Il avait débuté et fait une très bonne saison quand il y avait Katalinski libéro.

Latéral gauche : André Chorda. C’était un gars qui, quand ça n’allait pas, il était là. Il montrait à tout le monde qu’il fallait au charbon. C’était un meneur d’homme. Il mettait les choses au point quand ça n’allait pas dans le vestiaire et sur le terrain.

 

Milieu récupérateur : Roger Jouve. Il est comme un frère pour moi. Il savait tout faire, tacler, défendre. Il récupérait pas mal de ballons.

Milieu droit : José Cobos. Quand je l’ai vu jouer en milieu de terrain, c’est lui qui menait le club. Ce qu’il a fait pour le club, c’est extraordinaire, de se priver de son salaire. Je n’ai pas joué avec lui, mais ce qu’il faisait sur le terrain m’oblige à le mettre dans mon équipe type. Il a des valeurs d’homme. Sur le terrain, il montrait l’exemple. Il bougeait ses partenaires. Il m’a marqué.

Milieu gauche : Leif Eriksson. On l’appelait le gentleman, toujours calme, posé, à régler les problèmes. Sur le terrain, il était vraiment bon. Il était très simple, mais très efficace.

 

Ailier droit : Daniel Bravo. Il a débuté quand j’étais encore au club. Il me fait penser à MBappé. Malgré la notoriété qu’il avait, il est toujours resté simple. Techniquement, il était vraiment bon.

Avant-centre : Nenad Bjekovic. J’aurais pu mettre Skoblar, mais j’étais jeune. Bjekovic me faisait penser à Skoblar. Nenad, c’était la classe pure comme avant-centre. Il râlait tout le temps, mais parce qu’il voulait tous les ballons.

Ailier gauche : Marco Molitor. C’est un avant-centre, mais il jouait sur tout le front de l’attaque. Dans un bon jour, il était capable de gagner un match à lui seul. Il avait une vitesse d’exécution. Il était rapide et vif. Il était souvent blessé, comme moi, mais quand il était bon, il l’était vraiment.

 

Son capitaine et son entraineur

Capitaine : André Chorda. J’ai débuté, j’avais 17 ans, j’étais impressionné. Il faut se mettre à ma place. Lui, je m’en rappelle, il ne fallait pas qu’on me touche. Je me rappelle, on avait joué à Cologne, j’étais titulaire. J’étais stressé, j’avais la gorge sèche. Il l’a vu. Il est arrivé, il m’a dit « tiens petit Ber prends ce chewing gum et ça va repartir ». Il a été très attentif à moi.

Entraîneur : Jean Snella. C’est l’entraîneur de mes débuts. C’était un amoureux du beau football. Il faisait ses équipes dans le sens où il fallait bien jouer. C’était la perfection. Il y avait un super jeu. J’ai eu Arsène Wenger à Cannes, qui était adjoint avec Jean-Marc Guillou. On sentait qu’il était entraîneur dans l’âme.