11 de chocAnciens Aiglons

L’équipe type de… Cyril Jeunechamp

14/09/2018 à 13:25

Ancien joueur des deux clubs, Cyril Jeunechamp sera mis à l'honneur avant le match OGC Nice - Stade Rennais, ce soir, à l'Allianz Riviera. L'actuel entraîneur des U19 Nationaux de Castelnau Le Crès, a développé son 11 de choc spécial Nice, avant de s'exprimer devant les supporters azuréens au café des Aiglons, puis de recevoir le traditionnel trophée remis à l'ancien du club.

Son système de jeu

4-3-3

Ses hommes

Gardien : Hugo Lloris. Quand on l’a vu débarquer à l’entraînement, on a de suite compris qu’il allait faire une grande carrière, car il avait des qualités surnaturelles par rapport aux autres, par rapport à son âge.

Latéral droit : Onyekachi Apam. Il dégageait une grande force athlétique, physique. Il pouvait jouer soit arrière droit, soit stoppeur. C’est aussi par rapport à son âge, il était tout jeune, à 21 ans. C’est une force de la nature, il s’est acclimaté très vite. Avec la confiance que le coach lui donnait, ça lui a permis de prendre de l’assurance et d’être performant toute la saison.

Défenseur central droit : Sammy Traoré. Il représente vraiment ce que dégageait l’OGC Nice à son époque, le don de soi, la combativité, l’amour du maillot. On savait qu’avec lui, on pouvait aller à la guerre. Il mettait la bonne ambiance, mais c’était aussi un bon vivant et un vrai compétiteur. C’était agréable d’être à ses côtés dans un collectif.

Défenseur central gauche : Pancho Abardonado. Je le fréquente encore quand on s’affronte avec les jeunes. C’est quelqu’un d’entier, de formidable. Même quand il jouait moins, il était toujours dans l’état d’esprit, à être derrière les copains, derrière le coach. Il reflète vraiment l’état d’esprit qui régnait à cette époque là au club.

Latéral gauche : Cyril Rool. Je ne peux pas faire autrement (rires). Je ne pouvais pas mettre quelqu’un d’autre. On se ressemble beaucoup. C’est quelqu’un d’entier, qui triche pas, avec ses qualités et ses défauts. C’est ce qui lui a permis de faire sa carrière. En dehors de ça, il avait vraiment un super pied gauche. On ne parle pas de l’état d’esprit, de la grinta. Pour les jeunes, c’est un modèle. Il vient naturellement dans ce Onze.

 

Milieu défensif : Olivier Echouafni. C’était vraiment le capitaine exemplaire, le vrai professionnel. C’était quelqu’un sur qui on pouvait s’appuyer, avec qui on pouvait parler. Il faisait le relais avec le coach. En tant que capitaine, il était parfait. Il avait des qualités de joueur extraordinaires, une intelligence de jeu, de placement. Même à 34-35-36 ans, il était toujours là, bien placé. Il a fait de grosses saisons à Nice.

Milieu relayeur droit : Ederson. C’était le petit qui était vraiment doué, au dessus, naturellement. Je me rappelle du but qu’il a marqué du milieu de terrain contre Monaco. C’est un Brésilien, il avait la joie de vivre, toujours en train de rigoler, la bonne humeur. C’était un garçon bien éduqué, qui se donnait pour l’équipe. Même avec des qualités au dessus, il ne s’est jamais pris pour un autre. J’étais très fier et heureux de la carrière qu’il a eu. Partir à Lyon, c’est mérité.

Milieu relayeur gauche : Florent Balmont. Avec lui, quand je suis arrivé à Nice, c’est un des premiers avec qui ça a accroché. Sur l’état d’esprit, on est très proche. Comme avec Cyril Rool. On est râleur, accrocheur, gagneur… On se chauffait pas mal. Pourtant, c’était un super pote. Mais même à l’entraînement, ça chauffait pas mal. Il n’y avait pas d’ami. Des fois, ça finissait de manière tendue, mais le lendemain, c’était oublié. Ca restait dans la bonne attitude. Il a été quelqu’un d’important pour moi à Nice.

 

Ailier droit : Anthony Modeste. Ce n’est pas son poste, mais je l’ai mis, car, quand il a commencé, c’était difficile pour lui. Le coach Antonetti était tout le temps derrière lui. Un jour, il a fini en pleurs. Après, c’était pour son bien et quand on voit ce qu’il a fait derrière, ce n’était pas pour l’embêter. Je me rappelle d’un petit jeune, qui était assez fragile mentalement. Ses débuts ont été assez difficiles. J’ai aimé sa force de caractère. Il a réussi à passer au-dessus de ça. Il a progressé, il a travaillé, beaucoup. On parlait pas mal. Je suis content de ce qu’il a réussi, à mettre des buts, à Bordeaux ou Cologne.

Avant-centre : Lilian Laslandes. C’est pareil que Chouf, Pancho, Cyril. C’est dans le même état d’esprit, très déconneur, la joie de vivre à l’entraînement. Dès qu’on pouvait faire une bouffe, il était le premier à tout organiser. On avait un groupe, avec de la qualité, bien sûr, avec des mecs comme lui qui savaient fédérer derrière eux. En plus, il était super fort sur le terrain, c’était un bosseur. Il aimait sortir, faire la fête, mais tout le temps il assumait le lendemain à l’entraînement. Il a fait une carrière exceptionnelle. Je tenais à le mettre là, car pour moi, il a été très important. J’ai joué avec lui à Bastia, j’ai beaucoup de respect pour lui.

Ailier gauche : Bakary Koné. C’était une pile électrique. Il aimait bien se rouler dans tous les sens, on le chambrait là-dessus. Quand il se faisait tacler, on avait l’impression qu’il s’était fait tuer ou avec une jambe en moins, mais il était entier deux secondes après. Il a fait une grosse saison avant de partir, il a été énorme. C’était un feu-follet, avec ses qualités. Il déposait tout le monde à l’entraînement.

 

Son capitaine et son entraîneur

Capitaine : Olivier Echouafni. Je le garde, même si j’en ai plusieurs, car c’est le leader naturel.

Entraîneur : Frédéric Antonetti. C’est le coach qui m’a fait venir. Même si ça s’est mal fini, je le laisse, car il savait gérer ce groupe-là, avec les particularités de tout le monde, les différences. Ca a marqué.