11 de chocAnciens Aiglons

L’équipe type de Laurent Gagnier

15/03/2019 à 12:31

Pendant quatre saisons à l'OGC Nice, il a disputé une centaine de matches. Désormais âgé de 40 ans, Laurent Gagnier sera récompensé ce soir, en tant qu'ancien Aiglon avant la confrontation face à Toulouse. En amont, l'ancien attaquant a accepté de livrer son Onze de choc, plein de souvenirs.

Son système de jeu

4-3-3

Ses hommes

Gardien : Hugo Lloris. Même si on n’a pas joué ensemble, il était déjà chez les jeunes. J’ai discuté avec Bruno Valencony qui m’avait dit il y a un gardien extraordinaire. On a vu sa carrière, il a été champion du monde, il n’y a pas photo.

Latéral droit : Eric Cubilier. C’est un clin d’oeil, car c’était mon pote à l’époque, on a tout partagé ensemble, même s’il n’est pas resté longtemps à Nice. C’est encore mon très bon ami. Il a eu une super carrière. En plus, c’est un Niçois.

Défenseur central droit : Noé Pamarot. On était au centre ensemble. Il est arrivé, il avait deux pieds gauches, il a énormément progressé. Il était très costaud sur l’homme, puissant, assez rapide. Il a énormément progressé, pour devenir un pilier. Avec la carrière qu’il a eu, on ne peut que le mettre.

Défenseur central gauche : Frédéric Tatarian. Quand nous, les jeunes, on est arrivé en équipe pro, c’était notre papa, il nous a énormément soutenu, il nous a parlé à ce moment pour nous dire que c’était un métier, toujours en nous protégeant. C’était un très bon joueur, un meneur d’homme et un super type. J’aurais pu mettre José, mais je ne le fais pas car tout le monde le met.

Latéral gauche : Patrice Evra. J’ai hésité avec Cyril Rool, mais je connais mieux Pat, car on a joué ensemble. Les deux ans à Nice où je l’ai connu, la première saison, il n’a pas joué puis on lui a donné sa chance. C’était un super mec, un super joueur, qui a pris une dimension incroyable. Il était vif, rapide, et lors de la dernière année de Ligue 2, je ne me souviens pas d’un joueur qui l’a passé en un contre un. Il était bon de la tête, avec un bon pied gauche, il avait tout.

Milieu défensif droit : Romain Pitau. C’était une machine à laver, il récupérait énormément de ballons, il était besogneux, et techniquement très bon. En plus, d’un ballon de merde, il le donnait très propre.

Milieu défensif gauche : Everson. Il envoie tout. Même si le ballon était entre deux, il fait sauter l’adversaire. Il avait une très bonne patte gauche, il était très bon dans les coups francs, et, lui aussi, besogneux. Il était capable de donner de très bons ballons. Il emmenait le jeu vers l’avant, comme Romain, ça apportait un plus.

Milieu offensif : Pablo Rodriguez. A la place de son pied gauche, c’est une main qu’il avait. Il donnait le ballon où tu voulais, quand tu voulais, dans le bon timing. Il était décisif. Mais il ne fallait pas lui demander de défendre, en plus, le problème c’est qu’un escargot ou une tortue allait plus vite (sourires).

Ailier droit : Baky Koné. J’avais joué contre lui, quand il était à Lorient. Il avait marqué 20 buts, mais il avait eu 72 face à face et 130 000 occasions. Il vendangeait. A Nice, il a progressé dans le placement et la finition. Il faisait l’appel qu’il fallait vers l’intérieur. En plus, c’était une mobylette, il était petit, vif, dribbleur.

Avant-centre : Kaba Diawara. Quand on est monté en ligue 1 et qu’il est arrivé, on avait peur de lui car il avait joué à Marseille, Paris, Arsenal, c’était un monstre et il était souvent blessé. Il est arrivé là, il a été extraordinaire pour nous donner des conseils à Poussin, Malek et moi. Il avait une super mentalité, c’était un super joueur. Il arrivait à faire sortir le bloc équipe, et, devant le gardien, c’était un monstre, il était super adroit.

Ailier gauche : Laurent Gagnier. Je sais que je n’ai pas le niveau de cette équipe et que je n’ai pas de pied gauche, mais il n’y a que là que je pouvais espérer me mettre. Je voulais mettre Dario, qui était un tueur, pas très grand, pas très vif, mais qui avait le sens du but et la grinta, cependant, j’aurais tellement aimé jouer dans cette équipe.

Son capitaine et son entraîneur

Capitaine : Frédéric Tatarian. C’était un meneur d’homme, avec une très bonne mentalité, qui arrive à prendre le meilleur de chacun de soi. C’est un très bon compagnon sur et en dehors du terrain.

Entraîneur : Guy David. Il nous a apporté tellement à nous, la génération Evra, Cubilier, Scotto. Il avait cette faculté à faire de nous des phénomènes. Tu es un joueur de PHA, mentalement, il te fait devenir un joueur de Ligue 1. Tu as envie de mourir pour lui. Il avait un esprit paternel, une aura. Il nous aimait. Des entraîneurs comme ça, il n’y en a plus beaucoup, avec le foot business.

Crédit : OGC Nice Medias