11 de chocAnciens Aiglons

L’équipe type de… Marama Vahirua

11/08/2018 à 13:36

Ce soir, avant la première journée de Ligue 1, Marama Vahirua est l'invité d'honneur de l'OGC Nice. Il sera présent dès 18 heures au Café des Aiglons avant de recevoir la célèbre récompense sur la pelouse. Membre de l'équipe vainqueur du match fou à Monaco et de celle qui a perdu en finale de Coupe de la Ligue, le Tahitien a laissé un beau souvenir sur la Côte d'Azur. Il en garde aussi de beaux moments avec ses coéquipiers.

Son système

4-4-2 en losange

 

Ses hommes

Gardien : Hugo Lloris. C’est assez simple, il est champion du monde. C’est un très très bon gardien et humainement, il est très au-dessus de la moyenne. Il avait 18 ans, il arrivait du centre, il voulait être titulaire. Il en voulait toujours plus. J’étais surpris, voire choqué, de voir une telle motivation et un tel sérieux.

 

Latéral droit : Rod Fanni. C’était la puissance, la technique et beaucoup de choses. On aimait bien rigoler, on le chambrait. A chaque fois qu’il jouait du côté d’Antonetti, il perdait ses moyens, car le coach, c’était un ouf qui gueulait. A côté, Rod ne savait plus quoi faire.

Défenseur central droit : Sammy Traoré. C’est un leader. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement tout le monde le connaît.

Défenseur central gauche : José Cobos. C’est LE leader, le président, le parrain. On respecte l’ancien. Je suis arrivé à 24 ans. Il était en fin de carrière, il était serein. Il est venu me chercher à l’aéroport pour un match amical. On a discuté, j’ai vu que c’était lui le patron. On voyait qu’il était important dans l’équipe.

Latéral gauche : Cédric Varrault. C’est un de mes super potes, avec qui j’ai passé de super moments. Il avait une mentalité super simple. Quand on se voyait le matin, on rigolait, même s’il n’y avait pas de blague.

 

Milieu défensif : Olivier Echouafni. C’était la plaque tournante. Il jouait en 6. A chaque fois son objectif, c’était « je te donne le ballon Marama ». On était tout le temps ensemble à table ou aux mises au vert.

Milieu droit : Florent Balmont. Le pitbull. Il ne lâche jamais rien. C’était un teigneux. C’est tout le temps à fond, le même pour la playstation, le poker. Il ne prend jamais du recul.

Milieu gauche : Cyril Rool. Il n’y en a pas deux comme lui. C’est contradictoire entre ce qu’il montrait sur le terrain et ce qu’il montrait. Ce sont deux personnes différents. Il ne supportait pas l’injustice, dès que décision contraire, ça devient une bombe, même pas un pétard. Mais à chaque fois qu’il me donnait des ballons de but, il me disait de venir embrasser sa chaussure. Je lui disais « casse toi » (rires). C’était un super joueur, avec une super mentalité. C’est un joueur que chaque coach aimerait avoir pour motiver son groupe. Même si, quand t’es coach et que tu vois joueur prendre un rouge au bout de 10 minutes, c’est pas top (sourires).

Milieu offensif : Marama Vahirua. C’était vraiment une équipe avec qui on était complémentaire. On n’était pas les meilleurs mais on arrivait à jouer pour les copains. C’était compliqué pour moi, car à mon poste, soit tu brilles, soit tu exploses. Quand c’est compliqué, les mecs comme Chouf ou Pancho venaient me voir. C’était de super gars.

 

Attaquant : Mario Balotelli. C’est un buteur, un mec qui en impose. Il a un sacré caractère. Quand tu as un joueur de cette renommée en face, en tant que défenseur, tu n’es jamais tranquille. Tu as un avantage sur ton défenseur. J’aimais jouer avec des gars qui attiraient la défense, car j’étais plus libre, je faisais ce que je voulais.

Attaquant : Hatem Ben Arfa. L’association des deux aurait été sympa. Ce sont les deux plus grands joueurs de l’OGC Nice depuis des années. Le club a fait ce qu’il fallait pour les faire venir. Hatem, il a la vitesse, la technique vraiment pure. C’était tellement efficace. J’étais de passage à Paris quand il jouait à Nice, il a fait un festival malgré la défaite. Ca aurait été un plaisir de jouer avec lui, ça aurait été facile pour moi.

 

Son capitaine et son entraîneur

Capitaine : José Cobos. Sans hésitation. C’est le patron dans tout. Il savait être sérieux, arrêter de rigoler et dans la minute d’après détendre l’atmosphère. Il savait dire « coach c’est tendu, est ce qu’on peut se retrouver que nous ? » C’était le vrai capitaine.

Entraîneur : Lucien Favre. J’aurais beaucoup aimé l’avoir. De l’extérieur, je voyais un mec humain. Il avait l’air très simple. Il semble avoir une politique footballistique aussi simple que ce qu’il montrait. Les gens du club me disaient que c’était un mec pas mal.