Interview Décalée

L’interview décalée de… Mohamed Ben Haddou

27/09/2019 à 17:37

Mohamed Ben Haddou, actuel président du club de la Trinité s'est laissé tenté par le jeu de l'interview décalée.

Pouvez-vous vous présenter et nous détailler votre carrière ?

J’ai commencé à l’AJCN à 8 ans jusqu’à mes 25 ans. En cadet excellence, j’étais à La Trinité. J’ai débuté en séniors à partir de 17 anavec mes deux frères Karim et Majid. Chaque année, nous sommes montés du plus petit échelon du District jusqu’en PHA (D1 actuelle). Tous les ans, nous étions champions. Mon frère a été recruté par Nice et moi je l’ai rejoint après. Quand les Italiens sont arrivés au club, tous ceux qui étaient en fin de contrat sont partis. Il y avait un nouvel organigramme dont un nouveau président. En 1999-2000, je suis arrivé en tant que joueur à la Trinité. Et l’année d’après, j’ai pris les rênes de l’équipe en tant qu’entraîneur-joueur.

Est-ce que vous vous souvenez de votre premier match en tant que joueur ?

Le premier match que j’ai fait, c’était au stade de Gorbella à côté du stade du Ray. On faisait des pâtés de sable. C’était vraiment n’importe quoi ! (Rires).

Êtes-vous superstitieux ? Avez-vous un rituel d’avant-match ?

Non, pas du tout. Vraiment pas.

Quelle est votre grande fierté ?

Celle d’avoir joué avec mon père Majid à Nice en pro avant que mon père ne décède. En tant qu’entraîneur, c’est mon record avec la Trinité. 26 matches : 23 victoires, 2 matchs nuls et une défaite contre l’AJCN, l’équipe de mon frère. Cette année-là, on a terminé champion avec 18 points d’avance. On est monté jusqu’en CFA 2 !

Si vous deviez vous comparer à un joueur, ça serait qui ?

J’étais droitier et je jouais dans le couloir gauche. J’aimais bien faire des enroulés à la Thierry Henry. Je l’ai peut-être même fait avant lui !

Si Ineos arrive à la tête du club de la Trinité, vous faites quel recrutement ?

En premier, je prends Modric ! C’est le joueur le plus régulier de tous les championnats européens. Après, je recrute Neymar car il est phénoménal. On peut le critiquer, mais c’est un monstre. En défense centrale, même si je n’aime pas son caractère, je prends Sergio Ramos. C’est le meilleur défenseur avec Koulibaly de Naples et Van Dijk de Liverpool.

Êtes-vous le genre d’entraîneur à passer un savon à vos joueurs après une déconvenue ou est-ce que vous ne dîtes rien dans le vestiaire ?

Dans le vestiaire, quand il y a une défaite, je ne veux pas qu’on parle du match. Je demande d’attendre le lundi pour le prochain entraînement. La nuit porte conseil ! Il ne faut pas parler à chaud. On risque de ne pas être objectif et de parler sous l’émotion. On peut avoir des paroles que nous allons regretter. Si on gagne, il n’y a pas de soucis, mais si on perd, il risque d’y avoir de la tension.

Si vous deviez vous souvenir d’un seul match pendant votre carrière ?

Un match amical juste avant la Coupe du Monde 1999 avec la sélection Côte d’Azur. On a joué contre l’équipe nationale de l’Allemagne. Je jouais encore en PHA à l’AJCN, je n’avais pas encore été recruté par Nice. J’étais seulement à l’essai. J’étais très étonné de pouvoir disputer ce match. Je suis entré en tant que numéro 6 à la 63ème minute. J’ai délivré une passe décisive. Je m’en souviendrai toute ma vie ! Je suis même passé dans le journal L’Equipe avec Jürgen Klinsmann en photo. Le premier ballon que je touche, j’offre un but. On perd le match 2-1. Tous mes amis du quartier sont venus me voir, ils m’en parlent encore aujourd’hui. Sur le terrain, il y a avait Oliver Kahn, Mattheus etc. Ce match m’aura marqué. Je me suis accroché avec Jorg Heinrich sur deux corners. A la fin du match, il m’a offert son maillot et il a pris le mien. Aussi, comme mon frère n’a pas joué, je me suis dis que je devais lui récupérer un maillot. Je rentre dans le vestiaire de la Mannschaft, il y avait Oliver Kahn, Lothar Matthäus et Jen Jeremis. Je demande le maillot à Oliver Kahn et il me donne celui de Stefan Reuter. Jeremis me donne son short. Moi, gourmand que je suis, j’ai demandé les chaussettes… Et là Matthäus me regarde et il me dit « Tu veux pas mes c******* aussi ?« . C’était un moment très drôle ! Ensuite, nous sommes tous allés manger ensemble sur le cours Saleya.

Vous en tant qu’arbitre, ça donne quoi ?

Je n’ai jamais fait arbitre ! D’ailleurs, c’est la seule chose que je n’ai jamais faite. Je leur tire un très grand coup de chapeau parce qu’ils perdent leur dimanche et ne restent pas avec leur femme au chaud. Ils se font insulter par des parents, par les joueurs ou les dirigeants. Moi, je ne peux pas accepter ça, je pourrais perdre mon calme.

Pour vous Actufoot, c’est…

Le meilleur site du football azuréen ! Le premier interview Actufoot TV, c’est moi qui l’ai faite. J’espère que ce média va continuer à se développer. Je ferai toujours en sorte que ce site continue à vivre. J’espère qu’un jour, ils auront une chaîne TV sur le canal.