OGC NiceLigue 1

Malang Sarr : « J’ai pris beaucoup de recul »

11/01/2018 à 16:29

Présent pour la première fois en conférence de presse, Malang Sarr s'est longuement confié sur son retour en forme, mais aussi sur ses attentes avec l'OGC Nice, son club formateur. Le défenseur de 18 ans ne s'est pas caché avant la réception d'Amiens, samedi.

Vous êtes revenu en forme dans l’axe, vous vous y sentez bien ?

Je me sens de mieux en mieux. Ca va bien, même s’il faut essayer de faire plus. Je suis à l’aise dans l’axe, mais quand on me demande de jouer à gauche, c’est pareil, je donne le maximum.

Comment avez-vous vécu la période difficile que vous avez traversée ?

J’ai pris beaucoup de recul. J’ai beaucoup réfléchi. Grâce à ça, je reviens. J’ai pensé à bien travailler. Ca a été difficile à vivre, mais ça m’a forgé. Ca m’a permis d’être le joueur que je suis aujourd’hui. C’est bien pour la tête et le mental.

Avez-vous pensé à partir en prêt quand ça n’allait pas ?

Pourquoi jouer six mois et partir ? Il fallait prendre les choses correctement et que j’apprenne ce qu’on me reprochait. Je ne sais pas quels facteurs ont fait que j’en suis arriver là. Ce sont des choses à digérer. Il faut avancer, grandir. Est-ce que je me suis endormi ? Non, mais j’ai ressenti une forme de fatigue mentale, physique. J’ai connu beaucoup de matches de haut niveau.

Quelle importance ont eu vos proches ?

Il fallait discerner les choses néfastes et ce qui pouvait éclaircir la situation. Mais ça m’a permis de pouvoir m’en sortir. Dans ma famille, personne n’est coach. Si je ne joue pas, mais c’est que quelqu’un est meilleur que moi ou qu’il fallait que je travaille. Les matches de l’Ajax ou Naples, c’était une période difficile. Je voyais que je ne faisais pas les prestations que j’attendais, ni ce que j’étais capable de faire pour aider. C’était une situation difficile, mais on n’est pas toujours au top. Chaque joueur a une période creuse. J’appris à avancer et à me relever.

Votre engagement citoyen, auprès de l’association ADAM et de votre quartier vous a-t-il aidé ?

Ca donne de la force. Ce sont des personnes qui m’ont vu petit. Elles me connaissent. Elles savent ce que j’ai vécu. C’est un soutien et une force qui m’ont aidé à traverser cette épreuve. Par exemple, l’association ADAM m’a aidé quand j’étais plus jeune. Leur rendre la pareil, faire plaisir aux enfants, c’est normal.

Crédit : OGC Nice Medias