Interview

Patrick Nzogo (Trinité) « Les chiffres après les fêtes de fin d’année seront déterminants »

12/12/2020 à 15:22

Une semaine après la reprise des entraînements, Patrick Nzogo, coach des U13 de La Trinité s'est exprimé sur ce retour pas comme les autres.

Patrick, comment s’est déroulée la reprise ?

C’est un peu compliqué, mais je dirais que c’est mieux que rien. Les petits se régalent et je suis sûr qu’ils sont contents de venir s’entraîner. Après, on peut aussi amener ce côté « plaisir » dans les entraînements et je trouve que c’est intéressant. Mon équipe est en pleine construction, et ce temps est bénéfique pour la faire progresser. J’ai un vrai défi sous la main avec cet effectif car ça va permettre de voir s’il y a une vraie progression au fil de l’année. Et me permettre aussi de me jauger dans mon rôle d’éducateur pour savoir si j’arrive à faire progresser mes joueurs dans tous les aspects du football. La seule chose qui m’embête c’est que depuis le début de l’année je n’ai pas pu travailler dans la continuité à cause des arrêts consécutifs et ça freine les gamins.

Le protocole n’est pas trop lourd ?

Il y a deux manières de voir les choses. Soit on se plaint, soit on s’adapte. Moi j’ai choisi de m’adapter et j’espère que le 15 on sera récompensé. On a aussi une grande chance sur la Côte d’Azur, c’est que les clubs sont très structurés. Tous les outils sont mis en place pour que l’accueil et les entraînements se déroulent dans des conditions parfaites donc certes il n’y a pas de contact, mais on peut être sur les terrains, et c’est le plus important.

Quels types d’exercices mettez-vous en place ?

J’ai déjà une grande chance, c’est celle de pouvoir m’entraîner trois fois dans la semaine. Donc, j’ai coupé ces trois séances par thème. Le lundi, on fait du physique, de la coordination, de la motricité… Le mercredi, on va travailler tout ce qui est « tactique », placement sur le terrain, et développement d’un système de jeu. Le vendredi, on fait du travail spécifique par poste avec plein d’ateliers. On essaye d’être un peu structuré et de prendre du temps pour accentuer un travail qu’on ne fait pas habituellement.

Quand envisagez-vous un retour à la compétition ?

Ce serait magnifique qu’on puisse reprendre début janvier. Je sais que je suis optimiste car le combat contre le virus est loin d’être gagné. Les chiffres après les fêtes de fin d’année seront déterminants. On souhaite revenir le plus vite possible mais rien n’est joué. S’il faut en janvier, il n’y aura même plus d’entraînement.