ITWClub

Philippe Caristo jette l’éponge

07/10/2020 à 19:36

Philippe Caristo a pris la décision de quitter le projet des Baous quelques mois après avoir accepté de rejoindre le club. Le passionné de ballon rond explique les raisons qui l'ont poussé à démissionner.

Philippe, quelle est la raison qui vous a poussé à prendre la décision de quitter les Baous ?

Moi, on est venu me chercher en me disant que j’aurais la responsabilité des Seniors et des U19 en ayant les mains libres. J’ai pris des engagements que j’ai respecté, mais les engagements que le club a pris envers moi ne l’ont pas été dans la mesure où je n’ai pas eu la possibilité de prendre la moindre décision. Il s’est passé plusieurs choses, et avec l’addition de tout cela, à un moment donné j’ai dit stop.

Vous avez senti que quelque chose n’allait pas dès le départ ?

Oui, dès le départ on m’a dit qu’il fallait être patient, qu’on verrait tranquillement plus tard, mais j’ai senti de suite que quelque chose n’allait pas. Cependant, aux Baous, il y a un président avec lequel je me suis très bien entendu et avec qui je reste en excellents termes. Ce club est un beau club bien structuré. Je leur souhaite le meilleur avec une belle équipe Seniors.

Vous partez alors que vous avez quand même bien lancé le projet avec le recrutement d’éducateurs et de joueurs…

C’est mon regret ! J’ai lancé le projet et je me retrouve un petit peu gêné car tous les gens qui sont venus pour moi, éducateurs comme joueurs, se retrouvent un peu « lâchés ». Cependant, ils m’ont tous dit qu’ils avaient bien compris que ce n’était pas de mon fait. Ils ont bien cerné que ça ne pouvait pas continuer comme ça pour moi.

« J’ai respecté mon engagement, mais de l’autre côté, je n’ai rien vu venir »

On vous a fait des promesses qui n’ont jamais été tenues ?

On m’avait promis le poste de président. Il y a un président qui désirait arrêter et laisser le club entre de bonnes mains. Il m’avait dit : « on verra au bout de six mois, si tout le monde se sent bien ça se fera naturellement ». Sauf que ça s’est passé bien dans un sens car je me suis impliqué, j’ai respecté mon engagement, mais dans l’autre sens, je n’ai rien vu venir à moi… Je n’ai pas eu le moindre pouvoir de décision.

Quand avez-vous pris la décision définitive de partir ?

J’ai pris cette décision quand, lors d’une réunion, il m’a été dit que j’étais venu aux Baous pour me servir du club pour exister. Je suis dans le foot amateur depuis 15 ans maintenant, je ne pense pas avoir besoin des Baous pour exister.

Vous avez un autre projet en tête pour le futur ?

Je n’ai pas de projet, je pense que je vais retourner dans mon club de cœur : l’ASCC. J’ai rencontré le président, j’ai discuté avec lui. L’AS Cagnes Le Cros est le premier club dans lequel j’ai été quand je suis arrivé sur la Côte d’Azur. J’ai eu des responsabilités car je faisais partie du bureau, j’ai été sponsor du club, le président m’a laissé partir quand je l’ai demandé, il n’a jamais critiqué mes choix de départ et il m’a toujours accueilli quand je suis revenu. Je m’entends très bien avec le boss, je suis quelqu’un de parole et de loyal. De plus, comme je lui ai dit, même quand on n’est pas d’accord, on a un tel degrés d’amitié que rien ne peut se passer.

« Les gens pensent que je n’ai pas de cerveau ou de sensibilité »

Ce n’est pas la première fois qu’une aventure avec un club tourne mal…

En effet, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive car, malheureusement, j’ai une image qui me précède. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est toujours un peu basé sur le financier. Les gens pensent que je n’ai pas de cerveau ou de sensibilité. Ca fait toujours un peu de peine de voir ça…

Pourquoi continuer alors ?

Ca s’appelle la passion. C’est malheureux mais c’est comme ça… Pour certains, c’est le casino ou les voyages, pour moi c’est le foot.

Vous avez mis de l’argent de votre poche dans ce projet des Baous. Pourquoi ?

Encore une fois, je suis un passionné, je le revendique. Quel que soit le club où je suis passé, j’ai toujours mis de l’argent et je n’ai jamais pris un euro. Cela ne m’a jamais rien rapporté ni sur le plan financier, ni sur le plan professionnel. Ca m’est arrivé de sponsoriser jusqu’à 7 clubs en même temps, mais il n’y avait même pas mon numéro sur les pubs et les gens ne savaient même pas ce que je faisais. J’ai toujours fait ça pour le sport, pour le foot et pour les jeunes.