Interview

Stéphane Noro : « Sans les croisés, peut-être que j’aurais pu viser plus haut »

12/11/2019 à 15:53

Stéphane Noro a fait les beaux jours du CS Sedan Ardennes pendant plusieurs années. Du Havre à Metz, en passant par Strasbourg et Troyes, l'ancien milieu offensif compte plus de 300 matches en pro pour une cinquantaine de buts marqués. Pour Actufoot, il revient sur sa carrière et son nouveau quotidien de coach en Régional 3 !

Quel regard portez-vous sur votre carrière professionnelle ?

Ce n’est pas évident de se retourner sur tout ce qu’on a fait, mais il y a forcément des choses positives. Même s’il y a eu des moments difficiles, où on se dit qu’on aurait pu faire mieux. J’ai un regard positif car j’ai eu la chance de pouvoir vivre de ma passion, de pouvoir faire un métier exceptionnel et de pouvoir vivre de grandes émotions !

Avez-vous un regret après coup ?

Un regret je ne sais pas, mais quand j’ai eu les croisés en 2005, j’étais sur une dynamique positive. Si je n’avais pas eu les croisés, peut-être que j’aurais pu viser plus haut en termes de prestiges de clubs. Cela a été un frein à un moment donné dans ma carrière…

Quels moments ont été les plus forts pour vous ?

Il y a plein de meilleurs moments. J’ai passé 6 années à Sedan. C’est le club qui m’a révélé au plus haut niveau. Le club avec lequel j’ai vécu les moments les plus forts. Une finale de Coupe de France (Ndlr : perdue contre Auxerre 2-1 en 2005), une montée en Ligue 1 (2006). De manière générale, dans tous les clubs où je suis passé, il y a eu des choses positives mais aussi parfois un peu négatives… La finale de Coupe de France en 2005, cela reste le meilleur moment même si on a perdu. J’ai aussi marqué en finale. On a eu une belle épopée et un super groupe. Une émotion pour nous les joueurs mais aussi aux supporters.

Aviez-vous pensé à votre reconversion au cours de votre carrière ?

Je me suis posé assez tard la question. J’entraîne désormais. Quand je jouais, ce n’était pas quelque chose qui m’intéressait plus que cela. C’est une idée qui m’est venue plutôt vers la fin de ma carrière. Quand je suis revenu dans ma région natale, dans le Nord, auprès des miens que je me suis posé. Je me suis dit que cela pourrait être une bonne chose d’entraîner. Cela fait 3 ans que j’entraîne. Je ne me voyais pas faire autre chose que le football. Cela me permet de transmettre les valeurs que le football peut amener.

Le coach Stéphane Noro, à quoi ressemble-t-il ?

On garde des choses d’entraîneurs que l’on a eu, des méthodes de travail. Je garde ma personnalité : je souhaite que mon équipe joue bien au ballon et propose un football de qualité. Un jeu rapide vers l’avant et simple, en minimisant les touches de balle. Le plus important pour moi, c’est que les joueurs prennent du plaisir à venir à l’entraînement, à jouer et à montrer leur qualités individuelles dans un projet collectif.

Quel est votre club aujourd’hui ?

J’entraîne le FC Seclin dans la banlieue de Lille. L’équipe est en Régional 3. Nous sommes premiers après 5 journées, 4 victoires et 1 défaite. Le club a de bonnes infrastructures avec 3 terrains. Ce n’est pas le lot de tous les clubs de la région d’avoir tous ses terrains. Le club ne demande qu’à grandir et à progresser. C’est ce que je vais essayer de mettre en place pour que peut-être dans les 2-3 saisons à venir le club puisse gravir les échelons…

Quels sont vos ambitions à long terme ?

L’objectif est de passer les diplômes et d’aller passer le DES. Individuellement, je souhaite toujours progresser et pourquoi pas entraîner une équipe de niveau supérieur. Si c’est avec mon club actuel, ce serait très bien. Mon but est d’entraîner une équipe de bon niveau. Cela passe par les résultats, mais aussi par l’acquisition d’expérience.

Par Nicolas Cotten. 

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