FémininesLuc Primaube

La coach y croit dur comme fer…

21/04/2017 à 10:30

L'équipe féminine de Luc Primaube, invaincue en championnat, demi-finaliste de la coupe de l'Aveyron, récolte les fruits du travail imposé par Myriam Alauzet ancienne de Lioujas... (Gérard Visigny)

Myriam Alauzet responsable Luc Primaube Féminine

Les résultats de la saison

« Pour la deuxième année de cette équipe, nous visons la montée vers le championnat Excellence. Tout se passe très bien, les filles sont assidues aux entraînements, la répercussion sur les matchs est évidente puisque nous avons de très très bons résultats, invaincues avec 74 buts marqués en 12 matchs. Nous avons deux matchs en retard, donc à terme nous serons leader, car ces deux rencontres ça m’étonnerait qu’on les perde… »

« Invaincues en championnat, qualifiées pour les demi de la coupe… »

« Nous faisons partie d’un club bien structuré, c’est vrai que ça aide à avoir une bonne formation, on a deux coachs on n’a pas à se plaindre. C’est moi qui ai monté cette équipe, parce que je suis une ancienne joueuse de Lioujas.

On est qualifiée pour les demi-finales de la coupe de l’Aveyron, ce n’est pas ce que l’on visait, on va jouer contre les tenantes du titre, ça va être difficile mais c’est jouable, quand même… on vient de battre trois équipes d’Excellence, donc on a le niveau. »

Les problèmes du football féminin

« C’est quand même un peu compliqué parce que le foot féminin n’est pas encore complètement reconnu, parce que le foot n’est pas un sport très féminin, mais la progression est certaine.

Le foot féminin se heurte à un manque d’effectif, c’est vraiment le problème, parce qu’on a des mamans, des infirmières qui travaillent donc le week-end. »

« Le manque d’effectif est le problème… »

« Quelquefois il est difficile de réunir l’effectif, pour notre dernier match de coupe, nous n’étions que 10, parce que c’était le week-end de Pâques et que certaines filles avaient prévu autre chose. En face, elles n’étaient que 9, c’est pour dire que c’est difficile partout. Après il est nécessaire que les filles soient motivées.

A Luc Primaube, nous avons un effectif d’une vingtaine de filles, nous tournons avec 16 ou 17 super motivées, ca se passe donc très bien. »

La progression du groupe

« Personnellement j’ai instauré deux entraînements par semaine, le mercredi et le vendredi, le fait est assez rare pour le signaler. Il y a des filles qui n’ont jamais tapé dans un ballon et qui progressent à une allure phénoménale, grâce à ces entraînements qui permettent de s’améliorer en niveau. Le travail paye, la saison dernière on était cinquième, ça allait pour une première année, cette saison on fait le haut du tableau. Je m’en doutais, compte tenu de l’effectif, il est absolument nécessaire que l’on accède au niveau supérieur, je suis convaincue que l’on peut le faire. En début de saison personne ne me croyait, on a vu ensuite que nous étions au-dessus de tout le monde… »

Propos recueillis par G.V.

"Crédit photo : Myriam Alauzet"