National11e j.

Dorian Caddy (Rodez AF) : « Tout le monde se bat pour les autres »

19/10/2018 à 15:31

Attaquant du Rodez AF, Dorian Caddy décrypte ce qui permet la réussite du club aveyronnais, avant de se déplacer à Tours, pour la 11e journée de National.

Comment jugez-vous le début de saison, après dix journées ?

On fait un bon début de saison, même si on peut toujours faire mieux. On est sur cinq matches sans défaite. Il faut que ça continue. En terme personnel, je suis en confiance, je mets mes buts, je dois poursuivre. L’équipe marche bien, on est très bon collectivement, c’est encourageant pour la suite.

Vous affrontez Tours, qui était en Ligue 2 l’an dernier.

Je les avais joués avec Quevilly il y a un an. C’est une équipe très costaud dans les duels. On aborde ce match comme si c’était un autre. On se prépare bien la semaine.

C’est une grosse structure qui vise la remontée…

Il faut savoir que ces équipes ont de l’expérience, il faut être solidaire. Ca ne fait jamais plaisir de descendre. A mon avis, ils ont pris un petit coup au moral. Pour ce match, il faut rester bien concentré et jouer comme on sait le faire.

Vous êtes bien classés…

Il ne faut pas se prendre la tête, mais plutôt prendre match après match. Il faut garder cet état d’esprit, ne pas lâcher. Ce n’est pas le moment de le faire. Tous les matches sont importants. Si continue comme ça, on pourra aller loin et faire de belles choses cette saison.

Même monter ?

C’est un objectif pour tout le groupe et ça l’est personnellement. J’ai envie de revoir le haut niveau. On sent que l’équipe est une famille. Tout le monde se bat pour les autres. Si on continue comme ça, on peut viser le haut du tableau, le podium même. Mais je le redis, il faut prendre match après match. Pour l’instant, on doit prendre des points et gagner des matches.

Vous avez beaucoup bougé depuis le début de votre carrière.

En ce moment, je voyage beaucoup. Entre Quevilly et Rodez, par exemple, ce ne sont pas les mêmes structures, ni les mêmes conditions de jeu. Je m’adapte vite. A Rodez, je me suis tout de suite senti à l’aise. J’ai été bien accueilli. C’est ce qui va faire la différence. Quand on t’accueille bien, ça ne peut que bien se passer.

Ne pas avoir réussi à Nice, c’est un échec ?

Je ne vais pas dire que ça l’est. Mais c’est une leçon de vie, de football, de travail. Il fallait que je me bouge le cul, que je travaille plus. Aujourd’jui, j’ai envie de rebondir. Je dois le prendre comme une force pour revenir sur terrains de Ligue 1. J’ai beaucoup appris. Je suis passé par plusieurs étapes, ça m’a fait grandir.

Que vous a-t-il manqué à Nice ?

Je n’ai pas su saisir ma chance. C’est frustrant, mais c’est un apprentissage, ça va m’aider. J’ai eu un manque de sérieux, de travail. Je ne regrette pas ce que je fais, c’est ma vie. Elle est tracée comme ça. On en apprend tous les jours. Ca me servira pour la suite.

Vous aimeriez y retourner ?

Nice, c’est comme ma famille. Tout le monde habite là bas. Ca me ferait plaisir, mais, pour l’instant, je ne pense pas à ça. Je fais ma saison, ça se passe bien.

Quel regard portez-vous sur votre frère, Warren, qui joue à Colomiers ?

Je l’ai régulièrement au téléphone. J’espère que, pour lui aussi, ça lui servira de leçon. Il est rentré très tôt en Ligue 2. A Grasse, il était encadré par des joueurs d’expérience, ça l’a bougé un peu. Je ne me fais pas de soucis, il a les qualités pour jouer. Qu’il continue à faire ses matches. Il est à côté de chez moi. Je vais le voir régulièrement jouer. On se donne des conseils. Ca fait du bien qu’il soit proche.

Crédit : Rodez AF