Coupe de France7e tour

Grégory Ursule (Rodez Aveyron Foot) : « Tahiti, une opportunité à prendre »

08/11/2017 à 9:57

Onze heures de décalage horaire, et une conversation téléphonique difficile. Oui, le Rodez Aveyron Football est bien en Polynésie Française. Après un long voyage, le club de National 1 a touché le sol tahitien, lundi matin, heure locale, à cinq jours du 7e tour de Coupe de France contre l'AS Tefana. Grégory Ursule, le manager général, évoque ce voyage si particulier.

Comment s’est préparé le voyage vers Papeete ?

La Fédération organise tout ce qui est logistique. On a pris l’avion au départ de Paris – Charles de Gaulle, dimanche, à 11 h 30. On a dû envoyer la liste de vingt personnes jeudi dernier. Il fallait que le coach me donne le groupe et que l’on réserve l’avion entre Toulouse et Paris, ainsi qu’une nuit d’hôtel à côté de l’aéroport pour notre départ du match.

C’est toute une organisation…

Oui, c’est assez inhabituel, car on avait de grosses contraintes horaires. En National, on connait notre calendrier à l’avance, on a plus de temps pour préparer la logistique. Là, le plus dur a été de trouver un vol entre Toulouse et Paris, ainsi que l’hôtel proche de Charles de Gaulle.

Dans quel état sont les joueurs ?

Pour eux, la destination est fantastique. Certains d’entre nous n’iront plus jamais. Ils l’ont plutôt bien pris. Il faut bien gérer la fatigue et le jet lag. Notre préparateur physique a mis un programme pour ne pas avoir de décalage. Au retour, on restera à Clairefontaine, car on joue le Red Star le vendredi soir.

Finalement, le plus dur, c’est pour vous.

C’est ça. La partie la plus compliquée, c’est pour le manager et le coach. Les joueurs doivent, juste, vite se mettre dans le bain du décalage horaire et de la température. puisqu’on est parti de Rodez, alors qu’il faisait 5 degrés et il en faisait 27 à notre arrivée à Tahiti. Maintenant, on a quatre jours d’adaptation avant le match.

Connaissez-vous cette équipe de l’AS Tefana ?

On ne l’avait pas encore observée avant notre arrivée. Mais on va avoir quelques informations ici, par des contacts lors de nos carrières respectives avec Laurent Peyrelade (l’entraîneur, NDLR).

Ce déplacement, c’est le charme de la Coupe de France.

C’est une découverte complète. Ca montre ce qu’est la France. On a fait 22 heures d’avion, 35 heures de voyage, avec 11 heures de décalage horaire. On a la chance d’avoir coach relativement ouvert sur autre chose que la performance sportive, avec une volonté de faire des joueurs des citoyens du monde. Je pense c’est une opportunité à prendre, même à 30 ans. Ils s’en souviendront toute la vie.

C’est d’autant plus facile que tout va bien en championnat.

C’est vrai que la situation sportive est plutôt positive. Ca permet d’être libre pour ce match de compétition.

Quel sera le programme ?

On va aller découvrir les installations sportives, on aura entraînement tout au long de la semaine. On s’entraîne à partir de mardi matin jusqu’à samedi matin. On aura un entraînement officiel vendredi sur le stade pour le découvrir.

Pas de tourisme ?

On a la chance de rester deux jours après le match. On va prévoir des sorties touristiques après, en fonction de ce que peuvent nous proposer les gens qu’on connait. Avant ? On n’aura que des excursions en groupe et très encadrées.

Le voyage en images (crédit : Facebool Rodez Aveyron Foot)