Coupe de France8e tour

Eric Rech (Aubagne FC) « Les dieux du football ont été en faveur de l’équipe la meilleure »

15/02/2021 à 14:36

Au bout du suspense, l'Aubagne FC de Eric Rech s'est qualifié pour les 32es de finale de la coupe de France et sera le dernier représentant de la région Méditerranée. L'entraîneur Bucco-Rhodanien est revenu sur le parcours de son équipe dans la compétition, qui continuera le weekend prochain contre l’Union Sportive Lège Cap Ferret.

Pouvez-vous revenir sur la rencontre ?

On a joué face à une bonne équipe, c’était un match équilibré. Ils ont commencé à baisser le pied physiquement en fin de première période, ce qui nous a permis de reprendre le ballon et de le maîtriser collectivement. Au retour des vestiaires, physiquement ils ont eu du mal, ce qui nous a permis d’avoir des situations qu’on n’a pas su concrétiser. À force d’aller dans leur camp, on obtient un penalty justifié dans les dix dernières minutes qu’on ne transforme pas. Le gardien fait un bel arrêt. On reste donc à 0-0, et on va à la séance de tirs au but. Notre gardien a fait une très belle séance qui nous a permis de passer. Même si les pénaltys c’est aléatoire, l’ensemble du match nous permet de dire que c’est une victoire méritée. 

Craigniez-vous que le pénalty manqué pendant la rencontre trotte dans les têtes lors de la séance de tirs au but ?

Ça aurait pu, bien sûr. Mais, on est resté serein, on a continué à travailler ensemble. On a réconforté le tireur qui avait manqué le penalty, alors qu’il ne manque jamais. Il a réussi à reprendre confiance pour inscrire le cinquième tir au but. C’est frustrant de rater une telle occasion à la 82e minute. Quand tu finis le match, que t’as un pénalty que tu ne le mets pas, après tout est possible. Mais les dieux du football ont été en faveur de l’équipe la meilleure. 

Cette victoire au bout du suspense a-t-elle été un soulagement immense pour l’ensemble du club ?

Pour tout le monde, c’est stressant lorsqu’on est au porte des 32es de finale et en fin de match contre une équipe qui a d’excellents joueurs de football. On est dans le doute. Si on ne marque pas, tout peut arriver. Heureusement que notre gardien, Samir Kouakbi, sort une belle claquette en fin de match juste après le penalty, qu’il va chercher sous la barre en la sortant en corner. 

« On est fier d’être les premiers de la région »

Qu’avez-vous pensé de l’Athlético Marseille ? 

Nous, on avait des nouveaux joueurs par rapport à l’année dernière. C’était plutôt eux qui avaient un esprit revanchard par rapport au fait qu’ils n’étaient pas montés. Sur le plan football, on a imposé notre jeu, eux ils ont d’excellents joueurs. Mais je pense qu’au vu de ce qu’il s’est passé en seconde mi-temps, au rythme de ce qu’on leur a imposé, le niveau d’écart entre eux et nous s’est remarqué étant donné que la maîtrise collective était à Aubagne. 

Avez-vous eu des informations sur votre futur adversaire, l’Union Sportive Lège Cap Ferret ?

Pas du tout, c’est un peu l’inconnu. Aujourd’hui on ne sait pas, c’est une équipe qui joue en N3, qui est plutôt bien passé. Il va falloir beaucoup se méfier, même si on joue à domicile. Il va falloir très bien préparer cette rencontre sur le plan psychologique. On va se dire que ça va être un match où on devra être bon, sérieux, solide et plus réaliste que ce qu’on a été la semaine dernière.

Êtes-vous satisfait d’enfin jouer à domicile ?

Déjà de jouer à Aubagne, c’est bien. Cela permet de se ressourcer, de retrouver ses repères, de faire en sorte que la ville d’Aubagne accueille un 32es de finale de Coupe de France. Le stade va être balisé par la fédération. Cela ne peut être que bien pour les joueurs, pour la ville et pour toute une région. Je pense que c’est bien qu’on reçoit et si on est meilleur que cette équipe qu’on passe ce tour encore. 

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être le dernier représentant des clubs amateurs de la région ?

Nous, on est fier d’être les premiers de notre région mais en face ils seront également fiers de la leur. Personnellement, c’est satisfaisant par rapport au travail produit par le staff, le président, et le directeur sportif. Manu Hernandez, le secrétaire général également qui se démène pour que la logique soit bien faite. Je me dois en tant qu’entraineur de faire plaisir à tous les gens qui sont dans l’ombre et qui travaillent pour le club. C’est le plus important. On ne les voit pas ces gens et ce sont ceux qui font beaucoup de travail. 

« C’est toute une équipe qui va être récompensée »

Avec la crise sanitaire, les rentrées financières liées à cette coupe de France sont-elles encore plus importante ?

Oui, on allie l’utile à l’agréable. Sur un plan sportif, on est très fier de passer les tours et pouvoir vivre cette aventure. C’est un beau parcours pour le moment, j’espère qu’il va se terminer le plus tard possible. Mais, il faut également se dire que pour les travailleurs de l’ombre, notamment le président qui est l’actionnaire principale du club, c’est bien qu’il y ait une rentrée d’argent. C’est important surtout dans ce flou, on ne sait pas où on en est au niveau du championnat. On ne sait pas si on va reprendre où s’il faut préparer la semaine prochaine. Même à la Ligue, ils ne savent pas, ils ont des discussions avec la fédération. Dans le doute et dans la perspective inconnue, si on venait à passer ce tour, c’est de l’argent qui serait doublé. Personnellement, cela me ferait plaisir d’emmener Aubagne en 16es de finale, notamment pour tous les gens qui travaillent au club, aux bénévoles, aux éducateurs ainsi qu’à nos jeunes joueurs. C’est toute une équipe qui va être récompensée. 

Vous êtes à un pas de rejoindre les professionnelles, est-ce que vous commencez à y penser ?

Depuis le début de saison, on a toujours fait en sorte de prendre match par match. Même en championnat où on était promu, il a fallu prouver qu’on était capable d’évoluer à ce niveau tous les dimanches. Là on leur a dis la même chose pour chaque matchs. J’ai dis au joueur de bien savourer hier et aujourd’hui, et à partir de demain on va reprendre avec les mêmes valeurs de travail et la même détermination. On prépare un match qui arrive le dimanche. Bien sûr que c’est un 32es de finale, mais c’est un match de football qui valorise nos capacités et qui va également nous permettre de passer un pallier. Mais ce pallier là, il ne faut surtout pas le jouer avant mais le jour J, et cela ça se prépare. C’est grâce à la complémentarité du staff que les joueurs arrivent à se reconnaitre en nous, et réaliser de telles performances.

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