Foot AmateurDossier

Légère hausse des violences mais le phénomène reste « contenu » selon la FFF

23/05/2019 à 20:57

Les incidents et actes de violences verbales ou physiques dans le football amateur ont augmenté légèrement en 2017-2018. En effet, 1,8% des rencontres sont concernées par la violence contre 1,6% l'année dernière. Ceci dit, la FFF parle d'«un phénomène contenu et marginal».

Ce qu’il faut retenir…

1- Les incidents et actes de violences verbales ou physiques lors de matchs de football amateur ont augmenté légèrement sur la saison 2017/2018.
2- Selon les chiffres dévoilés ce jeudi, 49 % des incidents recensés sont des agressions verbales et 45 % des agressions physiques.
3- Pour faire face, la FFF a pris une série de mesures aussi bien éducatives que répressives.

Une légère augmentation

Au cours de la saison 2017-2018, 11.335 matchs sur 618 867 au total ont été entachés d’incidents ou de violences, selon les chiffres de l’Observatoire des comportements mis en place par la FFF (Fédération française de football), analysées par l’ ONDRP (Observatoire nationale de la délinquance et des réponses pénales), dévoilées aujourd’hui. On est donc passé d’une saison à l’autre de 1,6% à 1,8% des matches concernés.

Des 17-18 ans à risques !

Des actes racistes ou discriminatoires ont été observés dans 76 rencontres l’an dernier mais il n’est pas indiqué dans ce rapport si ce type d’agressions est en hausse ou en baisse par rapport aux dernières années. Les catégories de matches où les incidents sont les plus nombreux sont chez les 17-18 ans (3,4%) alors que chez les plus jeunes (6-13 ans), cela reste presque nul (environ 0,1%).

Les arbitres comme cible ?

Les agressions verbales représentent 49 % des incidents observés et les agressions physiques 45 %.

Qui sont les auteurs ?

90 % des auteurs sont des joueurs.

Qui sont les victimes ?

57% des victimes sont d’autres joueurs et 38% sont des arbitres (contre 41% la saison précédente).

Des solutions ?

Il faut dédramatiser cette légère hausse de la violence. Plus de 98 % des matchs se déroulent sans aucun incident. Sans pour autant oublier ou mettre de côté le sujet de la violence.

Quelques solutions :

– Le programme éducatif fédéral que les clubs devraient « ressortir du placard » comme l’avait demandé Edouard Delamotte, président du District Côte d’Azur, lors d’une réunion organisée début avril et nommée « Stop à la Violence ». Tous les président de clubs du département été conviés pour trouver des solutions à ce problème.

– La FFF a aussi lancé le carton vert qui vise à récompenser lors des rencontres les gestes les plus fair-play

– Des commissions de disciplines plus strictes et un travail en collaboration étroite avec les préfets qui peuvent prendre des interdictions administratives de stade.

– Signature de la FFF de conventions de coopération avec les parquets pour que les actes les plus graves fassent l’objet d’une réponse pénale s’il y a lieu.