Coupe de Provence1/4 de finale

Guillaume Boina « Le secret, c’est le travail et… le travail ! »

02/04/2019 à 16:37

Une progression constante ! Guillaume Boina, président de l'USC Minots du Panier, revient sur le 1/4 de finale de Coupe de Provence face à la N3 du FC Côte Bleue, évoque les objectifs de fin de saison et se confie sur l'évolution du club.

Guillaume, ce 1/4 de finale de Coupe de Provence, c’était quelque chose d’important pour le club ?

Oui, c’était quelque chose de très important. En l’espace de trois ans, c’est le deuxième quart de final. Ça veut dire qu’on est dans la continuité de notre travail. C’est sûr que ça fait plaisir pour le club, pour les joueurs. Ça fait aussi plaisir aux éducateurs et supporters qui étaient présents. En tant que jeune président de 34 ans, c’est une fierté ! Cette saison, en plus de ce 1/4 de finale de Coupe de Provence, on a quand même fait un 4e tour de Coupe de France où on sort contre la N3 du Istres FC. Pour cette compétition départementale, les joueurs avaient à cœur de sortir face à une équipe renommée, une équipe forte, c’est ce qui est arrivé face au FC Côte Bleue.

Qu’est-ce qui a manqué face à cette grosse écurie du FCCB ? Tirez-vous un bilan de ce match ?

Oui, bien sûr, j’en tire un bilan. Ce qui nous a manqué, c’est l’expérience, ça a énormément joué. On mène 1 à 0 et je pense qu’avec avec un peu plus d’expérience, on aurait pu tenir le score jusqu’à la fin. Les coachs étaient dans l’obligation de ne pas aligner l’équipe-type. Il y a eu un choix de la part des coachs, celui de faire joueur les joueurs qui étaient en manque de compétition et les éléments qui avaient très peu de cartons.

Surtout qu’il y a une carte à jouer en championnat…

A côté, il y a une belle carte à jouer en championnat, c’est vrai. C’est d’ailleurs l’objectif numéro 1 du club. Comme je le dis souvent : « la coupe c’est aux joueurs, le championnat c’est au club ». On ne pouvait pas se permettre de mettre une pression aux joueurs pour le championnat, une autre pour la Coupe de France et une dernière pour la Coupe de Provence. Entre passer ce tour et être en R2 la saison prochaine, les joueurs vont plutôt choisir d’être en R2, c’est normal. Nous aussi ! Ce serait extraordinaire pour les joueurs mais aussi pour le club, les sponsors, les supporters, bref… pour tout le monde. Il faut garder la tête haute et pourquoi pas aller remplir cet objectif. Les prochaines échéances s’annoncent très difficiles face à des équipes qui vont jouer le bas de tableau. Aujourd’hui, nos joueurs sont prêts à défier n’importe quelle équipe. Cette prestation face à Côte Bleue a permis de se rendre compte qu’on pouvait faire tomber n’importe quelle grosse écurie. Cela a permis d’engranger beaucoup de confiance pour finir en beauté cette fin de saison.

Cet objectif de jouer la montée, était-ce quelque chose de prévu en début de saison ?

Non, ce n’était pas quelque chose de travaillé, ni de prévu. Mais étant donné la 1ère saison qu’on a fait en D1, on a tenté de faite quelque chose de mieux cette saison. Les joueurs ont un challenge entre eux, celui d’essayer d’aller voir ce qui se passe là-haut au niveau régional. Ils ont des amis qui jouent à ce niveau chaque week-end et eux aussi ont envie de goûter à ça. On n’y pense pas pour l’instant car c’est encore loin mais si ça arrive, il y a pas mal de joueurs qui vont s’en souvenir toute leur vie. Ce serait quelque chose de magnifique car les joueurs, les éducateurs, le staff travaillent beaucoup. Ils font un boulot formidable. Ce serait aussi très bien pour l’Entente St Just-La Rose ! Ça ferait partie de l’histoire de l’Entente car on espère dans un ou deux an établir une fusion.

Quel est le secret de cette rapide progression au club ?

Qu’est-ce qui fait que ça avance aussi vite ? C’est une bonne question ! On est passé par beaucoup de galères au tout début de la création de la Senior. Depuis la Promotion 1ère Division, on a acquis beaucoup d’expérience. Chaque année, on a essayé d’amener du nouveau, du sang neuf. On n’a jamais chamboulé complètement l’équipe du début. Certains joueurs sont partis, bien sûr, mais d’autres sont au club depuis la U13. Du coup, ils connaissent l’histoire du club. Il y a cette confiance entre eux et nous car aujourd’hui les joueurs sont au courant de tout, on leur dit tout ! Il y a cette sincérité mais il y a aussi l’envie de réaliser les choses tous ensemble. Ici, il n’y a pas de prime, pas d’argent, on travaille dur pour y arriver. Faydh Mohamed Ali a créé l’équipe, il a amené des dirigeants, des joueurs et cette année on a essayé de passer la main à Mohamed Chamsoudine et Wissam El Megeri qui ont apporté quelque chose de nouveau. Wissam a entrainé les jeunes, il a été joueur chez nous, il découvre quelque chose de nouveau mais il amène sa touche. Il fait partie du projet de l’École des Champions. Ça amène autre chose et c’est vrai qu’aujourd’hui, ça prend ! Le secret, c’est le travail et… le travail ! C’est difficile, il ne faut pas croire. De l’extérieur, on croit que c’est facile mais on ne s’arrête pas une seconde pour que les choses avancent. Aussi, depuis l’année dernière, on a la chance d’avoir un préparateur physique. C’est quelqu’un de compétent qui a même été recruté pour intégrer le staff de la N2 de l’Athlético Marseille. On forme des joueurs mais aussi des éducateurs. Ça permet de montrer notre force !

Un dernier mot ?

Oui, on souhaite dire que l’accueil qu’on a reçu à Côte Bleue a été formidable. Du président, en passant par Momo Sadani ou encore Christophe Denis, on a eu un très bel accueil. Tout le club veut les remercier. On remercie aussi les joueurs des Minots du Panier qui ont tous offert sans exception leur maillots aux supporters. C’est aussi ce qui fait notre force : on est une famille.