InterviewDécalée

L’interview décalée de… Juan Manuel

29/11/2018 à 15:31

Juan Manuel, le milieu offensif et capitaine de la JS Pennes Mirabeau en D2, se prête au jeu de l'interview décalée. Sans retenue !

Quel est votre plus ancien souvenir de foot ?

C’est ma première récompense lors d’un tournoi débutant. Ça remonte à très longtemps. C’était un tournoi organisé par le club du Celtic de Beaumont au stade de la Bombardière sur stabilisé. C’était mon tout premier tournoi de football. Je jouais avec le club de Saint Jérôme, mes éducateurs étaient Serge Blasi et Jean-Francois Capososto. J’étais le plus jeune de tous les participants, j’avais 4 ans et demi. Il y avait toute ma famille autour du stade pour m’encourager, j’avais l’impression de jouer la Coupe du Monde ! À la fin du tournoi, on n’avait pas gagné mais on m’avait remis la coupe du « Courage et Volonté »… j’étais super fier.

Quel est votre club de cœur, pourquoi?

C’est l’Olympique Rovenain, d’abord parce que c’est le club de mon village : Le Rove. Je suis arrivé dans ce club en 2004 juste après ma blessure des ligaments croisés au genou, lorsque je jouais à Marignane. Nous étions en PHA à l’époque et j’ai eu la chance de faire partie de cette épopée car nous avons réussi à atteindre le niveau de DH en quelques années. Je ne retiens que des bons moments passés dans ce club, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Petite anecdote parmi tant d’autres : un jour, on a voulu faire le fameux Harlem Shake avec les joueurs, la vidéo avec la musique où ça démarre tranquillement et ensuite ça part dans du grand n’importe quoi. On a tous fini déguisés, c’était un grand moment de rigolade…

Quelle est votre plus grande fierté sur un terrain de foot?

C’est de pouvoir prendre du plaisir à chaque fois que je suis dans le rectangle vert, même à 35 ans (rires). J’essaie de faire le maximum pour être performant et obtenir la victoire avec l’équipe à la fin du match.

Quelle est votre plus grosse honte sur un terrain de foot?

C’est ce fameux match où tu te prends cette lourde défaite 5-0 et que tu rentres au vestiaire tête basse et que les entraineurs te soufflent dans les oreilles. Mais c’est dans la défaite et la difficulté que l’on apprend des ses erreurs.

Quel est votre geste technique préféré ? Pourquoi ?

C’est difficile d’en choisir un seul, il y en a tellement. Après, les mettre en pratique sur le terrain, c’est plus difficile (rires). Je vais dire le crochet car ce geste te permet de te débarrasser de ton adversaire direct. C’est un geste simple mais redoutable car il te permet de créer des espaces et d’enchaîner des passes ou des frappes pour marquer des buts. Le maître en la matière, c’est bien-sûr Lionel Messi.

Êtes-vous superstitieux ? Avez vous un rituel avant chaque match ?

Non je ne suis pas superstitieux dans le football, peu être plus dans la vie. Ce n’est pas la superstition qui te fait gagner un match. Je laisse ça pour mon gardien de but actuel (rires). Si je ne gagne pas le choix du terrain quand on démarre un match, il me fait une crise (rires). Par contre, je me suis amélioré, je gagne souvent le pile ou face cette saison. Mon rituel par contre, c’est de regarder Téléfoot, c’est la base de tous les footballeurs le dimanche (rires). Ensuite, je mange un petit repas léger pour ne pas être trop lourd sur le terrain à 15H00. Sinon, quand je marque un but, j’ai toujours une grosse pensée pour mon père parti trop tôt, je lui dédie toujours mes buts…

Juan Manuel arbitre, ça donne quoi ?

Non, arbitre impossible ! Si tu veux, tu me mets à l’assistance vidéo à la limite, au moins pas de prise de tête avec les joueurs sur le terrain (rires). En plus, tu es dans le camion, tu regardes le match tranquillement et si c’est possible on se commande des pizzas entre potes (rires). Personnellement, je n’ai pas la fibre de l’arbitre, ce serait plus éducateur.

Avez-vous déjà triché ? (simulation, main, but sur hors jeu etc…)

Non, je n’aime pas la triche, en plus ça ne te porte pas chance au final. Mais je dois avouer que j’ai obtenu quelques penaltys litigieux où j’ai amplifié ma chute dans la surface de réparation. Mais il ne faut pas le dire trop fort je joue encore… (rires) En ce qui concerne le hors- jeu, en tant que joueur offensif tu ne peux pas savoir à l’avance si tu pars hors-jeu ou pas. Donc oui, j’ai déjà marqué sur hors-jeu mais je ne considère pas ça comme de la triche.

Quel joueur rêveriez-vous d’être ?

Tout d’abord, l’équipe qui m’a fait le plus rêver, c’est l’OM de 1991 à 1993, avec des joueurs comme Papin et Magic Chris Waddle. J’avais une dizaine d’années à l’époque. Cette équipe, ces joueurs m’ont donné l’envie de devenir professionnel comme tout gamin de cet âge. Si je dois choisir le joueur que j’aurais rêvé d’être, c’est Zidane, pour son talent, sa carrière, sa simplicité. Parce qu’il a tout gagné et il a joué dans les plus grands clubs de la planète. Sauf à l’OM (rires).

Complétez la phrase. Actufoot, c’est…

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