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L’interview décalée de… Mohamed Bassem

30/03/2019 à 15:37

Mohamed Bassem, 33 ans, attaquant de la D2 de Mallemort, s'est livré au jeu de l'interview décalée. Découverte d'un joueur calme, qui privilégie le collectif avant tout.

Mohamed, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Mohamed Bassem, j’ai 33 ans. Je joue à Mallemort (D2). J’ai joué en D1 Tunisienne à partir de 2005 pendant plusieurs saisons. Je suis arrivé en France en 2015 pour des raisons professionnelles. A cette période, j’avais arrêté le football… mais j’ai regardé les équipes qu’il y avait dans le coin car j’avais envie de reprendre. Puis, je suis tombé sur Mallemort ! Depuis, je n’ai plus quitté ce club. J’habite désormais à Salon avec ma femme, mais j’ai quand même continué avec eux.

Vous avez inscris 7 buts cette saison, quel était votre objectif ?

Comparé aux autres années, ce n’est pas beaucoup… La saison dernière, j’ai terminé à 22 buts, celle d’avant 20. Mais si je marque, c’est que je suis bien aidé. Je ne suis pas tout seul, il y a du monde derrière moi. Mon objectif, c’était de dépasser les 20 buts.

Quel profil de buteur êtes-vous ?

Je marque beaucoup de la tête ! Je suis grand de taille, donc ça aide. Après, je reste polyvalent. Je marque aussi sur pénalty, coup-franc, en face-à-face.

Quel est votre objectif pour l’équipe ?

L’objectif principal, c’était le maintien. On essaye de consolider le club, qui grandit au fil des saisons. Aujourd’hui, on joue en haut de tableau, c’est très bien. On peut nous surnommer les chasseurs… On joue les opportunités, si la montée se présente à nous, on ne la refusera pas.

Quel est votre rituel d’avant-match ?

Avant chaque match, il me faut mon café, c’est incontournable ! Quand j’arrive au stade, je vais m’asseoir à ma place dans le vestiaire. A Mallemort, nous avons tous notre place attitrée. Ensuite, je prépare mon discours aux joueurs. Je dois jouer mon rôle de capitaine. Je dois motiver les gars ! Puis, juste avant le coup d’envoi, je fais ma prière.

Que mangez-vous avant les matchs ?

Je ne mange pas ! Je fais un gros brunch vers 9h, bien complet. C’est copieux ! Ça me suffit pour très bien tenir jusqu’au soir. J’évite de manger avant les rencontres pour ne pas être trop lourd.

Regardez-vous des vidéos de buteurs sur YouTube ?

Non, pas de buteurs. Mais je regarde des vidéos, oui ! Je cherche des vidéos de vrais milieux de terrain, comme Xavi, Iniesta, Yaya Touré. J’adore ces joueurs car ils sont dans la création du jeu, l’animation. C’est ce que j’aime.

Quelle est votre plus grande fierté en tant que joueur de foot ?

C’était en 2005. J’avais 19 ans, c’était mon premier match professionnel en D1 Tunisienne. Je rentre devant 45.000 personnes. C’est mon plus beau souvenir et ma plus grande fierté. J’avais tous mes amis dans le stade. C’est une expérience unique à vivre !

Vous en tant qu’arbitre, ça donnerait quoi ?

Ça donnerait n’importe quoi (rires). Je me prends souvent la tête avec les arbitres. A ce qu’il parait, je parle trop avec eux. Mais il faut le dire, je déteste l’injustice. Alors si j’étais arbitre, j’essaierais d’être le plus juste possible sur le terrain.

Et vous en tant que supporter, ça donne quoi ?

Je suis très calme ! Je ne suis pas celui qui se met à crier. Je suis plutôt dans l’analyse.

Quel est le geste technique que vous préférez ?

Il y en a plusieurs… c’est difficile à dire. Mais celui que j’adore faire, c’est le petit pont. Mais en deuxième, je dirais la feinte de frappe ou de centre. J’en fais souvent pendant mes matchs. Mes adversaires vont me connaître maintenant (rires).

Savez-vous à l’avance comment vous célébrerez votre prochain but ?

Non, j’improvise. En général, je vais voir le passeur. Puis, on se rassemble tous entre nous. On est dans la joie collective avant tout.

Complétez la phrase. Pour vous, Actufoot c’est…

C’est la référence du football amateur. Le suivi de nos petits championnats. On a l’impression d’être médiatisé. On obtient beaucoup d’informations sur les équipes, les joueurs, les buteurs.