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Martin Nalbandyan « La mentalité ? C’est principalement pour cette raison que je reste ici »

31/01/2019 à 16:30

Martin Nalbandyan, ex-milieu de terrain de l'Euga Ardziv qui évoluait au FC Gatineau au Québec vient de rejoindre Fabrose pour un nouveau défi encore une fois en PLSQ. Le joueur explique son choix de changer de club et annonce ses nouveaux objectifs avec sa nouvelle équipe. Interview.

Martin, quel bilan faites-vous de votre précédente saison au Canada ?

Le bilan est plutôt positif même si je n’ai pas commencé la préparation avec l’équipe, voilà pourquoi il m’a fallu prouver que je méritais ma place. Ça m’a pris du temps pour gagner la confiance de l’équipe, ce qui était important pour moi.

Vous repartez cette saison avec le club de Fabrose. Comme cela s’est-il fait ? Pouvez-vous nous présenter ce club ?

La saison passée, un match contre Fabrose était prévu, et après qu’il ait eu lieu, le directeur sportif, Guy Zittel, m’ayant repéré, était venu me parler. On a tout de suite eu un bon feeling, notre discussion a mené à une offre : il m’a proposé de venir jouer avec leur club, proposition juste non-refusable ! C’est donc un club semi-professionnel, faisant partie de la Première Ligue de Soccer du Québec (P.L.S.Q.) situé à Laval près de Montréal, que je vais intégrer. La team a fait beaucoup de recrutement pour la nouvelle saison et la moitié de l’équipe a changé. Ça promet !

Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle saison ?

L’objectif premier reste la place sur le podium. Forcément, mais comme je l’ai dit, la moitié de l’équipe est nouvelle. Nous aurons besoin de temps pour que tout se mette en place car les joueurs ne se connaissent pas. Devenir un groupe lié dans un premier temps afin de fluidifier chacun de nos mouvements personnels, le temps que l’équipe soit homogène et viser la plus haute place dans le classement en fin de saison dans un second temps. Il va falloir encore plus d’adaptation à fournir que les autres, un challenge en plus !

Maintenant que vous êtes installé là-bas, pouvez-vous nous donner votre avis sur la mentalité et sur le football au Canada ?

C’est principalement pour cette raison que je reste ici : la mentalité. Venu d’ailleurs, je n’ai jamais rencontré cette dernière autre part qu’ici. Une entente avec chacun d’un autre monde. Je ne veux pas vendre de rêve mais c’est la réalité, tout ce que l’on dit sur le Québec est vrai. Les joueurs comprennent dès leur plus jeune âge qu’il n’y a que le travail qui paye, voilà pourquoi il s’entraîne énormément, ce qui crée un bon niveau footballistique. Il existe une bonne pression sur leurs épaules qui les poussent à toujours s’entraîner, à toujours se dépasser et donner le meilleur d’eux-mêmes. Ça donne envie de faire pareil, on nous tire vers le haut. Il n’y a que ces efforts et cette envie qui donnent de vrais bons résultats.

Continuez-vous à suivre les résultats des clubs des Bouches du Rhône ?

Naturellement ! Je dirai même obligatoirement sinon tous mes amis vont arrêter de me suivre. Non mais plus sérieusement, je ne peux pas ne pas le faire car tous jouent encore, il continuent et je veux avoir ce lien, ce contact avec eux et cette connaissance (pour pouvoir les narguer après).

Un dernier mot ?

J’aimerais remercier Guy Zittel, qui a continué à garder contact avec moi à Marseille. Un grand merci au club de la Ciotat (coach Laurent Leccese) et Martigues Sud (coach Kamel Khalfaoui) qui m’ont laissé m’entraîner avec eux et sans oublier mon très cher ami Walid Halisse pour son soutien et ses conseils.