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Mohamed Simakan « Zaki Noubir, c’est mon ange gardien »

26/07/2019 à 19:35

Hier soir, Mohamed Simakan a effectué ses grands débuts en professionnel contre le Maccabi Haïfa en Europa League avec le Racing Club de Strasbourg (Victoire 3-1). Il y a seulement deux ans, il évoluait en U17 National à Air Bel. Une trajectoire incroyable pour ce défenseur passé par le centre de formation de l'OM. Précoce, à seulement 19 ans, il explose aujourd'hui au plus haut niveau. Il revient sur ses débuts dans le monde pro, sa blessure des ligaments croisés et parle de son ancien coach Zaki Noubir en exclusivité pour Actufoot.

Mohamed, hier soir, vous avez effectué vos débuts en professionnel et en coupe d’Europe (victoire 3-1 conte le Macabi Haifa en Europa League). Comment s’est passé votre match ? 

C’était extraordinaire ! Pour une première, j’ai été gâté car l’ambiance était incroyable. J’ai adoré cette atmosphère dégagée par les supporters. Voir de l’extérieur et être sur ce terrain, hier soir, c’était autre chose. J’ai joué avec beaucoup de plaisir, j’en ai eu des frissons.

On peut sentir un sentiment de fierté en vous…

Oui, Je suis vraiment fier ! Je pense à ma famille et mes agents qui ont toujours eu confiance en moi. Si je suis ici, aujourd’hui, c’est grâce à eux et au travail que nous avons fourni tous ensemble. C’est vraiment ma fierté !

En 2017, vous évoluez avec les U17 nationaux d’Air Bel. Aujourd’hui, vous effectuez vos grands débuts en professionnel. Mais vous avez connu une rupture des ligaments croisés en juillet 2018. Est-ce que vous avez eu peur d’être freiné pour la suite de votre carrière ? 

Je ne vais pas vous mentir, j’ai eu très peur ! C’est une blessure redoutée par tous les footballeurs. Quand elle est arrivée, j’ai compris que c’était quelque chose de très grave. Je savais que j’allais être éloigné des terrains pendant très longtemps. Je connais des personnes qui ont eu cette blessure et qui ne sont jamais parvenus à retrouver leur vrai niveau. Personnellement, j’ai la chance d’être très bien entouré. Mes proches m’ont toujours dit que j’allais revenir plus fort. Cela m’a donné beaucoup de force, j’ai renforcé mon mental. Je me suis dit que je ne devais pas abandonner mon rêve depuis tout petit pour une blessure. Je ne pourrai jamais abandonner le football. Aujourd’hui, je suis fier de voir où j’en suis. Mais ce n’est pas fini, j’ai encore beaucoup de travail.

« Zaki Noubir ? il me suit et veille sur moi comme un papa »

Cette saison, vous allez travailler avec Thierry Laurey, que pensez-vous de lui ? 

C’est un super coach ! Vraiment, je l’admire. Hier soir, il m’a accordé sa confiance et en retour j’ai essayé de lui rendre du mieux possible. Je le remercie vraiment pour tous ses bons conseils. Mais j’ai encore beaucoup à apprendre.

 Peut-on espérer vous voir évoluer en Ligue 1 cette saison ? 

Je ne sais pas. En tout cas, je vais continuer à travailler comme un archarné pour y arriver. J’ai joué contre le Maccabi en coupe d’Europe mais ça ne veut rien dire. Je dois persévérer dans mes efforts. On ne sait pas de quoi est fait demain. Cela ne sert à rien de rester sur ses acquis. J’espère être de plus en plus dans le groupe et pouvoir un jour faire mes grands débuts en Ligue 1 cette saison.

À Air Bel en U17 Nationaux, vous avez côtoyé Zaki Noubir. Il vous a envoyé un petit message sur Twitter pour vous féliciter. Est-ce que vous vous servez encore de ses conseils même à Strasbourg ? 

Complètement ! Zaki, c’est l’entraîneur qui m’a appris à jouer au football. Oui, je peux le dire, il m’a vraiment tout enseigné. Depuis tout petit, il me suit et veille sur moi comme un papa. J’ai une grande estime pour lui et je garde toujours ses conseils dans ma tête. De toute manière, nous sommes toujours en contact. S’il voit quelque chose qui ne lui a pas plu pendant un de mes matches, il va me le dire. Que cela soit du positif ou du négatif, je fais toujours mon débrief de match avec lui. Zaki, c’est mon ange gardien.

Revenez-vous parfois à Air Bel voir votre ancien club pendant vos vacances ?

Oui, je reviens de temps en temps. Malheureusement, cet été je n’ai pas pu. Mais les vacances de l’année dernière, je suis revenu à Air Bel. J’ai fait un petit passage à l’improviste. C’est un club qui restera toujours dans mon cœur car ce sont des dirigeants qui m’ont donné ma chance. Je reste toujours en contact avec eux.

Jimmy Comte

Crédit photo : DR