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Le SMUC ou les ressources universitaires…

11/02/2020 à 13:30

Johann Piccamiglio, responsable des Jeunes du SMUC, est très fier de compter plus de 645 licenciés au club, ce qui le place sur la 3e marche de notre classement annuel. Pour Actufoot, il nous livre les secrets de l'organisation du club universitaire marseillais.

Johann, qu’est-ce qui pousse les gens à venir s’inscrire au SMUC ?

Je pense qu’on a quand même une bonne image, une bonne réputation au niveau de l’encadrement. On a plus de 35 éducateurs des débutants aux seniors. Aussi, on a le label foot depuis longtemps. La plupart de nos éducateurs sont diplômés et les responsables de catégories sont des professionnels, des gens qui sont au club depuis 20 ans. Il y a beaucoup de jeunes qu’on récupère à la fac de sport de Luminy en STAPS, beaucoup de profs qui sont à la fac. Cette année ils sont trois à passer le BMF : les responsables U10, U11 et U13. On a déjà trois BMF dans le club et cinq BEF. Les parents sont sensibles à la qualité des éducateurs, c’est pour cette raison qu’on a une bonne cote. On est installé dans un quartier très concurrentiel avec des clubs comme Bonneveine, Mazargues ou encore l’Asptt, cette année ils sont tous entre 500 et 600 licenciés. A 5 minutes en voiture, on compte environ 2500 licenciés dans ces clubs-là. Si on ne veut pas voir les gens partir, on se doit d’être à la hauteur des autres associations du coin.

Le nombre de licenciés entre l’année dernière et cette année n’a pas bougé ? Qu’est-ce que ça signifie ?

Pour l’école de foot, on met une barrière. On prend 30 ou 35 petits par catégorie quand dans d’autres clubs du haut de votre classement en prennent 50. On essaye de faire de la qualité ! Au niveau de la capacité d’entraînement, on ne veut pas être trop nombreux sur le terrain en même temps. C’est une volonté de notre part de limiter. Si on ne limitait pas, on serait peut-être à plus de 700…

Des nouveautés sont prévues, des nouveaux projets ? Au niveau des infrastructures peut-être ?

Depuis l’année dernière, on bénéficie de créneaux au stade Luminy à la fac. Deux terrains en synthétique tout neuf ont été construits. Ça nous a permis de travailler un peu plus au large avec une dizaine de créneaux entre le mercredi et le vendredi. Une bonne chose qui nous a donné l’occasion de désengorger le stade Jean Bouin du SMUC qui comporte un stade à 11 et un demi terrain derrière. Maintenant sur le terrain annexe, on peut faire exclusivement du spécifique pour les gardiens. On a ce qu’il faut mais c’est un investissement car pour avoir des terrains à l’Université de Luminy, on paye une location. Le créneau à l’année est à environ 1500 euros.Nous, on a 4/5 créneaux et donc on paye à peu près 5000/6000 euros par an. On optimisme à 120% ce qu’on peut faire par rapport à nos stades d’entraînement. La seule équipe où on arrive à donner le terrain entier une fois par semaine, c’est la Senior R1 et les deux autres entraînements s’effectuent sur un demi-terrain.

Et par rapport au label ?

On a le label Espoir mais on doit le renouveler parce qu’on arrive à échéance. Ce qui nous embête un peu, c’est que par rapport aux diplômes, on pourrait avoir le label excellence aisément, mais pour cela, on doit avoir des féminines en Jeunes. On a donc le projet de créer une école de foot féminin. D’ailleurs, mercredi prochain, on lance une opération des U10 aux U13 et on a fait des flyers pour inciter les licenciés du club à ramener leurs amies, leur copines, leur sœurs afin de trouver des filles pour intégrer le club.

Et au niveau du partenariat avec l’OM ?

Depuis plus de deux ans, on est partenaire de l’OM. Ce partenariat nous aide énormément par rapport aux formations pour les éducateurs, aux séances, aux échanges. Pour les enfants aussi il y a plusieurs avantages comme des places pour aller au stade ou encore de l’échange avec les éducateurs de l’OM qui viennent prendre en main les gamins de temps en temps.

Comment fonctionne le SMUC concernant les subventions ?

On est un club omnisports et donc les subventions ne viennent pas directement à la section football. Elles arrivent dans les comptes du SMUC de manière général, ce qui permet de payer tous les salariés, tout le côté administratif. Nos revenus sont simples. Il y a les cotisations d’où l’intérêt d’avoir beaucoup de licenciés et il y a les stages qu’on fait pendant les vacances ainsi que les tournois et les tombolas. On a quelques sponsors aussi mais c’est très difficile d’en trouver dans les grandes villes. On essaye de trouver le juste milieu pour avoir des licenciés et donc des recettes de licenciés et en même temps ne pas être trop et faire du travail de qualité.

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