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Victor Elissalt « Le FC Martigues ? Ça m’a un peu endurci »

22/07/2020 à 16:37

Victor Elissalt, milieu de terrain offensif de 28 ans, passé par Mont de Marsan, Martigues, Bayonne, Le Mans et dernièrement l'AS Béziers, revient sur sa dernière saison et cherche un nouveau challenge. Interview.

Victor, pouvez-vous revenir sur votre dernière saison avec Béziers ?

C’était ma troisième saison là-bas, je connaissais un peu la maison. Je pense que ça a été une saison difficile, qui a eu du mal à se mettre en place. Dès les premiers matchs ça a été compliqué. On a eu du mal à s’installer dans la première partie de tableau. On a vécu une saison difficile et on n’a pas su sortir la tête de l’eau jusqu’au coronavirus qui nous a relégué au niveau inférieur. Par rapport à l’effectif, on peut dire que c’est une déception car il y avait des joueurs de grande qualité. Si on prend les individualités, on aurait pu prétendre à jouer la montée, mais la mayonnaise n’a jamais trop pris.

Et sur le plan personnel, comment jugez-vous votre année ?

C’est un peu mitigé car je n’ai pas eu énormément de temps de jeu. Je suis donc forcément un peu déçu… J’aurais aimé prendre part davantage au jeu et aider les copains à se maintenir, puisque c’était l’objectif en deuxième partie de saison…

Il y a des regrets ?

Oui, bien sûr. Je pense qu’il y a eu des erreurs de faites. Le recrutement a aussi été très tardif. On descendait de Ligue 2 et donc beaucoup de joueurs sont partis aussi. Il y a eu un renouvellement d’effectif avec beaucoup d’arrivées, des joueurs qui ont posé leur valise sur le tard, en fin de préparation. On se découvrait, on apprenait à jouer ensemble et c’est ce qui a fait qu’on a pris un peu de retard. Un retard qu’on a jamais su rattraper et qu’on a traîné comme un boulet au pied jusqu’à la fin de saison. Les dirigeants n’étant pas satisfaits du groupe, en décembre, ils ont recruté, ce qui n’a pas aidé.

« Il ne peut y avoir que de la déception »

La chute a été difficile…

Oui c’est pour ça qu’il y a de gros regrets, car moi je suis arrivé il y a 3 ans en National. On a fait une super montée en Ligue 2 avec une superbe deuxième partie de saison et suite à ça, tout s’est mal passé derrière… Le club est redescendu directement en National, ça s’est joué à un point. Puis l’année d’après, il y a eu une nouvelle dégringolade. Il ne peut y avoir que de la déception, c’est dur à encaisser pour l’ensemble du club.

C’est la première fois que vous vivez ça ?

Oui, c’est la première fois. En plus, j’allais découvrir la Ligue 2… J’avais connu une montée avec Mont de Marsan de CFA 2 en CFA et on avait réussi à se maintenir au niveau CFA pendant plusieurs d’années. On est peut-être monté trop vite… J’étais aussi monté avec Le Mans en Ligue 2. J’avais été prêté par Béziers mais suite à ça, je suis revenu sur Béziers. Ensuite, Le Mans est redescendu en National.

Quel est votre futur ?

Sur les trois dernières saisons, j’ai quand même réalisé deux accessions en Ligue 2. Et malgré ça, je n’ai fait que quelques matchs à ce niveau. J’ai envie de retrouver un challenge qui me permette de continuer en National, une équipe qui va me donner du temps de jeu. Je suis ouvert à toutes propositions. Je suis motivé pour essayer de revivre des choses comme celles-là, car ça reste quand même de supers souvenirs avec ces accessions. Je n’ai qu’une seule chose en tête, c’est de retrouver ça !

« Je recherche un club en National qui me permette de retrouver du temps de jeu »

Qu’est-ce que vous recherchez exactement ?

Je recherche un club en National qui me permette de retrouver du temps de jeu ou dans le pire des cas un club de N2 qui me permette de vivre du ballon. En attendant de reprendre dans un club, je m’entretiens tous les jours grâce à un programme de préparation physique envoyé aux joueurs pros par l’UNFP.

Revenons sur votre carrière. Vous avez joué un an au FC Martigues, c’était le premier grand départ de votre carrière ?

J’ai fait une année à Martigues oui, c’était la première fois que je partais de chez moi. J’ai grandi à Mont de Marsan. Quand je suis parti à 21 ans, c’était pour Martigues, dans un contexte assez particulier, et un sud un peu chaud (rires). Je pense que ça m’a un peu endurci, ça m’a servi pour la suite et j’en garde un bon souvenir. C’est ce qui m’a permis plus tard de venir goûter au National et de venir à Béziers vivre de grands moments. Je suis content de l’avoir fait. Quand je suis parti de Mont de Marsan, ils étaient au même niveau que le FCM, mais ça m’a permis de vivre autre chose. Tous les joueurs étaient sous contrat fédéraux donc ça a été une découverte pour moi.

« La région du Grand Ouest aussi m’attire particulièrement »

Retrouver le sud, ça vous tente ?

Ça ne me freine pas. La destination ne sera pas quelque chose qui me bloquera.Je ne dis pas non à retourner dans cette région, évidemment. La région du Grand Ouest aussi m’attire particulièrement.

Quel est votre poste de prédilection sur le terrain ? L’attaque ou le milieu de terrain ?

Dans ma carrière, j’ai joué à tous les postes offensifs. J’ai commencé par milieu sur le coté, puis rapidement on m’a mis dans l’axe numéro 10, ensuite j’ai fait six mois à Mont de Marsan en tant qu’attaquant de pointe. Puis, j’ai été 10, 8 voire 6 à Béziers. Mais mon poste de prédilection, c’est soit sous l’attaquant, soit milieu de terrain plus offensif, mais en tout cas dans l’axe, au cœur du jeu.

Pour finir, si vous deviez garder un seul coach ?

Il y en a eu plusieurs des bons… Quand j’étais au Stade Montois, c’était Pierre Aristouy. Il était ancien joueur et j’avais évolué avec lui sur les terrains. Désormais, il est entraîneur de l’équipe réserve du FC Nantes. Le fait d’avoir joué avec lui avait instauré une affinité particulière. C’était hyper intéressant de travailler avec lui, il a été formé à Nantes, connaît le jeu à la nantaise. Ça m’avait plu ! Il y a aussi Mathieu Chabert qui m’a fait découvrir le national. Il était venu me chercher en N3. On avait fait une super saison avec au bout la montée en Ligue 2. De grands souvenirs.