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Bernard Toulouse (SA Merignac) : « Tous nos éducateurs sont diplômés avec un certain savoir-faire »

13/02/2019 à 15:24

Le SA Merignac figure sur la troisième place du podium du nombre des licenciés (731), au sein de la ligue Nouvelle-Aquitaine. Bernard Toulouse, président du club, explique les raisons d'un tel chiffre.

Vous êtes troisième de l’ensemble de la Ligue Nouvelle Aquitaine, en terme de nombre de licenciés. Quelle est votre réaction ?

Ca fait plaisir un tel classement. On a une certaine attractivité, tout comme nos voisins d’Arlac. On est limité par les infrastructures, il faut énormément de terrains, de vestiaires, et c’est ce qui nous empêche d’avoir plus de licenciés. Mais ce chiffre-là, c’est déjà dur à gérer. Il faut du personnel, tous nos éducateurs sont diplômés avec un certain savoir-faire.

Depuis combien de temps avez-vous autant de licenciés ?

On était dans les 600 licenciés environ, jusqu’à présent. Depuis deux ans on a ouvert les féminines, et ça nous a permis d’augmenter le chiffre. Aujourd’hui on en a 90, c’est une section qui prend, chose que je ne pensais pas forcément. Et je crains que la saison prochaine avec la coupe du monde féminine en France, il va y a voir un engouement qui amènera du monde. Et ça, on ne sait pas encore comment le gérer. Aujourd’hui, hormis en débutant, on fait des sélections.

Est-ce que c’est un objectif ou non ?

Oui c’est voulu d’avoir ce nombre, mais avec un niveau requis. On ne veut pas non plus faire de la garderie. On fait partie d’un club omnisports, et on a une mairie qui nous soutient, avec comme ambition : le sport pour tous. Si on avait plus de terrains et d’éducateurs, peut-être qu’on irai au-delà, mais ce n’est pas possible pour le moment.

Existe-t-il une gestion particulière avec autant de licenciés ?

Il faut des gens compétents à tous les niveaux. Du président, à tous ceux qui travaillent au club, ce ne sont que des bénévoles. Au quotidien, il y a 76 personnes qui travaillent, qui accompagnent les équipes, tiennent les foyers, lavent les maillots. Nous avons aussi notre tournoi international en fin d’année, c’est 150 personnes en plus qui viennent nous aider pour accueillir les plus grands centres de formation. Il y a du potentiel à ce niveau-là.

Il y a t-il eu un effet post coupe du monde ?

On est un peu un mauvais exemple, car on est limité, et on ne peut pas en prendre plus. On a facilement refusé environ 150 personnes, on dit plus souvent non que oui. C’est triste de refuser des jeunes de 6 7 ans qui veulent découvrir ce sport.

Quelles sont les ambitions du club à l’avenir à ce niveau-là ?

On veut rester dans ces standings, même si il y aura certainement une légère augmentation avec les féminines. On s’est rendu compte que les féminines, c’était plus difficile à gérer. Mais on ne court pas après le chiffre, on est sur notre rythme de croisière, et on veut s’y tenir.