Coupe de France4e tour

Mathéo Eppert (Stade Bordelais) : « Je vais rentrer avec mon frère qui joue en U9 à Matha »

28/09/2018 à 14:59

Moment d'émotions à venir pour Mathéo Eppert. A 20 ans, le jeune joueur du Stade Bordelais s'apprête à affronter son club d'origine, l'Avenir de Matha (D1, 17) au 4e tour de Coupe de France. Un tirage spécial que décrit l'attaquant.

Vous deviez être le plus heureux du Stade Bordelais au moment où vous avez appris le tirage face à l’Avenir de Matha…

Oui, j’étais surement le plus content. J’y pensais avec mes proches et ma famille. C’était davantage un rêve. Je ne pensais pas que ça pouvait se transformer comme un tirage réel. Quand j’ai appris le tirage, j’étais hyper content. J’ai réalisé. Ca arrivera surement une seule fois dans ma vie. Il va falloir en profiter, ce sont de super souvenirs.

Rappelez-nous votre parcours…

J’ai commencé là-bas à 5 ans, jusqu’à mes 13 ans. Puis je suis parti à Cognac pendant sept ans, tout en intégrant le pôle espoirs de Bordeaux. Là, c’est ma deuxième saison au Stade Bordelais.

Que vous reste-t-il de Matha ?

Ce sont des souvenirs, le terrain, les infrastructures. Ca fait hyper longtemps que je n’ai pas joué dessus. Ca va être sympa d’y retourner comme joueur. J’y suis allé en spectateur, mais mettre les pieds sur le terrain avec ces spectateurs, parce qu’il y aura du monde, ça va faire monter les poils, je vais avoir des frissons. Ca va être génial.

Vous y connaissez du monde encore ?

Pour le tirage, j’ai eu 2-3 messages de personnes qui jouent à Matha. J’en ai eu d’autres de supporters, de dirigeants qui sont contents de me voir revenir. Je connais tous les joueurs, les dirigeants. J’ai toujours gardé un très bon contact avec les joueurs. Ca reste de bons copains. Les anciens, je suis allé les voir jouer. Les dirigeants, comme c’est un petit club, ça ne change pas tous les ans. Ensuite, j’ai progressé, donc ils se souviennent de moi. Et puis, il y a mon oncle, Stéphane, qui joue en équipe vétérans. Mon petit frère, Malovan, joue en U9. Je crois qu’il est prévu d’ailleurs que mon frère rentre avec moi. Mes parents sont contents. Ils voulaient absolument que ça arrive. Moi je suis heureux. Plein de joueurs du Stade Bordelais en ont conscience. Ils me disent que c’est incroyable ce qui va m’arriver, qu’ils aimeraient jouer contre leur club formateur. Il va falloir en profiter, sans oublier la compétition, gagner, car ça reste un match.

Que faudra-t-il faire pour y arriver ?

Matha, c’est de la D1, mais ça ne veut rien dire. Ils y croient et ils ont raison. Ca reste un match. Tout peut se passer. Il y a cinq niveaux d’écart, il faut que ça se voit. Tant qu’il y a 0-0, ils vont y croire. Le mieux sera de marquer rapidement, ça va calmer leur intensité de jeu et diminuer leur adrénaline.

Vous avez un dernier message ?

Je remercie l’Avenir de Matha pour toute ma formation jeunes, tous mes encadrants de 5 à 13 ans. Je passe le bonjour à tous les joueurs que je vais affronter, je leur souhaite bon courage. Que le meilleur gagne, qu’on s’amuse. Ce sera le principal.

 

Des jongles sous le maillot de l’Avenir de Matha, à la pose sous le maillot du Stade Bordelais. Le temps a passé pour Mathéo Eppert, mais les couleurs n’ont pas changé. (Crédit : DR / Stade Bordelais)