R3 (Gr. M)19e j.

Champion à trois journées de la fin, Ploumagoar va enfin goûter à la R2 !

18/04/2018 à 21:10

Ça y est, Ploumagoar est champion. Dimanche, la formation drivée par le binôme Barry-Salvi a fini par faire plier Lanvollon (1-2) au bout d'une rencontre acharnée. Une récompense logique au vu du parcours du Racing... Le club et la commune l'ont voulu, ils l'ont eue : la R2 2018/2019 se jouera avec Ploumagoar. Les deux techniciens évoquent cette montée historique dans une interview.

Trois jours après cette victoire et ce titre de champion, quel est le sentiment qui prédomine ?

Barry Boubabar : C’est une fierté de faire une telle saison. Ça fait trois ans qu’on est en haut. On avait fait une belle saison l’année dernière et ça fait deux ans que tout se passe bien.

Sylvestre Salvi : En 2007, on avait terminé champion mais on n’avait pas accédé à la DRH à cause d’un problème d’arbitres. On avait tenu les joueurs en haleine jusqu’à la fin mais on n’était pas monté. Atteindre la R2 onze ans après, alors qu’on ne l’a jamais fait, c’est une aubaine pour le club. La R2, c’est la DSR avec quelques équipes de DSE. C’est formidable. C’est une fierté pour la commune et pour l’ensemble du Racing, on va apprécier. Être champion si tôt… On va jouer les prochains matchs pour les gagner et on a la Coupe Ange Lemée aussi même si ça va être difficile. C’est un travail qui demande du temps, il faut savourer. Maintenant, on sait très bien qu’à peine la montée validée, les soucis commencent.

Qu’est-ce qui a fait votre force ?

B. B. : Le travail. Les joueurs adhèrent à ce qu’on a mis en place. On avait terminé premier de PH avant de perdre les barrages. Cette année, ça a suivi, on est resté sur notre ligne de continue. On prône le jeu, avec une rigueur tactique. Je le dis, ce n’est pas du hasard, c’est du travail. Les joueurs ont très bien bossé.

S. S. : Sur dix-neuf matchs, on a fait deux nuls et une défaite, c’est une très bonne saison. On n’a perdu que contre la réserve de Ploufragan lors de la troisième journée. 5-1… Pour la petite histoire, il y a évidemment eu un petit mot au passage. Derrière, on s’est repris en gagnant 2-0 contre Pordic. On a enchaîné victoires sur victoires. Comme on dit, l’appétit vient en mangeant donc on a pratiquement fait un sans fautes. C’est extraordinaire d’être champion à trois journées de la fin.

Une rencontre tendue avant le dénouement

Lanvollon était votre dauphin, comment aviez-vous préparé ce match ?

B. B. : On savait que le match serait difficile. Avec Ploufragan, c’était la seule équipe qu’on n’avait pas battue à l’aller. Mais on avait des certitudes et huit points d’avance. On savait que ça allait être un combat, on était allé les voir jouer à Grâces. C’est vrai que le fait de gagner là-bas et d’assurer la montée, c’est tout sauf une surprise, même si c’est une belle équipe.

Beaucoup d’observateurs vous avaient désigné comme le favori cette saison. Vous avez donc assuré avec cette étiquette…

B. B. : Non, on était parmi les favoris avec l’équipe 3 du Stade Briochin, la réserve du COBSP, Lanvollon et Ginglin qui a une très belle équipe. On a voulu s’appuyer sur ce qu’on sait faire. La satisfaction, c’est que plusieurs entraîneurs adverses ont dit que c’était la meilleure équipe qui montait.

S. S. : Il y a trois ans, on serait monté si on avait battu Hillion et si le concurrent perdait de son côté. C’est de la régularité. Contre Chantepie (aux barrages pour la R2), on perd 2-1 et on fait un nul chez eux. On avait un peu les boules. Sur ce match contre Lanvollon, Gilles Morvan, que je connais très bien, dit que le penalty de l’égalisation est sévère. Si un arbitre ne doit jamais compenser, leur but est entaché de deux fautes. Tout ça s’annule. Le principal, c’est qu’on soit passé par le jeu. C’est la meilleure équipe qui a gagné et qui monte. Le coach nous a dit en fin de match qu’on le méritait. L’arbitre était jeune et neutre. Nous, on n’avait pas pas la pression du jeu, un nul nous aurait aussi permis de voir l’avenir avec une certaine sécurité. C’était peut-être notre point fort et ce pourquoi ça s’est fait dans les dernières minutes. D’autant qu’on égalise à dix contre onze parce que notre meilleur joueur s’est pris un carton blanc sur leur but. On les a encore plus dominé. Je pense que tout s’est apaisé avec le président, le public, les joueurs et l’entraîneur. La victoire est justifiée.

Le doublé est-il jouable ?

B. B. : On va en parler avec les joueurs. On va surtout se focaliser sur notre rythme. Ce n’est pas bon de terminer sur des défaites, il faut bien finir. Il y a un derby contre Grâces en championnat ce week-end, c’est une très bonne chose. Il faut être prêt. Et puis la coupe le 1er mai, il faut se qualifier tout simplement. On verra le tirage après, il faut éviter de se relâcher même si c’est naturel dans cette situation.

Propos recueillis par David Guitton