Interview

Jordan Ikoko (Ludogorets) : « Ici, je joue l’Europa League »

23/11/2020 à 17:35

Passé par le Havre, le RC Lens et Guingamp, Jordan Ikoko (26 ans) se régale au PFK Ludogorets Razgrad (D1 bulgare). Formé au PSG, l'international de la République Démocratique du Congo a pu découvrir les joies de l'Europa League. Entretien.

Après avoir été formé au PSG, vous êtes passé par Guingamp, aujourd’hui vous jouez pour Ludogorets, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

J’ai fait plusieurs clubs, je monte crescendo et je suis content de moi. J’ai découvert plusieurs aventures. Après avoir commencé par la Ligue 2 puis la Ligue 1 et maintenant, je suis à l’étranger, je gravis petit à petit les échelons.

En juin 2019, vous avec donc choisi de rejoindre la D1 Bulgare. Pourquoi ce choix ?

Cela s’est fait naturellement. J’avais bien réfléchi avec ma famille, j’ai pesé le pour et le contre et au vu de la descente du club de Guingamp en ligue 2, et que je ne jouais plus trop, j’avais envie d’un nouveau challenge. D’autres propositions étaient sur la table mais j’ai préféré rejoindre Ludogorets et partir à l’étranger. J’avais un peu d’appréhension car c’est un nouveau pays, une nouvelle langue et des coéquipiers différents mais je n’ai pas eu peur d’y aller.

Avez-vous le sentiment d’avoir franchi un cap en rejoignant Ludogorets ?

Clairement ! Ici, je joue l’Europa League ce qui n’était pas le cas avant. En jouant cette compétition européenne, j’apprends et c’est toujours enrichissant. Après, c’est vrai que le championnat Bulgare n’est pas égal à la Ligue 1 mais ça me permet de jouer d’Europe.

« L’objectif principal est de remporter le championnat pour la dixième fois consécutive. »Jordan Ikoko

Comment s’est passée votre intégration au sein du club ?

Très bien, j’ai été bien accueilli par tout le monde. En plus, certains joueurs parlent français et cela facilite toujours les choses.

Quelles sont les caractéristiques du championnat Bulgare ?

C’est un championnat avec beaucoup d’intensité et de duels, c’est très physique. Après, au niveau de la tactique et de la technique ce n’est pas comme la Ligue 1, le niveau est légèrement plus faible.

En championnat, vous occupez la première place, quelles sont les ambitions du club cette saison ?

C’est de retrouver la Ligue des champions. Cette année, malheureusement nous avons échoué au 2ème tour des barrages (défaite 2-0 en score cumulé face au FC Midtjylland, ndlr). Nous misons tout sur le championnat et l’Europa League, même si en Europa ça risque d’être difficile. Mais le véritable objectif principal est de remporter le championnat pour la dixième fois consécutive.

Justement le point noir de ce début de saison, c’est le démarrage en Europa League avec zéro point en trois journées. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a eu énormément de changements dans notre équipe, nous avons eu l’arrivée d’un nouvel entraîneur. La covid-19 n’arrange pas les choses non plus, certains de nos joueurs ne pouvaient pas jouer. C’est ce qui explique notre mauvais départ. À nous maintenant d’engranger le plus de points possible sur la phase retour pour passer les poules.

« Il ne fallait pas se voiler la face, mon aventure avec l’équipe de France était terminée »Jordan Ikoko

Vous avez le choix en octobre 2016 de rejoindre la sélection de la République Démocratique du Congo…

J’ai beaucoup réfléchi avec ma famille avant de prendre cette décision. Il ne fallait pas se voiler la face, mon aventure avec l’équipe de France était terminée. J’ai préféré faire un choix de cœur pour moi et pour ma famille. Mes parents étaient très fiers de moi lorsque j’ai fait ce choix et cela m’a conforté dans ma décision.

Depuis vous avez notamment participé à la CAN 2017, un moment fort de votre carrière ?

C’était un sentiment de satisfaction, de joie de pouvoir représenter mon pays dans une compétition comme la can. Voir que tout un peuple était derrière vous, c’était plaisant et ça nous a galvanisé. Il y avait une ambiance incroyable et j’en garde de très bons souvenirs.

Vous avez 26 ans actuellement, quels sont vos rêves pour la suite ?

Mon rêve est de pouvoir disputer un jour la Ligue des champions. Entendre cette fameuse musique avant de disputer le match et surtout se frotter à de grandes équipes c’est quelque chose de beau. J’espère bientôt la découvrir.

Propos recueillis par Yanis Ben Messaoud

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