R2 (Gr. B)15e j.

P. Guinard (COB Football) : « Penser qu’on va lâcher, c’est mal connaître le COB »

09/03/2018 à 19:01

Engagé dans une série de quatre matchs sans victoires, le Club Olympique Briochin reçoit Plaintel ce week-end. Si son équipe parait en perte de vitesse, Philippe Guinard l'assure : l'ensemble du club, lui et son groupe sont dans le vrai. Avec plus de quatre cent licenciés, le COBSP est une structure qui vit même si son équipe fanion n'est pas au mieux actuellement. Pour sa dix-neuvième saison au club, l'entraîneur costarmoricain ne tremble pas. Rendez-vous dimanche, à 15 heures 30, pour un déclic attendu.

Votre équipe traverse une période difficile et la lutte pour le maintien est lancée. Comment vivez-vous cette situation ?

Quand on est dans le vestiaire, on voit que tout le monde s’entraîne, tout le monde fait les efforts et les concessions.  A l’arrivée, la réussite n’est pas forcément en adéquation avec le travail et l’implication de chacun. Maintenant, dans le football, ça tourne. On est dans un moment où il faut s’accrocher. Ce qui est terrible, c’est qu’on est sur le bon chemin mais on n’a pas de victoire qui vient le valider. Les joueurs le ressentent, l’ambiance est saine, il faut que ça se concrétise. Les bons résultats nous échappent notamment à cause de faits de jeu important.

Certains ont été plus cruels que d’autres ?

Je ne vais pas les lister mais il y en pas mal en ce moment. Depuis 2018, on n’avance pas, on a un caillou dans la chaussure. On a les occasions et on en subit peu mais on perd. C’est un peu fou. Le deuxième constat, je suis lucide, c’est que le foot est magnifique et que la roue tourne. Elle va tourner à un moment, on va aller la chercher. Aujourd’hui, on a quatre victoires, deux nuls et huit défaites. Je crois aussi qu’on a ce mérite dans le football pour être honnête. Penser qu’on va lâcher, c’est mal connaître l’état d’esprit du COB, des joueurs, des dirigeants et le mien. Celui que j’essaie d’inculquer au quotidien à mon groupe en tout cas.

Le COB, c’est un nul trois défaites par un but d’écart lors des quatre dernières journées

Que vous manque-t-il pour inverser la tendance ?

Je vois que les joueurs sont présents et s’investissent. Bien sûr qu’ils veulent autre chose. Mais on est dans le bon wagon, il ne nous manque à la fois pas grand chose et énormément. C’est à dire une victoire voire deux d’affilée pour que notre parcours soit en adéquation. Je suis passionné, je sais que l’abnégation et le travail sont toujours récompensés. Le football est parfois vicieux, le poteau peut être sortant ou rentrant. Je suis persuadé que ça va venir mais il ne faut pas que ça tarde trop. On a tous besoin de confiance et elle ne s’acquiert pas à l’entraînement, c’est dans notre tête. Je veux absolument trouver la victoire le plus rapidement possible.

Sur quoi vous appuyez-vous pour y croire et avancer ?

Tout va se passer dans la tête, tout va se passer grâce a mon groupe. Je donne les clés physiques et tactiques et c’est à eux de se prendre en main, entre guillemets, dans les moments difficiles. Il faut être capable de faire le dos rond et, à l’inverse, se dire que ce n’est pas fini quand on gagne. L’autre critère, c’est que je pense que mes joueurs sont convaincus mais qu’ils ont besoin de gagner.

Vous recevrez donc Plaintel avec l’idée de l’emporter ?

Oui, bien sûr, comme chaque week-end. On est dans la continuité. Même si on n’est pas récompensé, on est dans le vrai. Que ce soit Plaintel ou une autre équipe, on vise toujours la victoire. Nous en sommes capables à nous de le faire.

Propos recueillis par David Guitton