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William Duval (Plérin) : « A Plérin, il y a le plaisir du foot mais surtout un esprit familial »

04/11/2020 à 19:01

L'ailier du Plérin FC William Duval est revenu sur le début de saison intéressant de son équipe et plus mitigé au niveau du club.

Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?

Très intéressant. On a une équipe très sérieuse et compétitive avec un bon recrutement effectué. On s’entend tous bien. C’est mieux que l’année dernière.

En championnat, contre Ploumagoar, on avait gagné 5-1 à domicile. On avait fait du bon jeu. Au COB, la défaite (2-0) ne reflète pas le match. On les a dominés dans le jeu mais comme quoi ça ne suffit pas des fois. On a joué que deux matchs de championnat. Avec la covid, le match contre Perros a été reporté et on devait jouer le match en retard contre Goudelin, le mercredi mais avec le confinement, nous n’avons pas pu.

Quel sentiment procure un sixième tour de coupe de France pour un pur plérinais ?

C’est la première fois que je l’atteins. C’est fabuleux. On devait jouer contre Plabennec, une N2. C’est un match de gala comme le dit Ludo (Le Gall, le coach). Reste à savoir maintenant quand ça va reprendre. C’est compliqué. Nous sommes dans une position d’attente.

A Plérin, le mercato a été ambitieux. Comment avez-vous vécu toutes ses arrivées ?

Ca a comblé des petits trous là où il fallait. Il y a eu des défenseurs centraux qui apportent de la concurrence. Quentin Le Mat ( Langueux) est arrivé au poste de latéral. C’est une très bonne recrue. L’année dernière, on avait beaucoup de blessés. Là, on commençait à en avoir mais l’effectif s’est densifié. Les joueurs sont tous intéressants les uns comme les autres.

Une arrivée a été particulièrement déterminante. Celle de l’entraîneur Ludovic Le Gall, non ?

Oui, il n’y a rien à dire. Nous avons tous apprécié Ange (Carletti) l’année dernière et il y a deux ans. Ludo apporte aussi son expérience et sa vision du football. Au niveau des séances, c’est complet. On a rarement aussi bien travaillé. Nous avons même un préparateur physique Maxime Leblanc.

Vous faites partie d’une des générations dorées au club (année 93-94, équipes en DH et en DRH chez les jeunes). Est-ce une des raisons du renouveau de Plérin ?

Avec la génération 93-94, on était parti pour prendre un peu d’expérience ailleurs. On s’était tous dit qu’on reviendrait un jour à Plérin. Quand on est revenu, Plérin était dans le dur en R3. On s’était dit pourquoi ne pas jouer une montée ? On y est arrivé.  Ça fait du bien de retrouver le club un peu dans la lumière.

Quelles sont les autres motifs de ce retour au premier plan ?

Nous sommes tous copains.  Ça joue beaucoup. Tu peux ne pas trop savoir jouer au foot mais si tu compenses par un bon mental et une bonne équipe, ça peut faire la différence. Nous sommes tous solidaires.

Comment avez-vous vécu toutes les péripéties extra sportives (cambriolage, sanglier, covid) ?

Ça surprend. Tu penses que ça n’arrive qu’aux autres. Le cambriolage, c’est tragique. Pour les sangliers, c’est encore plus désolant surtout pour les gens de la ville qui ont eu du boulot en plus. Ce sont des imprévus. Et pour le coronavirus, c’est arrivé. Nous avons mal joué le coup. On a fait payer les associations de Plérin.

Vous êtes vous sentis stigmatisés ?

Oui forcément, il en fallait un. C’est arrivé. On ne peut pas le nier.  Ça va servir aux autres. Je ne vais pas m’éterniser sur le sujet.  Ça fait toujours suer d’entendre parler de Plérin que pour ça. Malheureusement, c’est tombé sur nous.

Pourquoi aimez-vous le club ?

C’est un club familial. J’ai connu tous mes potes ici. Tous les joueurs habitent principalement dans les alentours. Il y a le plaisir du foot mais il y a surtout cet esprit familial.

Matthieu Naizet

Crédit photo : Le Télégramme