N2 (D)11e j.

Zana Allée (Stade Briochin) : « J’avais faim »

17/11/2017 à 10:21

Avant d'évoquer la rencontre de National 2, qui opposera le Stade Briochin à l'US Granville, Zana Allée, récemment arrivé dans les Côtes d'Armor, a raconté son plaisir de la compétition. L'ancien joueur offensif de l'AC Ajaccio et du Stade Rennais était prêt à retrouver les terrains.

Vous avez joué et marqué contre le Geldar de Kourou, samedi, en Coupe de France…

Ca faisait longtemps que je n’avais pas rejoué. Quand je suis rentré à la mi-temps, j’étais très content. Sur ce but, Yoann De Cler part de loin, il dribble un ou deux défenseurs et il me décale. Je mets un enroulé sur le côté.

Ca fait du bien ?

C’est bien de retrouver les terrains. Je n’avais pas de compétition lors des deux mois que j’ai passé avec eux à m’entraîner. Je n’étais pas vraiment concerné, j’étais dans l’attente. Un jour, le coach m’a proposé un deal, ça l’arrangerait que je les aide. Mais si je suis sollicité par un club au-dessus, j’ai le droit de partir à tout moment. Le but est de les aider et de garder le rythme de compétition.

Il y a votre frère, Ahmad…

C’est un plus, mais ce n’est pas la seule raison. J’avais joué avec lui à Rennes.

Comment vous êtes-vous senti samedi ?

Je me suis senti bien. J’avais faim. J’étais ressorti de six mois à Concarneau, où j’avais fait de bonnes prestations. J’avais eu des contacts avec pas mal de clubs de Ligue 2 ou de National. Mais ça ne s’est pas fait pour diverses raisons.

Vous allez jouer en championnat ce week-end.

Ces 45 minutes servent à se mettre dans le bain pour le championnat. Je me sens prêt à débuter, même si je ne serai pas au maximum de mes capacités, mais c’est le coach qui décidera.

Que pensez-vous de Granville ?

J’avais joué contre eux, il y a quelques années avec Rennes. Ça va être un bon match. On est à domicile, il faudra bien démarrer, et être sérieux comme contre le Geldar.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre le Stade Briochin ?

Il y a la compétition. Le Stade Briochin, c’est un club ambitieux. Ils veulent monter, ils peuvent. J’ai décidé de les rejoindre pour les aider.

Que retenez-vous de vos six mois à Concarneau ?

J’étais parti là-bas pour jouer et me faire voir. Je suis arrivé en milieu de saison, j’ai fait de bonnes prestations. J’avais des possibilités pour jouer plus haut en fin de saison, donc j’avais décidé de partir. Mais, finalement, ça ne s’est pas fait. Concarneau avait en travers de la gorge le fait que je ne reste pas, et n’a pas voulu me reprendre, ce que je comprends. Je garde de très bons souvenirs là-bas, c’est un très bon club, avec un très bon coach. Le club est ambitieux, il y a du public.

Vous les suivez encore ?

Je regarde leurs résultats. Ca aurait été bien de tomber contre eux en Coupe de France, mais on aura un autre club de National (Laval).

Et Rennes ?

Je garde de très bons souvenirs là-bas. C’est Philippe Montanier qui m’a fait monter en pro et qui m’a lancé en Ligue 1 (il a fait cinq matches, NDLR).

Que vous en reste-t-il de la Ligue 1 ?

Dans les 30 derniers mètres, il faut être bon, il faut être capable d’attaquer et défendre, être en place tactiquement.

Vous espérez y retourner ?

Oui, j’y pense encore.