Interview

Aziz Ben Askar : « Il y a un projet ambitieux au niveau de la formation »

04/07/2018 à 14:18

Tout juste nommé entraîneur des U19 Nationaux de l'AC Ajaccio, Aziz Ben Askar a commenté son nouveau poste. L'ancien joueur du Stade Lavallois s'est également exprimé sur l'UNFP FC, qu'il a côtoyé pendant trois saisons.

Pourquoi avoir accepté de rejoindre l’AC Ajaccio ?

Il y a une personne qui m’a contacté, Sébastien Bannier. Je l’ai connu quand j’étais au Stade Malherbe de Caen, et qu’il était directeur du centre. Tout le monde connaît le travail qu’il a fait. Il y a un projet ambitieux au niveau de la formation. Il va apporter son expérience et son expertise. Le contexte et Ajaccio, je connais. J’ai été emballé. Pour commencer en tant qu’entraîneur, c’est le contexte et le projet idéal. D’autant que je ne suis pas venu en terrain inconnu.

L’an dernier, Mickaël D’Amore a fait un bon travail. L’objectif est de continuer ?

Oui, je vais essayer de faire aussi bien et de continuer ce qu’il fait. Mickaël a fait du gros travail. On s’est vu, on a vu ensemble les grandes lignes. Ca m’a motivé. C’est bien encadré, avec des objectifs bien définis. Je vais essayer de répondre aux attentes.

Revenons sur l’aventure UNFP FC. Comment y avez-vous travaillé ?

Pascal Bollini (directeur de l’UNFP FC) m’a contacté il y a trois ans. La 1re année, j’étais avec Serge Romano, puis avec Ghislain Printant, avant de revenir avec Serge. Comme le nom l’indique, on fonctionne comme dans un club. Le but, c’est que les joueurs soient prêts de suite pour se montrer à leur meilleur avantage. Lors des matches, on fonction avec deux mi-temps à chaque fois, puisqu’on a une vingtaine de joueurs. On les divise en deux. Ca permet de les préparer au fur et à mesure, comme une équipe normale, sur le plan physique, tactique et psychologique. Cette année, on a fait un stage vraiment très intéressant, avec un entraîneur, un adjoint, un préparateur physique, un préparateur mental, un osthéo et deux kinés. C’est bien encadré. On était à Fontainebleau. On a fait une randonnée. C’est très intéressant au niveau mental et physique. Il y a une piscine, donc on l’utilise aussi. Au final, tous les sports sont complémentaires, dans un même but, que les joueurs soient performants.

Comment sont choisis les joueurs ?

C’est l’UNFP qui gère ça, avec les joueurs qui sont au chômage et en demande. Il faut des joueurs qui soient volontaires pour venir. Ce sont les premiers inscrits qui sont les premiers servis, tout en gardant en tête d’équilibrer l’effectif en terme de poste. On a de plus en plus de demandes, ça prouve que le stage a bonne réputation. On a des joueurs sur liste d’attente. C’est une bonne nouvelle pour l’UNFP, un peu moins bonne pour les joueurs.

Qu’est-ce qui vous a plu dans les joueurs que vous avez croisé ?

Il y a toujours des joueurs en attente, d’autres en négociation de contrat avec un club. Il y en a certains qui sortent de centre, qui sont en fin de carrière. Ce sont des profils différents. En tant que jeune entraîneur, ça m’a fait gagner du temps, ça permet de s’adapter vite. C’est une bonne école. Chaque année, quand ils m’ont sollicité, je n’ai pas hésité.

Que faîtes-vous le reste de l’année ?

J’ai fini mes diplômes. J’étais comme tout entraîneur, en attente.

Comment s’organisent les matches amicaux ? Qui fait la démarche, les clubs pros ou vous ?

C’est les deux. L’UNFP organise des stages dans tous les clubs durant la saison, pour informer sur le chômage, l’assurance. Cette année, le groupe part en Angleterre. Ca permet de se faire voir et de se montrer dans un autre pays que la France, où les joueurs sont connus. Ca permet d’ouvrir certaines portes.

En trois ans, si vous deviez retenir des moments forts à l’UNFP FC. Lesquels seraient-ce ?

Il y en a pleins. Il y a les stages de cohésion, les stages militaires à Fontainebleau. C’est une réussite. Et il y a le côté humain. J’ai beaucoup appris, sur ce point, dans le management. J’ai rencontré des personnes exceptionnelles, comme le staff UNFP. L’instance fait un énorme travail. Parfois, les joueurs hésitent à venir, mais c’est tout juste si on ne se quitte pas avec des larmes. On en oublie même qu’on est à l’UNFP et qu’on est au chômage. C’est la preuve qu’à tous niveaux, un travail exceptionnel est réalisé. Là, j’ai eu 3-4 jours pour partir. C’est limite avec des regrets que je pars, de les laisser. Ca prouve qu’il y a une bonne ambiance et un vrai travail de fait, ça montre que l’UNFP FC est encadré comme un club de Ligue 1.

Crédit : AC Ajaccio