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Billel Omrani (CFR Cluj) : « J’ai été marqué par ma sortie du loft à l’OM »

18/04/2019 à 17:15

Annoncé très jeune dans le viseur de grands clubs européens lors de sa formation à l'OM, Billel Omrani n'a finalement pas réussi à faire son trou à Marseille. Parti tenter sa chance en Roumanie à l'été 2016 dans l'un des clubs phares du pays, le CFR Cluj, l'ancien minot est aujourd'hui complètement épanoui dans sa vie et son métier de footballeur. Pour Actufoot, l'attaquant a accepté de se dévoiler sur sa carrière à l'aube de ses 26 printemps.

Billel, vous disputez actuellement les play-off (6 premiers) du championnat roumain avec Cluj, club avec lequel vous avez prolongé de trois saisons en fin d’année dernière. Vous devez donc pleinement vous épanouir ici depuis votre arrivée en 2016…

Oui, je peux dire que je suis épanoui ici. Le club m’a donné ma chance, j’ai réussi à la saisir, en faisant mes marques, mes preuves. Aujourd’hui, je suis un titulaire quasiment indiscutable et c’est un grand plaisir. Après, j’ai eu beaucoup d’offres pour aller ailleurs, dont une du club de la capitale, le Steaua Bucarest où j’ai failli signer. J’ai aussi eu une très belle proposition venant de Chine, j’aurais pu y aller et me mettre très bien financièrement, mais j’ai voulu privilégier le football. Et ce, même si le championnat chinois se développe de plus en plus. Finalement, on a décidé de prolonger l’aventure avec Cluj de trois saisons l’année dernière. Je suis très bien ici, le coach m’apprécie beaucoup, et je suis bien aimé de tous les joueurs. Il y a une superbe ambiance.

Après plusieurs années à l’OM, vous décidez de quitter votre cocon pour relever ce challenge exotique. Pourquoi ?

Tout se passait bien à Marseille où j’étais depuis l’âge de 14 ans. J’ai pu intégrer l’équipe de France avec la génération 93, c’était génial. Il y a eu ce premier contrat pro avec l’OM à 17 ans, dans une bonne ère pour le club, entraîné par Didier Deschamps. C’est lui d’ailleurs qui m’a lancé mais ma fracture au métatarse en fin de saison m’a donné du mal à revenir. Avec Élie Baup, ça s’est beaucoup moins bien passé, je n’étais pas bien du tout mentalement à ce moment là. Mon prêt à Arles-Avignon avait bien commencé bien avant de connaître des complications. Je reviens à Marseille au début de la période Bielsa au moment où ils avaient créé le loft. J’étais dedans avec Foued Kadir, Modou Sougou et Rod Fanni notamment. Rod et moi avions réussi à en sortir pour réintégrer le groupe pro. Bielsa a bien aimé mon profil, j’ai commencé à faire quelques entrées tout en marquant des buts avec l’équipe réserve. J’étais épanoui cette année là. L’année suivante, le coach est parti, et du jour au lendemain, je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé. Je n’avais plus le droit de m’entraîner avec les pros, j’ai posé des questions mais on ne m’a jamais répondu. Derrière, c’est compliqué de trouver un bon club quand tu n’a pas quasiment pas fait d’apparitions pendant un an en pro. Il y a eu quelques propositions, j’ai même fait un essai au Queens Park Rangers qui s’est bien déroulé. Mais ils avaient besoin d’un attaquant prêt tout de suite alors que moi, je manquais de rythme. Puis il y a eu le projet de Cluj pour lequel je suis venu prendre la température moi-même. Je me suis dit que c’était un très bon plan pour rebondir et pour le moment, tout se passe très bien.

« Par rapport à ce qu’on peut entendre dans la presse quand on est en France, je pouvais avoir des préjugés. Quand je suis venu ici, franchement, j’ai constaté tout l’inverse ».

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Billel Omrani (CFR Cluj) : « J’ai été marqué par ma sortie du loft à l’OM »

Crédit photo : DR / Visuel : Actufoot