Coupe de France7e tour

François Clerc (Gazélec Ajaccio) : « Je prends du plaisir en défenseur central »

08/11/2017 à 16:42

Ancien latéral droit de l'Olympique Lyonnais, de l'OGC Nice et de l'AS Saint-Etienne, François Clerc, 34 ans, évolue désormais au Gazélec Ajaccio. Dimanche, son club débarque sur la Côte d'Azur pour affronter l'AS Cagnes Le Cros (R2, 06), au 7e tour de Coupe de France. L'ex-international, désormais défenseur central, évoque le match à venir et ses années niçoises.

Dimanche, vous allez revenir sur la Côte d’Azur, pour défier l’AS Cagnes Le Cros (R2, 06), au 7e tour de Coupe de France, avec le Gazélec Ajaccio.

C’est un clin d’oeil sympa de revenir dans la région niçoise et la Côte d’Azur, même si je ne sais pas si je vais faire partie du déplacement, car j’ai un petit bobo. En plus, j’ai habité à Cagnes sur Mer, donc c’est un coin que je connais bien.

Donc le stade Sauvaigo, où aura lieu le match, vous connaissez ?

Je connaissais le synthétique du Cros de Cagnes. L’autre, je vois simplement où il est.

Qu’avez-vous ?

J’ai une grosse béquille qui a du mal à passer. J’espère reprendre rapidement.

Le Gazélec sera évidemment favori…

Bien sûr, on est favori. Ce serait logique qu’une Ligue 2 se qualifie contre une équipe de niveau inférieur. Mais les matches de Coupe de France sont assez serrés. Il y a de bons joueurs dans toutes les divisions. Si l’ASCC est là, ce n’est pas par hasard, il y a bon joueurs. L’an dernier, contre une équipe lyonnaise, on avait gagné 2-1 seulement. On ne fanfaronne pas. On a beaucoup de respect pour eux. Ce sera disputé et très chaud. On devra mettre tous les ingrédients qu’il faut pour remporter ce match. Ca ne sera pas une partie de plaisir, on s’attend à beaucoup d’adversité.

Que vous reste-t-il de la Côte d’Azur ?

J’ai gardé de très bons souvenirs. On a galéré pour se maintenir, mais j’ai passé deux très belles années, avec un groupe intéressant, et un staff super sympa. Je suis encore en contact avec des gens du staff. Je me suis régalé, surtout au Ray, où c’était top. En plus, après Lyon, j’ai enchaîné des matches, j’ai joué. C’est un très bon souvenir.

Quels sont les moments marquants que vous retenez ?

Il y a plusieurs moments marquants. Je me souviens d’une victoire contre Monaco, lors d’un derby à la maison (3 – 2, le 16 avril 2011). C’était un super moment. Il y a aussi le maintien acquis à la dernière journée. Mais c’est général. Je sortais de saisons avec des blessures. J’appréciais de pouvoir enchaîner les matches, j’avais la confiance du club, des coaches Eric Roy et René Marsiglia. C’était un bon souvenir. En plus, la vie est très agréable sur la Côte d’Azur. J’ai bien aimé.

Vous visitiez ?

On en profite un peu, pendant les repos pour visiter. J’allais en Italie, à Menton, Monaco, ou Cannes de l’autre côté. J’aimais bien Eze et Saint-Paul également.

Revenez-vous sur la Côte d’Azur, parfois ?

Ca m’arrive de revenir de temps en temps. J’y ai quelques amis. J’ai la belle-famille à Antibes. Mais je ne reviens pas autant que je souhaiterais, seulement une ou deux fois dans l’année. D’ailleurs, je suis venu à l’Allianz Riviera une fois, en tant que spectateur, c’est sympa. J’y avais joué avec Saint-Etienne.

« Le Ray ressemblait bien à Nice »

Qu’en pensez-vous ?

Il est très beau. Il est moderne. Nice en avait besoin. Comme beaucoup de Niçois, je suis nostalgique du Ray, qui était mythique, fantastique niveau ambiance. Pour que le club grandisse, il avait besoin d’une nouvelle infrastructure, d’un stade neuf. J’ai quand même une pensée pour le Ray, qui était un super stade.

Le Ray, justement, est en train d’être détruit. Ca vous fait quoi ?

Je ne savais pas qu’ils étaient en train de le détruire. Je l’ai vu récemment. Ca fait un petit pincement au coeur, mais c’est la vie. C’est un stade qui se prête au foot, qui ressemblait bien à Nice et à ses supporters. Les adversaires se souviennent du Ray, avec ses ambiances chaudes, ses tribune qui étaient proches.

François Clerc, lors du match Nice – Monaco (3 – 2, en 2011). Crédit : OGC Nice Medias

Comment abordiez-vous les déplacements au Ray, quand vous étiez à Lyon ?

On sait que ça va être une ambiance chaude, qu’on allait passer une soirée difficile. Gagner au Ray, c’est une performance. Avec l’appui du public, les supporters chauds, c’est compliqué de s’imposer. Ce sont des matches souvent chauds, dans une ambiance électrique. Au Ray, c’était un match excitant pour les joueurs.

Le centre d’entraînement a changé aussi…

J’ai vu ça. J’ai eu le kiné, Philippe Boulon, qui m’en a parlé. J’ai vu des images sur internet, il est fantastique. C’est un outil extraordinaire. Je suis impressionné par le centre, qui est magnifique. Il était un peu rustre notre centre. Ca ne nous empêchait pas de travailler.

Cette époque, c’était Nice, loin d’aujourd’hui…

C’est ce qui faisait Nice. On aurait préféré être plus haut, faire ce que fait l’équipe aujourd’hui. Mais les moyens n’étaient pas les mêmes. On était accrocheur, c’est ce que les gens voulaient. Maintenant, la dimension est autre. Le club arrive à attirer de très bons joueurs, il peut s’appuyer sur le centre. Ils travaillent bien. C’est plus difficile actuellement, mais je ne me fais pas de soucis pour eux. Ils ont fait de super coups sur le recrutement. Le coach est un très bon choix. On a eu notre période. Là, elle est plus belle, mais ça n’enlève rien au charme d’avant. Ca fait partie du foot. Ils sont en haut, je suis très content pour eux.

Vous êtes désormais au Gazélec Ajaccio. Comment ça se passe ?

Tout va bien. J’avais envie de jouer, de continuer de prendre du plaisir, d’être compétiteur.

« On est en phase de reconstruction »

Vous y êtes depuis quinze mois…

L’année dernière, ça a été. Ca a été plus dur sur la deuxième partie de saison, puisque ça ne se passait pas très bien. Là, avec le nouveau coach, il y a un nouveau souffle. Personnellement, je suis définitivement passé en défenseur central. C’est une bonne chose pour moi. En latéral, il faut avoir des jambes. Je prends beaucoup de plaisir. Collectivement, l’an dernier, on avait des ambitions pour remonter, on n’a pas réussi. On n’a pas fait une mauvaise saison, mais on s’attendait à mieux. Cet été, le groupe a changé, il y a un nouveau coach. On est en phase de reconstruction. On est dans les clous, on prend les points quand ils viennent, pour être sauvé. On fera le bilan plus tard. Pour le moment, on veut grappiller des places et remonter au classement. On a une bonne équipe, avec un mix d’anciens et de jeunes, dont certains offensivement. Ils découvrent le monde professionnel, la Ligue 2. Il faut un temps d’adaptation. Ils ont un gros potentiel et des qualités. Au fur de la saison, je pense et j’espère qu’on sera plus performant.

Ce poste de défenseur central, ça vous change de celui de latéral, que vous avez connu toute votre carrière.

C’est un peu différent. Un latéral participe plus au jeu. Dans l’axe, il y a plus de placement, c’est moins exigeant physiquement. Il faut beaucoup de concentration. J’aime bien. Je regrette presque de ne pas l’avoir fait plus tôt. Pas au début, mais il y a 2-3 ans. On le voit bien, d’ailleurs, il n’y a plus de latéraux de plus de 32-33 ans. La plupart du temps, ce sont des jeunes qui ont des cannes et des jambes. Je prends du plaisir, j’en profite.

En défense, vous vous retrouvez avec Damien Perquis, Jérémie Bréchet ou Steeve Elana.

On a une base arrière expérimentée. On apporte notre expérience, notre vécu pour les jeunes joueurs, qui ont un gros potentiel et qui sont en progression. Il faut que le mix prenne bien pour avoir de meilleurs résultats.

Crédit : GFC Ajaccio