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Bouremel : « J’ai décidé d’arrêter »

17/05/2017 à 15:53

Quatrième de PHA à seulement un point de la deuxième place, l'AS Nîmes Athlétic va vivre une fin de saison passionnante. L'occasion de donner la parole à Koutir Bouremel, qui à 41 ans, raccrochera les crampons en fin de saison. Entretien avec l'ancien joueur du FC Sète 34, du GC Lunel ou encore du Chemin-Bas...



Koutir, que retenez-vous de ce championnat de PHA ?
Il est particulièrement faible, que ce soit sur un plan tactique ou technique. Mais il est à l’image du football régional, voire du CFA2. Notre équipe n’a pas fait de préparation physique d’avant saison, la plupart des joueurs s’entraînent de manière irrégulière et la moyenne d’âge est particulièrement élevée. Malgré ces paramètres, on a quasiment dominé de la tête aux pieds toutes les équipes. Certaines ont pris des leçons de football. Malgré tout, notre entame a été très compliquée. Sans préparation physique, on a attaqué le championnat de manière catastrophique. Le club a alors décidé de prendre quelqu’un d’expérience, fin connaisseur du football et diplômé. On à récupéré le retard petit à petit et tout s’est enchaîné.

Quelles ont été vos forces et vos faiblesses ?
On a toujours pris du plaisir en étant joueurs. Et puis dans l’équipe, il y a une solidarité, un respect et une entraide considérables. Quant à nos faiblesses, je pense que c’est le manque de concentration à certains endroits du terrain. Nous avions parfois des absences à des moments clés. On pouvait tuer le match à plusieurs reprises mais sur notre première faute d’inattention, on pouvait prendre un but. Malgré tout, nous sommes toujours restés solidaires, ce qui nous a permis de renverser la tendance à plusieurs reprises.

Qu’avez-vous pensé de vos performances ?
Elles ont été dans l’ensemble d’une bonne facture, mais mes coéquipiers m’ont grandement facilité la tâche. Quand j’ai signé au club, mon objectif était de prendre du plaisir tout en amenant ma rigueur. Je peux assurer que jouer ici ou au Chemin Bas, c’est un vrai régal techniquement et tactiquement. En plus, ici, les supporters aiment les joueurs qui mouillent le maillot, qui ne trichent pas et qui aiment le contact, bien-sûr toujours dans l’esprit. Avec moi, ils étaient servis. Dans ce genre de club, il règne toujours une ambiance formidable. Ce qui nous permet de réaliser des missions américaines avec des moyens d’Africains !

De quoi sera fait votre avenir ?
Mon avenir ? Il va satisfaire grandement mon épouse puisque j’ai décidé d’arrêter après avoir connu tous les grands clubs du Languedoc. J’en profite pour remercier mes premiers éducateurs que sont Messieurs Galibert, Lion, Guittat et Pinna, de l’Eveil Mendois. Je remercie tous ces bénévoles amoureux de ce sport qui est un formidable vecteur d’intégration social. Et puis je tiens à remercier tous les présidents, directeurs sportifs ou entraîneurs que j’ai connus. Pas seulement pour la confiance qu’ils m’ont accordé, mais également pour leur honnêteté. Enfin, je salue tous les joueurs que j’ai côtoyé et qui m’ont fait passer de superbes moments. Le football reste un jeu et doit demeurer une passion.