Coupe de France féminine

Retenir le positif

10/01/2018 à 18:43

Lourdement défaits par les filles du Montpellier HSC, 7-0, les féminines de Portet ont de quoi être fière de ce match.

Malheureusement, de si belles histoires ont souvent une fin triste. Si on s’arrête à la défaite, c’est le cas pour le groupe mené par Emma Davezac, la coach de l’ASPCR. Après un jolie parcours en Coupe de France, les féminines de Portet sortent donc sur une défaite sans appel de 7-0. L’entraîneur des filles témoigne.

 

Quel est votre ressenti sur la rencontre ?
On a quand même tenu 30 minutes face à une D1, encore engagée en Ligue des Champions. On a été sérieuses défensivement, puis joueuse. Notre gardienne a été extraordinaire, elle nous sauve le double de buts que ce qu’on prend. A la 30ème, on a laché, et ensuite on n’a pas su faire le jeu. On a encaissé un second but à la 42ème qui a fait un peu de mal au moral. Mais si on nous avait donné 2-0 à la mi-temps, on aurait signé de suite. On n’a pas réussi à développer du jeu. Elles étaient à 5 devant donc c’était compliqué. Les trois derniers buts ont les prend très vite, on a du mal à ce moment là.

Comment voyez-vous la physionomie du match ?
Par rapport à la physionomie du matche, le score est réel. En seconde mi-temps, on s’est écroulé, il faut être réaliste. Maintenant, sur la première mi-temps, si on avait pu en prendre que 4 et en inscrire 1 on aurait pas été contre. Maintenant on n’a pas réussi à se projeter dans les 5 derniers mètres. Il nous manquait 3-4 titulaires habituelles. Au milieu on était complètement noyés et devant on n’a pas eu un ballon. On a notre attaquante de pointe qui a essayé d’être haute, de faire le pressing, mais voilà ça n’a pas fonctionné.

Comment jugez-vous votre adversaire ?
C’est deux monde différents. Elles sont professionnelles et peuvent plus s’entraîner. Nous, elles travaillent toutes à côté donc c’est difficile de tenir le niveau. Après, elles ont un super état d’esprit. Tout le monde était heureux ici. C’était une malchance de tomber sur elles car dans le chapeau il y avait d’autres équipes. Mais ça reste un bonheur de pouvoir recevoir une équipe comme ça.

C’est la magie de la Coupe de France…
Après, en féminines, le petit poucet qui élimine une grosse équipe, c’est jamais arrivé. Il manque de la marge, du nombre de joueuses. Il y a beaucoup de petites équipes de féminines maintenant, et les meilleures joueuses sont éparpillées.

Ne faudrait-il pas grouper les clubs, un peu à l’image des Provinces du rugby irlandais ?
C’est possible, c’est une idée à voir.

 


Photo : facebook ASPCR