Interview

Retour sur le départ de Coco Duchein

20/07/2018 à 12:58

Parti après 12 ans de bons et loyaux services avec Castanet, le coach revient sur son expérience sur le banc pour nous en exclusivité

Pourquoi ce départ de Castanet ?

La famille grandit, les enfants avec donc ça prend pas mal de temps. Après, il y a également un besoin de souffler qui s’y est mêlé pour passer à autre chose après 12 ans de coaching en sénior. Passer de la PL à la N3 en 12 ans, c’est allé très vite pour moi. J’ai un peu le sentiment d’avoir fait le tour. Après, peut-être que ce sentiment changera dans quelques mois, je ne sais pas. Mais aujourd’hui, l’idée c’est vraiment de souffler, passer à autre chose et profiter de la famille.

 

Quels souvenirs vous garderez de vos années de coaching ?

Que du positif. J’ai commencé très jeune comme entraineur-joueur à 27 ans. J’ai eu la chance d’être champion de PL, champion de PH, champion de DH. C’est ma 3ème saison en N3, où je n’avais jamais coaché. C’est une expérience forcément. Dans le club de Castanet c’est très formateur. J’étais dans un climat très serein pour travailler. C’est un club qui vaut de l’or. Ça restera un de mes meilleurs, si ce n’est le meilleur, en Sénior. J’en garde un bon souvenir, pour moi un bon coach ça connait des supers moments, mais aussi des moments difficiles, comme ces dernières saisons où on a joué le maintien. Un coach qui ne connaît que des moments positifs, pour moi ce n’est pas un coach, il faut qu’il soit un peu dans la difficulté pour l’inciter à travailler autrement.

 

Et Castanet, vous les voyez pouvoir s’élever encore ?

A oui. Je suis loin d’avoir la science infuse. Chaque coach a ses idées pour faire jouer son équipe, pour la faire défendre et attaquer. Moi j’ai mes idées, elles sont loin d’être figées mais un club comme Castanet par rapport à sa situation géographique et sa politique de club, est capable d’attirer de très bon joueurs. Je reste persuadé qu’il reste de très bonnes pages à écrire pour ce club.

 

Par rapport à votre remplaçant, qu’avez-vous à dire ?

C’est Cyrille Lacombe, mon adjoint, qui prend la relève. Ce n’est pas le genre de club à changer de coach tous les ans, donc on reste dans une continuité et c’est très bien de continuer comme ça. Il va être là pour amener son discours, sa patte. C’est très bien pour le club de pouvoir continuer avec lui car il est entier, il est humain. Il a de grandes valeurs. Je pense qu’il contribuera à connaître la réussite dans ce club.

 

Et l’idée d’un retour à la tête d’un club pour vous c’est faisable ?

Oui je pense. J’ai 40 ans, je ne fais ni parti des plus jeunes, ni des plus âgés. Ça reste une passion. Je m’y suis lancé très tôt. Après c’est vrai que ça prend énormément de temps quand vous voulez faire les choses de manière correcte parfois au détriment de la vie de famille. Après oui, il faut la bonne proposition, le club qui convient à ma philosophie. Je sais à quoi je ressemble, quels clubs pourraient potentiellement m’intéresser. Mais aujourd’hui, la réflexion n’est pas là, elle est surtout au besoin de souffler. Si j’ai d’autres propositions, j’aurais toujours le temps de les étudier.