Portrait

Qui est Sébastien Kanon, le meilleur buteur de R1 ?

10/08/2018 à 6:54

Parti de Toulouse Métropole pendant la trêve pour l'US Sainte-Marienne (R1), cet attaquant était la coqueluche des défenses adverses la saison dernières.

Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter Toulouse ?

Je dirais que c’est le défi sportif que m’a proposé le club dans lequel je vais partir. J’ai eu une proposition financière qui n’était pas négligeable… toutes les conditions étaient réunies pour rendre cette offre intéressante, même si c’était plus sympa sportivement que financièrement. Après, je vais découvrir un nouveau football, c’est un nouveau cadre de vie.

 

Quels souvenirs garderez-vous de Toulouse Métropole ?

J’en garde un très bon souvenir. Même si on a échoué dans l’objectif de montée, on a fait une bonne saison dans l’ensemble. Après, j’ai fais de très belles rencontres. J’ai trouvé ce côté humain que je cherchais dans les clubs toulousains, avec un très bon état d’esprit.

 

Passons au portrait maintenant. Pouvez-vous vous présenter ?

Je ne suis pas de Toulouse à la base, je viens de Bayonne. Je jouais à l’Aviron Bayonnais, et je suis arrivé dans la région toulousaine en 2002. Comme je ne connaissais pas la région, j’ai fais beaucoup de clubs pour trouver celui qu’il me fallait. Quand on n’est pas de Toulouse, il faut s’intégrer. Je n’ai peut-être pas fais les bons choix, j’ai plutôt suivi des conseils dans un premier temps. Ensuite dans un second temps, au fur et à mesure que j’ai commencé à jouer et à être vu, j’ai été recruté par des clubs, jusqu’à arriver aux Toulouse Fontaines. Mais avant cela, j’ai souvent été recruté pour jouer des seconds rôles, pour être remplaçant, joker.

 

Est-ce que vous voyez une différence entre le foot sur le côte Basque et à Toulouse ?

Après, ça ne je saurais pas trop le dire. J’étais jeune quand je suis arrivé, et je n’ai pas forcément été dans les clubs qu’il fallait donc la différence je ne l’ai pas forcément sentie.

 

Vous vous verriez finir votre carrière sur le Pays Basque ?

Non ce n’est pas du tout d’actualité pour moi. Je suis dans une marge de progression, j’ai retrouvé la confiance des entraîneurs. Moi je suis un compétiteur, j’ai toujours envie de jouer au plus haut niveau possible et de montrer ce que je vaux, d’où ce nouveau challenge.

 

Aller dans cette nouvelle équipe, qu’est-ce que ça va vous apporter ?

Une autre vision du football, je pense que ça ne doit pas être la même qu’ici. C’est un niveau au-dessus je pense, et ça équivaut au niveau que je cherchais. Le projet m’a plu.

 

A quoi se résume le foot pour vous ?

C’est avant tout une passion. J’ai toujours voulu en faire mon métier, après je n’ai peut-être pas fait les bons choix aux bons moments. Après, je pense que dans le foot, il faut savoir donner sa chance à certaines personnes qui ne viennent pas forcément du centre de formation. Ils peuvent avoir autant de qualité et d’envie voir plus que ceux qui viennent de leurs centres de formation. Dans la région toulousaine, c’est assez fermé de ce côté-là.

 

Il faudrait quoi pour ouvrir un peu cette voie ?

Il faut faire confiance à certains joueurs et ne pas hésiter à les essayer, quitte à se tromper une ou deux fois. Quand j’étais aux Fontaines, en DH, j’étais souvent remplaçant. On va dire que j’ai arrêté le foot. Du coup je me suis relancé à Escalquens, au plus bas niveau il y a 3 ans. J’ai trouvé un club vraiment familial avec des valeurs humaines, pour moi c’est le plus important. C’est de là que j’ai repris goût au foot. De là, je suis allé à Revel en janvier 2017, et après j’ai basculé au Toulouse Métropole.

 

Entraîner une fois les crampons raccrochés, ça vous plairait ?

Oui j’aimerais. C’est quelque chose qui me branche ouais.

 

Vous avez déjà essayé avec des jeunes par exemple ?

A Escalquens, j’avais des U9, et cette année, j’ai coaché les U15. Je connais un petit peu et c’est quelque chose d’intéressant. Après, je dirais que plus tard ça serait plutôt avec des séniors, une fois que je serais prêt.