PLMatch en retard

Trois questions à… Dominique Fleuriot (Puylévèque Prayssac)

14/04/2017 à 18:05

Seule équipe de ligue sur le pont pour ce week-end Pascal, l'Entente Puy l'Evèque Prayssac reçoit l'Elan Marivalois pour tenter de donner à sa fin de saison une dimension supérieure et se projeter déjà sur l'exercice suivant avec un coach, Dominique Fleuriot, qui s'est donné quelques semaines de réflexions avant de décider s'il continuait. Les Lotois joueront aussi et surtout pour le souvenir de Noa...

Coach, est-ce encore trop tôt pour faire un bilan ? Non, même si mathématiquement, rien n’est fait… mais il faudrait un vrai cataclysme. Dans le contexte qui était celui d’un début de saison où j’arrivais sans connaitre l’effectif, la composition assez hétérogène de cette poule de PL aura été un avantage pour nous. L’autre poule, où se situe par exemple Lalbenque, d’où je viens, étant plus homogène avec des matchs plus serrés et une hiérarchie moins établie, nous aurait posé plus de difficultés. Avec un vrai écart entre la première partie et la seconde partie, nous avons pu exister dans le haut de ce second championnat avec l’espoir de finir au milieu de tableau d’ici la fin de la saison.

Avec quels objectifs aviez-vous attaqué cette mission au PPFC ? Je suis venu à la demande de Carlos Mora dans la logique qui est la mienne aujourd’hui et qui tend à aider les clubs lotois qui ont des difficultés à pouvoir s’appuyer sur des entraîneurs diplômés, prêts à s’investir dans la formation et le passage des diplômes. Mon but est de booster un peu tout le monde, dans la façon de travailler, sans aucune notion de recrutement ou de résultats à court, même si je suis un compétiteur. Dans cette logique, il a été difficile de travailler cette saison en raison d’un effectif trop réduit en quantité et en qualité. Si certains joueurs connaissaient la PL depuis longtemps, il m’a manqué la possibilité d’effectuer des rotations sans nuire à la compétitivité de l’équipe, avec une équipe réserve qui était promue et qui a connu un début de saison difficile.

« On pensera très fort à la famille Moura »

Qu’attendez-vous de cette fin de saison ? Je leur avais dit que nous ne pourrions compenser nos lacunes qu’en travaillant, c’est ce que nous avons essayé de faire pour que cette saison de transition nous serve à préparer la prochaine.

Serez-vois encore là à la reprise estivale ? Je ne le sais pas encore. Mon activité professionnelle m’impose des déplacements importants donc pour continuer il me faudrait quelqu’un sur place pour assumer les séances d’entraînement où je ne pourrais pas être. La réforme des compétitions nous impose, si nous voulons continuer à évoluer en ligue, à finir dans les quatre-cinq premiers l’an prochain. il faut voir si l’effectif peut nous le permettre. Car il est difficile pour moi d’envisager de jongler en permanence entre les disponibilités de chacun pour former une équipe tous les week-ends. Je vais aussi avoir trois semaines de formation sur Clairefontaine pour valider mon DEF, le renforcer d’un DES. Les trois prochaines semaines devront me permettre d’affiner ma réflexion pour savoir ce que je vais faire.

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette réception de l’Elan Marivalois ce samedi ? Nous allons avant tout essayer de rendre hommage à la famille Moura qui a eu la douleur de perdre un de ses enfants. Cette famille a toujours été derrière le club et Noa (10 ans) était toujours prêt à se rendre utile, fidèle à la mentalité et aux valeurs inculquées par sa famille. On a évidemment été très touchés par ce tragique accident et on pensera très fort à eux.


Dominique Fleuriot – 54 ans – Joueur à Souillac, Gourdon, Cahors et Souillac – Entraîneur à Cahors, Lalbenque (2013-2016), Puy l’Evêque Prayssac (depuis 2016) – Diplômes : DEF (DES en cours)


Photo : le PPFC 2016-2017 (crédit : site officiel du club)