R1Interview

Arnaud Fauré (Cestas), la fin de l’histoire

12/05/2017 à 5:40

Les fins de saison, ce sont les montées, les descentes... Mais aussi les joueurs qui arrêtent leur carrière. Arnaud Fauré, gardien et capitaine de Cestas faite partie de cette promotion qui raccrochera les cramons en fin de saison. Rencontre avec lui, qui a eu la chance d'évoluer comme son club, passant de promotion première division district à régional 1. (par Marie-Laure Julian)

Comment s’est déroulée la rencontre à Trélissac ?

Nous avons su contrer et concrétiser très rapidement nos occasions franches avec un splendide coup franc de Valentin Laurent et un but de Brice Maso, son deuxième de la saison (enfin…ça fait cher le bu, rires) sur une offrande d’Aurélien Pouey (2-0, 25ème). Puis on a fait le dos rond jusqu’à la mi temps. Trélissac revient à 2 à 1 après la mi-temps mais Sébastien Dupuis nous délivre en marquant le troisième but… Puis nous n’avions plus qu’à gérer cet avantage. Nous avons été solides, solidaires et pragmatiques.

Qu’est ce qui vous a permis de faire la différence ?

Le schéma tactique mis en place par Laurent Abribat a été la clé de notre réussite sans aucun doute. Jeudi soir après l’entraînement , il m’a déroulé le fil du match de ce week-end avec beaucoup d’anticipation. Epatant ! Nous n’avions qu’à mettre en place les consignes du coach.

La victoire était importante car elle vous permet de n’avoir besoin que d’un point pour le maintien ?

Elle était primordiale dans l’optique du maintien chez un adversaire difficile à manœuvrer ! Ce n’était pas gagné d’avance. Donc, oui, il nous reste au moins un point à prendre sur les deux derniers matches. …donc rien n’est encore fait!

Au terme de la saison, vous raccrochez les crampons. Il était important de le faire avec le maintien ?

Il est temps pour moi de passer le témoin, de laisser grandir ceux que j’ai couvé pendant quelques années…
Il est INCONCEVABLE pour moi d’arrêter sur une descente. Je me dois, on se doit, de laisser ce si beau club qu’est le SAGC en R1, avec tous ces bénévoles qui sont une richesse inestimable !
Ce week-end un bus entier s’est déplacé avec nous à Trélissac. Je leur suis éternellement reconnaissant pour tout ce qu’ils font et pour tout ce qu’ils m’ont apporté !

Comment vivez-vous vos derniers moments au sein du groupe ?

Je vais terminer ma carrière de joueur avec mon double, mon meilleur ami Aurélien Pouey, ce qui rajoute une dimension émotionnelle supplémentaire. Je vous cache pas que c’est une sensation bizarre mais c’est une décision mûrement réfléchie. Il faut éviter de faire la saison de trop. Je veux finir la tête haute avec la sensation du devoir accompli. Je me sens fier du parcours accompli. Je me sens à jamais reconnaissant envers le SAGC qui m’ a fait grandir en tant que joueur mais aussi en tant qu’Homme. Je remercie au passage du fond du cœur James Lasserre, Franck Villalba et Laurent Abribat pour tout ce qu’ils m’ont apporté. Ce sont de grands messieurs. Merci à Claude Caillol, Hervé Leguen , Patrick Plantey, aux membres du bureau, aux bénévoles du SAGC, à Nadine, à tous ceux qui nous ont suivi pendant ces 10 années. Vous allez me manquer mais vous serez à jamais gravé dans mon cœur !

Vous arrêtez complètement le football ou allez-vous avoir un autre rôle ?

Quelqu’un que j’estime énormément est venu me porter un projet de reconversion extrêmement intéressant. C’est un honneur et une immense fierté pour moi de pouvoir travailler à ses côtés. J’en dirai plus quand le maintien sera complètement validé car peu importe ce que je ferai l’année prochaine, seul le maintien du SAG Cestas est capital et primordial !
Je profite aussi de cette interview pour remercier tous les acteurs de ce championnat de R1 qui est un beau championnat dans lequel j’ai pu faire de très belles rencontres.
Je pense à Jérémy Freitas, Grégory Lamarque, Paul Emile Delon (mon coéquipier/ ami en sélection), Jérémy Vimes, Florian Plana, Jean-Luc Gautier, Yvon Demarthon, les joueurs de l’USL… et j’en oublie très certainement…
Mais surtout merci à mes coéquipiers qui m’ont supporté pendant toutes ces années et que j’adore plus que tout ! Ce sont ma deuxième famille. Et enfin merci à la femme de ma vie, Stéphanie, qui m’a permis de vivre ma passion du foot à fond en étant toujours un soutien inconditionnel ! Je mesure ma chance chaque jour.
Et un énorme bisou à mes deux anges, Romane et Robin ! Ainsi qu’un regard vers le ciel, vers mon Papa qui aurait été sans doute fier de tout le parcours effectué (de la promotion de D1 à la R1) par son fils… Tu me manques Papa !